Une blessure au genou de la pire espèce pour Mahmoud Kahraba
17 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Masr El Makasa perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Notes des joueurs05/10/2026
Ibrahim El Asyuti, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.74
Une note de 7.74 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
4 victoires d’affilée changent l’échauffement des adversaires : plus silencieux, plus de regards en coin. Les séries s’arrêtent, tout le monde le sait — mais personne dans ce vestiaire ne le prévoit.
« Je regarde tous les matchs de Masr El Makasa d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Police Union suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Emad Hegazi et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Cela leur arrive à tous et cela reste le paragraphe le plus difficile qu'un journal local ait à écrire. 37 ans, 3 points en dessous de ce qu'il était, et un corps qui a commencé à percevoir des intérêts sur une carrière.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Abdelrahman Mano figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
Mahmoud Kahraba touché aux ligaments du genou — 24 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 24 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Quatre-vingt-dix minutes de presque rien, puis tout d'un coup. Le but est tombé à la 86e, et Al Gaish a passé le reste du match à discuter avec l'arbitre plutôt qu'à courir après le ballon.
Dribbles réussis : 24. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Abdelrahman Mano a 18 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Muritala Ibrahim, et l’entraîneur a laissé faire.
Shikabala El Shenawy était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Effectif28/09/2026
9 nouveaux visages, et le Masr El Makasa apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Mahmoud Kahraba touché aux ligaments du genou — 31 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 31 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
2 buts de retard et aucune issue, jusqu'à ce que Emad Hegazi en décide autrement. El Dakhleya avait fait le plus dur avant de le voir se défaire, et le bruit au coup de sifflet final était de ceux qu'un stade garde.
Le plus dur, à 18 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Abdelrahman Mano n'en avait pas besoin : 8.01, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
À 18 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
En bref
Notes des joueursEmad Soliman au sommet de la note
38 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Masr El Makasa perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Masr El Makasa a demandé et Haras El Hodoud a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Abdelrahman Mano et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Un 1‑1 face à Zamalek laisse le vestiaire entre soulagement et regret.
Le banc14/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Fathy Soliman ne le cachait pas après 1‑1, et personne dans le vestiaire de Masr El Makasa non plus.
Effectif14/09/2026
Des mots à l'entraînement du Masr El Makasa sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Mostafa El Mohamady en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.