Ce n'est plus une ambiance dans les tribunes mais quelque chose d'organisé. Une direction peut ignorer longtemps une mauvaise atmosphère ; elle ne peut pas ignorer ce stade-là très longtemps.
15e place, 4 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
Notes des joueurs14/06/2027
Caio Jerônimo, 20 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.63
Une note de 7.63 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 20 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Porto Velho peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Porto Velho des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Yuri a 23 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. João Lima est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Direction14/06/2027
Les salaires engloutissent 122% des recettes de Porto Velho
Un club verse à ses joueurs la plus grande part de ce qu'il gagne ; c'est la règle. Leur verser presque tout est un pari, et l'histoire du football ne connaît qu'une seule façon dont il se termine.
Les supporters s'organisent contre la direction de Porto Velho
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Porto Velho des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Dribbles réussis : 16. Il y avait toujours un défenseur devant lui, et il n'y a jamais eu de défenseur devant lui bien longtemps.
Direction17/05/2027
À Porto Velho, 99% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 0‑1, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Christopher Ojeda et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Yuri a 23 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Porto Velho a fait le plus dur avec Sport Recife, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Christopher Ojeda était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Guilherme Figueiredo a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Les recrues arrivent avec une image du club en tête, et celle de celui-ci était plus grande que le bâtiment. Il jouera bien et il partira, dans cet ordre, et tout le monde le sait.
Une demande de prêt adressée à Atlético Mineiro : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
« La signature la plus facile de ma carrière. » João Victor et Porto Velho s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Il a 14 ans, et personne à Porto Velho ne l'a signé pour cette saison. Ces opérations se jugent dans quatre ans, par des gens qui ne seront peut-être plus là.
Aucune trace de nervosité chez Caio Jerônimo à 19 ans — 7.60
Le plus dur, à 19 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Caio Jerônimo n'en avait pas besoin : 7.60, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Christopher Ojeda et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Match21/11/2026
Un point pour Porto Velho dans les tout derniers instants
87e minute, contre Mixto, et un but qui a eu le goût d'une victoire pour tous ceux qui étaient restés. C'était un nul. Personne, en sortant du stade, ne le décrira ainsi.
14 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
En bref
Le bancVu du banc
Le bancCraque écarté après une série de mauvaises prestations
Daelson était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 38 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour Porto Velho est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Éder Araujo après 0‑1, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au Porto Velho n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
Il existe un niveau où un footballeur cesse d'être mis à l'épreuve et se retrouve simplement contenu ; il l'a atteint depuis un moment. Le Porto Velho le sait, et tous ceux qui le regardent aussi.
9 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Porto Velho va devoir aller chercher un résultat quelque part.
0‑3 pour Goianésia, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Porto Velho des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Filipe Silva, et l’entraîneur a laissé faire.
Effectif28/09/2026
Des mots à l'entraînement du Porto Velho sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Alejandro Hales en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
L'entraîneur les a retenus et a dit ce qu'il avait à dire. Une réponse est attendue samedi ; à défaut, les questions monteront d'un étage.
Effectif28/09/2026
11 nouveaux visages, et le Porto Velho apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
0‑4 pour Ceilândia, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Porto Velho va devoir aller chercher un résultat quelque part.
6 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Porto Velho ne peut dire quelle semaine.
Ramom et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Éder Araujo après 0‑4, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
À venir14/09/2026
Porto Velho défie l'équipe que tout le monde poursuit
Boavista se présente en leader. Une équipe de tête se fait battre à peu près une fois par mois, et le club qui s'en charge s'offre une semaine dont il se souvient toute l'année.
5 arrêts ne tranchent pas le débat sur la faute de qui c'était, et le débat durera toute la semaine. Les gardiens portent ces scores-là, quel qu'en soit le responsable.
En bref
Le bancL'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Turbo
Ramom était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Le système a changé et son poste, non. Un footballeur peut améliorer sa forme ; il ne peut pas améliorer le dispositif de l'entraîneur, et c'est là tout le problème.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Porto Velho, une semaine de plus sans la signature de Filipe Silva.
Il a signé en s'attendant à une scène plus grande que celle qu'il a trouvée. Cela n'a pas pris longtemps, et le vestiaire n'a pas mis longtemps à le remarquer non plus.
Un bout d'étoffe qui ne pèse rien sur le terrain et qui indique au vestiaire quel avis compte. L'entraîneur vient de faire une déclaration sans prononcer un mot.
Un nouveau visage à son poste et un maillot qu'il croyait à lui soudain remis en discussion. Porto Velho n'a rien promis, ce que les clubs promettent à ce stade.
En bref
MercatoPorto Velho fait ses courses là où c’est gratuit