On a compté 9 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Une victoire 3‑1 contre Viktoria Plzen, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Il l'a appris comme les autres, une heure avant, sur une feuille punaisée au mur. Personne à Utrecht n'a prétendu qu'il s'agissait d'autre chose que d'une décision le concernant.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Rafik el Arguioui, et l’entraîneur a laissé faire.
En bref
EffectifGjivai Zechiël frappe à la porte de l’entraîneur
Les tribunesLa lumière se fait plus dure sur Siebe Horemans
Une victoire 3‑4 contre Willem II, une place au tour suivant, et le petit calcul silencieux que fait chaque supporter sur le chemin du retour : combien encore avant une finale ?
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Utrecht n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Battu 4 fois, avec 3 arrêts pour seule consolation. Un gardien traîne ces scores dans ses statistiques quels qu'en soient les vrais responsables : c'est l'injustice discrète du poste.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 6 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Chasuble d’échauffement, quatre-vingt-dix minutes à regarder, et une poignée de main finale qui n’a trompé personne. Les grands matchs disent à qui l’entraîneur fait confiance ; celui-ci l’a dit à Yoann Cathline.
On a compté 6 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Utrecht, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Quoi qu’il se soit dit derrière cette porte, cela a marché : le pressing est revenu, les disputes ont cessé, et le poste de l’entraîneur se défend dans la seule langue qui compte.
En bref
Les tribunesLa presse a trouvé son homme en Yoann Cathline
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Kevin Gadellaa, et cette fois c’est ADO Den Haag au bout du fil. Utrecht écoute poliment et ne promet rien.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Zidane Iqbal a sa réponse de Utrecht ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Toujours aucune offre sur la table, et le contrat de Siebe Horemans continue de rétrécir. Dans la langue des bureaux, un silence aussi long cesse d’être un oubli et commence à être une réponse.