39 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. ASA Târgu Mureș perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Un os, la seule blessure livrée avec un calendrier. ASA Târgu Mureș annoncera une date de retour et, chose rare dans ce métier, aura probablement raison.
Un nom de plus sur la liste : Zorya a posé la question que tout le football se pose au sujet de Lisandru Olmeta. La réponse de ASA Târgu Mureș n’a pas changé — pour l’instant.
Robert Filip et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.75 sur la feuille, et le public du ASA Târgu Mureș est rentré avec un seul nom en tête.
« Je ne suis pas venu ici pour m'échauffer devant les gens. » Son contrat finira bien, il sait compter les semaines, et le ASA Târgu Mureș devra lui donner une raison de rester ou une porte.
Ciprian Biceanu touché aux ligaments du genou — 46 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 46 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Brutal, sans ambiguïté et, malgré l'horreur de l'instant, généralement moins déterminant pour une carrière que le ligament que tout le monde redoute davantage. 108 jours, un calendrier net et une date de retour sur laquelle on peut réellement planifier.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Les occasions se créent et quelque chose se produit entre la création et la finition. 3 matchs désormais, et l'inquiétude dans le stade arrive un peu plus tôt chaque semaine.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Effectif08/02/2027
Vlad Bogdan s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Ciprian Biceanu touché aux ligaments du genou — 79 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 79 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Un os, la seule blessure livrée avec un calendrier. ASA Târgu Mureș annoncera une date de retour et, chose rare dans ce métier, aura probablement raison.
Position 20 et 22 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Valentin Creţu était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Ştefan Senciuc a 19 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
Noté 7.26 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à ASA Târgu Mureș, le meilleur homme du terrain était le leur.
Le banc11/01/2027
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Cosmin Maxim a choisi la version du verre à moitié plein de ce 0‑0 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
10 matchs sans victoire, c'est le genre de série qui change la façon dont une ville parle de son club, et CSM Reșița fut l'après-midi où elle s'est arrêtée. Un résultat ne répare rien, et un seul suffit pour que tout paraisse différent.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ASA Târgu Mureș des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
À 21 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Robert Filip. 1‑0 contre CSM Reșița, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Noté 7.75 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à ASA Târgu Mureș, le meilleur homme du terrain était le leur.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Vlad Bogdan était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ASA Târgu Mureș des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif16/11/2026
Sámuel Major s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Serges Ekollo, et l’entraîneur a laissé faire.
Bogdan Vătăjelu a 33 ans et n'a plus rien à prouver. Il lui reste le placement, le sens du tempo et ce qu'on dit à la mi-temps, et rien de tout cela n'apparaît sur un relevé physique.
Le banc16/11/2026
Raul Rotund est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au ASA Târgu Mureș ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre FC Bihor Oradea avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
Valentin Creţu a fait le calcul et n'aime pas le résultat. Rien ne ronge un groupe plus vite, et aucun club n'a jamais réglé cela en expliquant la grille des salaires à un footballeur.
7 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Direction02/11/2026
Ordre venu d'en haut au ASA Târgu Mureș : quelqu'un doit partir
Les bilans ne s'intéressent ni à la forme ni à celui autour de qui l'entraîneur comptait bâtir. Le conseil a décidé qu'une vente s'imposait, et il ne reste qu'à savoir quel nom la portera.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Ovidiu Horşia sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à ASA Târgu Mureș les adieux ont discrètement commencé.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ASA Târgu Mureș des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il existe un seuil au-delà duquel une masse salariale cesse d'être ambitieuse et devient la raison pour laquelle plus rien n'est possible ; ce club l'a atteint. Il ne reste rien pour un transfert, pour une tribune ou pour un après-midi de pluie.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
La rétrogradation qu'un club n'annonce jamais et qu'un vestiaire remarque toujours. Ciprian Biceanu est plus loin de l'équipe qu'il ne l'était, et la raison ne lui sera donnée que s'il la demande.
6 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Cristian Ignat et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
13 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
Le banc26/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Cosmin Maxim a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Effectif26/10/2026
Des mots à l'entraînement du ASA Târgu Mureș sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Vlad Bogdan en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Ciprian Biceanu s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
FCSB a conclu sur un 1‑2. La saison se réduit au championnat, et le stade l'avait compris bien avant le coup de sifflet final.
Notes des joueurs19/10/2026
Aucune trace de nervosité chez Raul Rotund à 20 ans — 7.73
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Raul Rotund n'en avait pas besoin : 7.73, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à ASA Târgu Mureș va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ASA Târgu Mureș des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Les clubs promettent en permanence et le journal ne l'apprend d'ordinaire que lorsqu'ils manquent à leur parole. Celle-ci a été tenue, et le vestiaire l'a remarqué plus vite que n'importe quel supporter.
Effectif19/10/2026
Des mots à l'entraînement du ASA Târgu Mureș sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Serges Ekollo en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Cosmin Maxim après le nul 0‑0, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ASA Târgu Mureș des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑1, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Face à cet adversaire, l'entraîneur voulait un autre profil : une raison purement footballistique, et qui ne console personne. Aucune faute à lui reprocher, et pas une minute de jeu.
« Je ne demande à personne d'être meilleur qu'il n'est. Je demande à chacun d'être aussi bon qu'il l'est, chaque semaine. » Dit à voix haute, devant tout le monde, et le vestiaire de ASA Târgu Mureș n'était plus le même ensuite.
Il a 20 ans, il est titulaire parce qu'il le mérite, et quelqu'un d'autre le regarde faire. Une place à ASA Târgu Mureș se prend sans bruit et se perd dans le vacarme, et celle-ci vient d'être prise.