La direction a dit en public ce qu'elle disait déjà en privé. Les résultats d'ici au prochain conseil trancheront, et dans le club tout le monde sait compter.
La version officielle sera qu'elle était de routine. Elle ne l'était pas, le calendrier le dit, et chacun dans cette pièce sait ce que coûtera le prochain mauvais résultat.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Kevin Ferreyra et Ayacucho s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Jean Pierre Archimbaud et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Un accord qui n'était plus qu'à un coup de fil à midi était mort à minuit. Ayacucho réessaiera à l'ouverture du prochain mercato ; Sporting Cristal ne sera peut-être plus vendeur d'ici là.
Effectif08/01/2029
Kevin Ferreyra s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Tout effectif compte des hommes qu'un entraîneur précis a fait venir et des hommes dont on a simplement hérité. Marcos Iglesias appartient au premier groupe, et celui qui le voulait ici n'est plus dans les murs.
Mallorca voudra vite oublier celui-là : 3‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. Racing Santander a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
10 points et un calendrier qui s'épuise. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ne sont plus clémentes.
Effectif03/01/2028
Jokin Ezkieta a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 8 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Racing Santander, et elle ne sera pas retirée.
Iván Martín et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Sevilla garde son homme, et Racing Santander retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
En bref
Notes des joueursQuatre-vingt-dix minutes de Aaron Connolly à son sommet
Simon Eriksson touché aux ligaments du genou — 17 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 17 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
$20.5M sur la table chez Leyton Orient. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Racing Santander s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Simon Eriksson ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
Il existe de chaque carrière une version où le joueur finit là où il a choisi plutôt que là où on l'a choisi. Yassine Khalifi vit cette version au Racing Santander, et cela se voit généralement dès le premier mois.
Première défaite en 11 matchs. L'entraîneur dira qu'elle devait arriver ; le vestiaire dira qu'elle n'avait pas à arriver contre Mallorca ; les supporters diront les deux, dans cet ordre, toute la semaine.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à AGF ne le dit, et personne à Racing Santander n'apprécie de devoir deviner.
Iván Martín et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 23 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
On a compté 7 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Racing Santander n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Agustín Amicone vient de signer au Racing Santander, et pour une fois la réponse comptait.
Íñigo Vicente était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
4 matchs sans défaite, et puis Málaga. Personne au stade ne faisait semblant de croire que cela durerait toujours ; personne ne s'attendait non plus à ce que cela s'arrête ici.
Le banc15/03/2027
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Gabriel Domínguez a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Dribbles réussis : 15. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.