Le nom de Nicolás Mana est apparu dans des conversations dont Sportivo Trinidense ne faisait pas partie. Rien d'officiel, rien de signé — mais rien d'accidentel non plus.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Gustavo Viera et Sportivo Trinidense s'accordent pour 2 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« On a été honnête avec moi, et je préfère savoir. » Armando Ruiz Díaz a appris qu'il n'entrait plus dans les plans de l'entraîneur de Sportivo Trinidense.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nicolás Mana, et l’entraîneur a laissé faire.
Le message s'adressait aux tribunes autant qu'au vestiaire : Néstor Camacho joue, et le débat est clos jusqu'à ce que l'entraîneur en décide autrement.
90 jours, dit l’examen — et les examens sont plus cléments que la réalité. Les matchs de cette période viennent de devenir le travail de quelqu’un d’autre.
« Jugez-moi sur lui. » Un entraîneur ne dit pas cela par accident — la pression passe des épaules de Nicolás Mana aux siennes, et tous les deux le savent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nicolás Mana, et l’entraîneur a laissé faire.
Un soutien public, et du genre qui coûte cher à un entraîneur s'il se trompe. Juan Salcedo s'est entendu dire devant tout le monde que la place était la sienne.
Il a fait toute la séance, participé à tout et terminé le sourire aux lèvres. Sportivo Trinidense ne le presseront pas, et il passera quinze jours à les presser.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Oscar Giménez, et l’entraîneur a laissé faire.
Un soutien public, et du genre qui coûte cher à un entraîneur s'il se trompe. Nicolás Mana s'est entendu dire devant tout le monde que la place était la sienne.
On a compté 11 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Jorge Marcelino s’en est chargé contre Olimpia. 1‑0 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Sportivo Trinidense.
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Fernando Romero s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
D'une séance de tirs au but on ne retient que la fin, et celle-ci se termine avec Víctor Samudio : 3 tentatives repoussées, et des supporters qui raconteront chacune d'elles pendant les vingt prochaines années.
Une victoire 1‑1 contre Libertad, une place au tour suivant, et le petit calcul silencieux que fait chaque supporter sur le chemin du retour : combien encore avant une finale ?
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Oscar Giménez, et l’entraîneur a laissé faire.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Sportivo Trinidense, une semaine de plus sans la signature de Luis de la Cruz.
Toujours aucune offre sur la table, et le contrat de Nicolás Mana continue de rétrécir. Dans la langue des bureaux, un silence aussi long cesse d’être un oubli et commence à être une réponse.