Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Daniel Martinez s’en est chargé contre Deportivo Lara. 1‑0 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Atletico Venezuela.
Le panneau était levé, les protestations avaient commencé, et le ballon a fini au fond à la 122e minute. Deportivo Lara rejouera chaque seconde du temps additionnel pendant une semaine.
Les débuts se survivent, ils ne se savourent pas. Celui-ci s'est savouré : 7.20, 0 buts, et un entraîneur à qui l'on demande déjà s'il sera titulaire la semaine prochaine.
On a compté 7 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Dribbles réussis : 29. Il y avait toujours un défenseur devant lui, et il n'y a jamais eu de défenseur devant lui bien longtemps.
Notes des joueurs01/03/2027
Aucune trace de nervosité chez Diego Murillo à 20 ans — 7.83
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Diego Murillo n'en avait pas besoin : 7.83, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Roberto Ferraresi et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Atletico Venezuela des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif15/02/2027
Des mots à l'entraînement du Atletico Venezuela sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Roberto Ferraresi en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Llaneros a fait suer Atletico Venezuela, mais le tableau d'affichage indiquait 1‑0 à la fin, et le classement ne demande jamais comment.
Le banc15/02/2027
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Salomon Rincon
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
Noté 7.48 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à Atletico Venezuela, le meilleur homme du terrain était le leur.
Le banc15/02/2027
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Junior Moreno, sur une victoire 1‑0 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Ángel González et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Daniel Gonzalez, et l’entraîneur a laissé faire.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Richard Prieto était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Effectif08/02/2027
Salomon Rincon est le meilleur jeune du mois dans la division
À 20 ans, il a passé un mois à être meilleur que tous ceux de son âge dans le championnat, ce qui est autre chose et plus dur qu'un bon après-midi. Le Atletico Venezuela s'efforcera de ne pas trop en faire.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 1‑3, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
5 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
En bref
Le bancFernando Murillo écarté après une série de mauvaises prestations
Dribbles réussis : 38. Chaque fois qu'il touchait le ballon, quelqu'un devait choisir, et chaque fois le choix était mauvais.
Notes des joueurs01/02/2027
Aucune trace de nervosité chez Salomon Rincon à 20 ans — 7.92
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Salomon Rincon n'en avait pas besoin : 7.92, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Ángel González et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 1‑0, Junior Moreno pouvait se permettre d'être généreux.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Rafael Arace y figure.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Atletico Venezuela, et elle ne sera pas retirée.
Notes des joueurs25/01/2027
Aucune trace de nervosité chez Salomon Rincon à 20 ans — 7.82
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Salomon Rincon n'en avait pas besoin : 7.82, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Atletico Venezuela s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
4 garçons montent, et quelque part dans le bâtiment ceux qui les entraînaient à douze ans vivent en silence la meilleure matinée de leur année de travail. Rien de tout cela n'apparaît dans un résultat, et c'est pour cela que le centre existe.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Sergio Castillo est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Andres Murillo a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
19 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Atletico Venezuela perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Carlos Arango, et cette fois c’est Caracas au bout du fil. Atletico Venezuela écoute poliment et ne promet rien.
Roberto Ferraresi et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Cibles du mercato11/01/2027
Le mercato se referme sur le transfert de Dipson Meza
Atletico Venezuela a manqué de temps avec Mineros de Guayana. Le dossier était encore ouvert quand la date limite est passée, et un transfert presque bouclé est devenu un transfert qui n'a jamais eu lieu.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Daniel Martinez et Atletico Venezuela s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
5 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Atletico Venezuela, et elle ne sera pas retirée.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Salomon Rincon et Atletico Venezuela s’accordent pour 5 années de plus.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Atletico Venezuela des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Atletico Venezuela a demandé et Carabobo a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Effectif28/12/2026
Des mots à l'entraînement du Atletico Venezuela sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Fernando Murillo en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Une demande de prêt adressée à River Plate : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Gabriel Osorio touché aux ligaments du genou — 28 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 28 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Ce n'est ni un grief ni une exigence : il veut jouer le football continental, et il a cessé de le cacher. Que Atletico Venezuela puisse le lui offrir est une question sur le club, pas sur lui.
