Une blessure au genou de la pire espèce pour Iván Rojas
76 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Aguilas Doradas perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Andrés Carreño, et cette fois c’est Leixões au bout du fil. Aguilas Doradas écoute poliment et ne promet rien.
Duván Mósquera était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Róyner Benítez était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
12 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Wilmar Lopez après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 8 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Andrés Carreño ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Luis Restrepo est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Gustavo Giraldo est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Oscar Montero est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Noté 8.67 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Notes des joueurs10/08/2026
Quatre-vingt-dix minutes de Iván Rojas à son sommet
Noté 8.20. Il existe des carrières entières sans un seul après-midi pareil, et il vient d'en vivre un devant tout le Aguilas Doradas.
Fabián Suárez Chalares était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
En bref
EffectifDes mots à l'entraînement du Aguilas Doradas sur qui travaille vraiment
3‑0, et Jorge Rivaldo s’est offert les gros titres un après-midi où tout a réussi à Aguilas Doradas. Ces journées-là se racontent tout l’hiver.
Notes des joueurs03/08/2026
Doublé, et l'après-midi appartient à Jorge Rivaldo — 9.49
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Jorge Rivaldo l'a provoqué, et le 9.49 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
L’offre de Neftekhimik pour Andrés Carreño a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
C'est l'ambition la plus légitime du sport et la plus difficile à satisfaire pour la plupart des clubs. Diego Hernández veut du football continental ; savoir si le Aguilas Doradas peut le fournir est une question sur les deux prochaines saisons, pas sur lui.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Jorge Soto et Aguilas Doradas s'accordent pour 2 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Il a 22 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Aguilas Doradas, une semaine de plus sans la signature de Jorge Soto.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Aguilas Doradas des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.