Araujo et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif16/11/2026
Ante Bekavac s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Araujo s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Hlib Savchuk : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Kryvbas qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Les chiffres ne restent pas secrets dans un vestiaire et ne l'ont jamais été. Il ne demande pas plus que sa valeur : il demande pourquoi celui d'à côté vaut davantage, et au Kryvbas c'est la question la plus difficile.
Une victoire 2‑1 contre Karpaty, une place au tour suivant, et le petit calcul silencieux que fait chaque supporter sur le chemin du retour : combien encore avant une finale ?
Position 14 et 8 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 7 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Notes des joueurs09/11/2026
Aucune trace de nervosité chez Sami Adam à 21 ans — 8.14
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Sami Adam n'en avait pas besoin : 8.14, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Yvan Dibango était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Effectif09/11/2026
Des mots à l'entraînement du Kryvbas sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Vladyslav Kalitvintsev en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
C'est le problème de vestiaire le plus discret et le plus durable, parce que personne n'a rien fait de sanctionnable. 2 joueurs restent en dehors des 3 groupes, et c'est en général le détail qui compte.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
D'une séance de tirs au but on ne retient que la fin, et celle-ci se termine avec Bohdan Khoma : 2 tentatives repoussées, et des supporters qui raconteront chacune d'elles pendant les vingt prochaines années.
Une victoire 3‑3 contre Livyi Bereh, une place au tour suivant, et le petit calcul silencieux que fait chaque supporter sur le chemin du retour : combien encore avant une finale ?
2 buts d'avance, puis l'abandon lent de tout ce qui avait été gagné. Nazar Popov ne sera pas le coupable désigné, mais personne au Kryvbas n'échappe à la conversation qui suit un effondrement pareil.
Notes des joueurs31/08/2026
Doublé, et l'après-midi appartient à Nazar Popov — 8.51
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Nazar Popov l'a provoqué, et le 8.51 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
6 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Deux buts portaient son nom quelque part, et c'est exactement l'après-midi qu'un entraîneur attend de quelqu'un à qui il demande de créer et de finir. 6.21 et 3 implications.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Nyíregyháza le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Effectif31/08/2026
Des mots à l'entraînement du Kryvbas sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Vladyslav Kalitvintsev en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.