Roberto Ferraresi était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
En bref
Le bancRichard Gonzalez est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Gabriel Osorio touché aux ligaments du genou — 58 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 58 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Rubert Quijada et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
14 jours, dit l’examen — et les examens sont plus cléments que la réalité. Les matchs de cette période viennent de devenir le travail de quelqu’un d’autre.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Daniel Gonzalez en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
74 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Atletico Venezuela perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Atletico Venezuela, et elle ne sera pas retirée.
Salomon Rincon et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Gabriel Osorio touché aux ligaments du genou — 89 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 89 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Atletico Venezuela, et elle ne sera pas retirée.
C'est l'ambition la plus légitime du sport et la plus difficile à satisfaire pour la plupart des clubs. Carlos Arango veut du football continental ; savoir si le Atletico Venezuela peut le fournir est une question sur les deux prochaines saisons, pas sur lui.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Fernando Murillo et Atletico Venezuela s’accordent pour 1 années de plus.
Junior Otero et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Gabriel Osorio
97 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Atletico Venezuela perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Salomon Rincon était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Effectif28/09/2026
Des mots à l'entraînement du Atletico Venezuela sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Fernando Murillo en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Carlos Arango y figure.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Rafael Arace ne s'éteignent pas
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Atletico Venezuela peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Salomon Rincon et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif21/09/2026
David Moreno s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Le banc21/09/2026
Rafael Martinez est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Atletico Venezuela ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Atletico Venezuela, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Cristian Osorio
14 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Atletico Venezuela perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Roberto Ferraresi était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Richard Soteldo en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Diego Murillo figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Richard Gonzalez y figure.
Cristian Osorio touché aux ligaments du genou — 21 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 21 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
L'offre était très loin du compte et Atletico Venezuela n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Effectif31/08/2026
David Moreno s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Carlos Arango y figure.
Le temps d'un week-end, à 19 ans, aucun joueur de son âge dans la division n'a fait mieux. Ce n'est pas une fondation pour une carrière, et pourtant chacun s'en sert comme telle sans le dire.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Rafael Arace ne s'éteignent pas
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Salomon Rincon s’en est chargé contre Deportivo Tachira. 1‑0 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Atletico Venezuela.
28 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Atletico Venezuela perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Match19/08/2026
Salomon Rincon l'emporte alors que l'arbitre aurait dû siffler
91e minute. Salomon Rincon a trouvé la finition dans un temps qui n'existait qu'à cause des arrêts précédents, et Deportivo Tachira est passé du point à rien en un seul mouvement.
L'offre était très loin du compte et Atletico Venezuela n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Daniel Martinez ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
Notes des joueurs24/08/2026
Aucune trace de nervosité chez Salomon Rincon à 19 ans — 7.65
Le plus dur, à 19 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Salomon Rincon n'en avait pas besoin : 7.65, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Effectif24/08/2026
Des mots à l'entraînement du Atletico Venezuela sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Roberto Ferraresi en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Il a 19 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Cristian Osorio
43 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Atletico Venezuela perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Notes des joueurs10/08/2026
Salomon Rincon, 19 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.20
Une note de 8.20 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 19 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Salomon Rincon était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Diego Murillo était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
88e minute, contre Aragua, et un but qui a eu le goût d'une victoire pour tous ceux qui étaient restés. C'était un nul. Personne, en sortant du stade, ne le décrira ainsi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Richard Gonzalez, et l’entraîneur a laissé faire.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Atletico Venezuela, une semaine de plus sans la signature de Ayrton Páez.
1 au tableau d'affichage pour sa première apparition et une note de 7.81 à côté. La plupart des débuts se traversent ; celui-ci s'est savouré, par lui et par tous ceux qui le regardaient.
Il restait 85 minutes et Deportivo Lara avait quasiment empoché le point. Le football lit rarement la salle, et le Atletico Venezuela ne s'est pas arrêté pour se justifier.
Effectif03/08/2026
Ayrton Páez obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Ayrton Páez vient de signer au Atletico Venezuela, et pour une fois la réponse comptait.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Atletico Venezuela, et elle ne sera pas retirée.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Atletico Venezuela des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
À 19 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.