Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Saud Zaydan sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Al-Riyadh les adieux ont discrètement commencé.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Anas Al-Ahmadi était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 0‑1, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Quelque chose a été dit à Nawaf Al-Bishri, et puis c'est arrivé. Dans ce métier, cela passe pour remarquable, et le vestiaire l'a remarqué plus vite qu'aucun supporter n'aurait pu.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Milan Borjan y figure.
Hajer au programme, et un homme du vestiaire de Al-Riyadh connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Il a 22 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Dribbles réussis : 16. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Al-Riyadh, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Face à cet adversaire, l'entraîneur voulait un autre profil : une raison purement footballistique, et qui ne console personne. Aucune faute à lui reprocher, et pas une minute de jeu.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Omar Abdullah : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Al-Riyadh qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
La 85e minute, la moitié du stade déjà vers la sortie, et Leandro Antunes a décidé que personne n'irait nulle part. Al-Njoom n'avait plus le temps de répondre.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 7.87 à 34 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Al-Riyadh des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Têtes, contres, tacles, interceptions : 18 au total, et pas un but derrière lui. Le genre de prestation qui n'entre dans aucun résumé et gagne des matchs.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Khalid Al-Ahmadi sur un 1‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Le banc20/12/2027
Milan Borjan est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Al-Riyadh ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
0‑1 pour Al-Orobah, et aucune réclamation digne d'être imprimée. La prestation ne réclamait rien de plus que ce qu'elle a obtenu.
Le banc22/11/2027
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑1, livrées par Khalid Al-Ahmadi à une salle qui les avait déjà entendues.
Le banc22/11/2027
Milan Borjan est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Al-Riyadh ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Arlyansyah Abdulmanan, et l’entraîneur a laissé faire.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Leandro Antunes a noté la date.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Al-Riyadh sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Milan Borjan et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Al-Riyadh, et 1 apparitions en 21 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Cela fait un titre médiocre et c'est la raison pour laquelle les joueurs croient à la promesse suivante. Le Al-Riyadh a dit à Nawaf Al-Osaimi que quelque chose arriverait, et c'est arrivé — ce qui, dans ce métier, passe pour remarquable.
Al-Orobah au programme, et un homme du vestiaire de Al-Riyadh connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au Al-Riyadh n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
« J'ai fait tout ce qu'on m'a demandé à l'entraînement et ça n'a rien changé le samedi. » La plainte la plus familière du football, et une à laquelle Al-Riyadh devra répondre par des minutes ou par un transfert.
Une victoire 1‑0 contre Al-Fayha, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Nawaf Al-Osaimi et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
29 jours, dit l’examen — et les examens sont plus cléments que la réalité. Les matchs de cette période viennent de devenir le travail de quelqu’un d’autre.
Notes des joueurs08/11/2027
Personne sur la pelouse n'est arrivé à la cheville de Leandro Antunes
7.97, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Al-Riyadh avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Tozé figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Khalid Al-Ahmadi sur un 1‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Redha Al-Abdullah et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Dribbles réussis : 17. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Al-Riyadh, et 1 apparitions en 17 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Arlyansyah Abdulmanan, et l’entraîneur a laissé faire.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Al-Riyadh, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Al-Riyadh n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Direction06/09/2027
Al-Riyadh clôt le mercato avec l'effectif qu'il s'est choisi
16 à l'entrée et 21 à la sortie, et plus aucun changement pendant des mois. L'entraîneur a ce qu'il a, les supporters ont leur avis dessus, et le classement aura le dernier mot.
Milan Borjan était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque footballeur a une réponse à la question sur le club de son enfance, et la plupart n'ont jamais l'occasion d'agir en conséquence. Arlyansyah Abdulmanan l'a eue, à Al-Riyadh, et le premier mois montrera ce que cela fait à un homme.
Cibles du mercato06/09/2027
Le mercato se referme sur le transfert de Ukeme Williams
Al-Riyadh a manqué de temps avec Al-Njoom. Le dossier était encore ouvert quand la date limite est passée, et un transfert presque bouclé est devenu un transfert qui n'a jamais eu lieu.
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
Guilherme Batista a 17 ans, et Al-Riyadh l'a recruté pour le joueur qu'il sera plutôt que pour celui qu'il est. L'équipe première peut attendre ; l'intérêt d'une telle opération, ce sont les années qu'elle achète.