66 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Paradou perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Paradou ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Une moyenne de 7.20 à un âge où la plupart de sa génération joue encore chez les jeunes. Paradou sait ce qu'il tient, et à présent tout le monde le sait aussi.
Toufik Moussaoui et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Toufik Moussaoui, et l’entraîneur a laissé faire.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Salah Eddine Zaoui et Paradou s’accordent pour 4 années de plus.
Le conseil a répondu par de l'argent plutôt que par des encouragements, la seule réponse qu'un entraîneur attende jamais. Bien le dépenser est désormais son affaire à lui seul.
« Je regarde tous les matchs de Paradou d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à CR Belouizdad suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
En bref
Le bancAdel Bouzida frappe à la porte de l'entraîneur
95 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Paradou perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Notes des joueurs05/04/2027
Ben Ahmed Kohili, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.87
Une note de 7.87 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
À 21 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Paradou ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Une moyenne de 7.12 dans une équipe première pour laquelle il est plus jeune de plusieurs années. Paradou tiennent quelque chose, et toute la division l'a désormais remarqué.
Toufik Moussaoui était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Il a 20 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Ben Ahmed Kohili. 2‑0 contre MC El Bayadh, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 125 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Paradou ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Une moyenne de 7.10 à un âge où la plupart de sa génération joue encore chez les jeunes. Paradou sait ce qu'il tient, et à présent tout le monde le sait aussi.
Toufik Moussaoui était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Dribbles réussis : 21. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Mustapha Soukkou et Paradou s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Mené, et battu pour quiconque regardait honnêtement, jusqu'à la 91e minute. ES Setif avait les points en poche et un coin du stade y croyait encore, ce qui est en général le moment où cela arrive.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Paradou, et 2 apparitions en 6 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Ben Ahmed Kohili, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.45
Une note de 8.45 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Mohammed Kerroum sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Paradou les adieux ont discrètement commencé.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Angers SCO le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Il a 21 ans, il tourne à 7.02 de moyenne, et les anciens ont commencé à lui donner le ballon dans les minutes difficiles. Cette dernière phrase est le vrai rapport de scouting.
Cela durait depuis 6 matchs. Les joueurs n'ont pas célébré comme des hommes qui viennent de gagner un match ; ils ont célébré comme des hommes qu'on vient de libérer de quelque chose.
Il a 23 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Ben Ahmed Kohili avait fait sa part dans la construction d'un matelas de 2 buts. Ce qui a suivi fut collectif, et JS Kabylie a été autorisé à revenir dans un match qui était plié.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de Paradou on a commencé à prononcer son nom au passé.
7 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Paradou a fait le plus dur avec Angers SCO, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Toufik Moussaoui et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 21 ans qu'il considère comme le sien. Ben Ahmed Kohili l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
En bref
Notes des joueursPersonne n'a pu approcher Adel Bouzida
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Paradou peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
L’offre de ES Setif pour Mohammed Kerroum a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
L'accord avec Zamalek est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
Toufik Moussaoui et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Paradou a demandé et Angers SCO a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Paradou a fait le plus dur avec CSKA Moscow, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Tours le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Paradou des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Paradou a demandé et RC Strasbourg a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Une demande de prêt adressée à Al Ahly : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Anes Abed était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Effectif17/08/2026
Des interrogations sur Adel Bouzida à l'entraînement
Le niveau a baissé, et dans une maison où tout le monde s'observe cela n'est pas passé inaperçu. C'est ainsi qu'un joueur perd sa place avant de la perdre.
En bref
Le bancL’entraîneur plante son drapeau sur Moncef Bisker