52 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Bellinzona perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Mayka Okuka était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Une demande de prêt adressée à Casarano : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Vasilije Janjičić touché aux ligaments du genou — 59 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 59 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Bellinzona n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
25 points au compteur et une place dans le groupe de tête. Personne au stade ne prononce encore le mot à voix haute.
Mercato18/01/2027
Comme s’il n’était jamais parti : Hugo Lamy revient
Certains transferts demandent une campagne de presse. Celui-ci demandait un maillot avec l’ancien numéro. Hugo Lamy est de nouveau un joueur de Bellinzona, et la ville tient son histoire de l’été.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Bellinzona des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
L'approche a été faite et la réponse est revenue en une phrase. Il n'y a aucun chiffre sur la table parce qu'aucun chiffre n'aurait suffi.
Effectif18/01/2027
Des mots à l'entraînement du Bellinzona sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Marcel Mehlem en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Hugo Lamy et Bellinzona s’accordent pour 4 années de plus.
Une demande de prêt adressée à Gubbio : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
En bref
Le bancDubán Ayala se fait reprendre par l'entraîneur
Vasilije Janjičić touché aux ligaments du genou — 96 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 96 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Jonatan Mayorga, et l’entraîneur a laissé faire.
« Je ne suis pas venu ici pour m'échauffer devant les gens. » Son contrat finira bien, il sait compter les semaines, et le Bellinzona devra lui donner une raison de rester ou une porte.
Vasilije Janjičić touché aux ligaments du genou — 114 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 114 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
12 matchs sans défaite désormais. Certains ont été gagnés, d’autres survécus, mais une habitude se forme — et les habitudes sont ce qu’il y a de plus dur à affronter au football.
Nicolas Nkoulou et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Dribbles réussis : 20. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Direction30/11/2026
À Bellinzona, 107% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
5 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 1‑1, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Effectif30/11/2026
Des mots à l'entraînement du Bellinzona sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Lendrit Shala en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
En bref
Le bancAlberto Trapero écarté après une série de mauvaises prestations
Vasilije Janjičić touché aux ligaments du genou — 121 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 121 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
2e place et 23 points au compteur. Personne dans le stade ne prononce encore le mot, et tout le stade y pense.
Notes des joueurs23/11/2026
Facinet Conté, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 9.36
Une note de 9.36 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
La série d'invincibilité atteint 11. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
Nicolas Nkoulou et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a 23 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
2 buts avant que le stade ait fini d'arriver. Rapperswil-Jona a passé le reste de l'après-midi à jouer un match déjà décidé, et tout le monde dans l'enceinte le savait.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Marco Medel
141 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Bellinzona perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
4‑1, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
« On m'a dit quel serait mon rôle et j'ai signé pour ça. Rien n'est venu. » Un grief avec une date précise est le plus difficile à solder.
Notes des joueurs19/10/2026
Aucune trace de nervosité chez Facinet Conté à 21 ans — 8.13
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Facinet Conté n'en avait pas besoin : 8.13, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Francesco Lentini a 20 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
Être difficile à battre n'est pas gagner, mais 7 matches sans défaite constituent une base que Bellinzona n'avait pas à l'automne.
Effectif19/10/2026
Simon Caillet obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Simon Caillet vient de signer au Bellinzona, et pour une fois la réponse comptait.
À 23 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Effectif19/10/2026
Des mots à l'entraînement du Bellinzona sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Marcel Mehlem en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
148 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Bellinzona perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
À 21 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Bellinzona des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 37 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour Bellinzona est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
Diego Cerón arrive à 35 ans sans plus rien à prouver et beaucoup à transmettre. Les jambes sont la monnaie des jeunes ; savoir où se placer ne vieillit jamais.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Momodou Jaiteh : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Bellinzona qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Le banc21/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Silvan Steffen ne le cachait pas après 0‑0, et personne dans le vestiaire de Bellinzona non plus.
Le banc21/09/2026
Quelqu'un d'autre est meilleur que Momodou Jaiteh en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
Quelqu'un a regardé tous les matchs de la division ce week-end et a décidé qu'il était ce qu'il y avait de mieux dans n'importe lequel d'entre eux. Un petit honneur, et la plupart des carrières se terminent sans.
Quatre-vingt-dix minutes, deux gardiens aux gants immaculés, et pas une frappe digne d'être conservée. Étoile Carouge sera le plus heureux des deux avec ce point.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Francesco Lentini : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Bellinzona qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Bellinzona n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Cela durait depuis 5 matchs. Les joueurs n'ont pas célébré comme des hommes qui viennent de gagner un match ; ils ont célébré comme des hommes qu'on vient de libérer de quelque chose.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Francesco Lentini était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Noté 7.73 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à Bellinzona, le meilleur homme du terrain était le leur.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 1‑0, Silvan Steffen pouvait se permettre d'être généreux.
Dribbles réussis : 14. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
En bref
Le bancMomodou Jaiteh écarté après une série de mauvaises prestations
Chaque footballeur a une réponse à la question sur le club de son enfance, et la plupart n'ont jamais l'occasion d'agir en conséquence. Momodou Jaiteh l'a eue, à Bellinzona, et le premier mois montrera ce que cela fait à un homme.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Bellinzona des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Djibril Sommer a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Djibril Zakaria est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Denis Embolo est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Steven Aebischer est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
11 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.