Il l'a appris comme les autres, une heure avant, sur une feuille punaisée au mur. Personne à Stjarnan n'a prétendu qu'il s'agissait d'autre chose que d'une décision le concernant.
Une faute de main en défense n'est qu'un instant ; la même dans les buts est un but encaissé. Ólafur Kristófer Helgason le sait, le public l'a compris aussitôt, et il n'y avait personne derrière lui pour en faire autre chose.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
3 victoires d'affilée désormais, et la question n'est plus de savoir si la série s'arrêtera mais qui l'arrêtera. Une telle confiance ne s'achète pas ; elle se gagne exactement comme cela.
Une victoire 2-0 contre Fylkir, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Stjarnan, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« Je saurai quand ce sera le moment. Ce n’est pas encore le cas. » Andri Rúnar Bjarnason a 36 ans et 11 matchs derrière lui ; Stjarnan devra préparer les deux réponses.
6 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Stjarnan va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 6 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.