Goni Naor et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
PAOK a tenu l'avantage 3 minutes, ce qui n'est pas assez pour en profiter. Le AEL Larisa a répondu avant la fin de la célébration, et la physionomie de l'après-midi a changé avec.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.43 sur la feuille, et le public du AEL Larisa est rentré avec un seul nom en tête.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Le banc22/02/2027
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Pavlos Siovas a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Alejandro Melo. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
35 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le AEL Larisa perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Nestos Chrysoupoli qui attend avec un maillot. Personne à AEL Larisa ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
6 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à AEL Larisa va devoir aller chercher un résultat quelque part.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » AEL Larisa s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Spartak Moscow le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
À 35 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 7.86 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Rang 9, 15 points, et chaque résultat jusqu'ici réduit à une seule ligne. La seconde moitié de saison commence avec le même effectif et d'autres attentes.
Le banc14/12/2026
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 1‑2, livrées par Pavlos Siovas à une salle qui les avait déjà entendues.
Chaque ballon pesé, chaque déclaration décortiquée, chaque erreur repassée en boucle. Certains joueurs grandissent avec cela ; d'autres en sont discrètement brisés ; personne ne sait lesquels avant que ce soit fini.
Le banc14/12/2026
Quelqu'un d'autre est meilleur que Ahmed Kossonou en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
Le banc14/12/2026
Adrien Thibaut est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au AEL Larisa ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Vasilis Sourlis : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et AEL Larisa qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Yvann Maçon était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le AEL Larisa le sait.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Pavlos Siovas après 0‑1, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
5 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
« J'ai fait tout ce qu'on m'a demandé à l'entraînement et ça n'a rien changé le samedi. » La plainte la plus familière du football, et une à laquelle AEL Larisa devra répondre par des minutes ou par un transfert.
En bref
Notes des joueursAlejandro Melo les a provoqués tout le match
Marc Nierga était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Nordin Amrabat et AEL Larisa s’accordent pour 2 années de plus.
« Il y a un écart, et faire semblant qu'il n'existe pas n'aide personne. » Aucun camp n'a bougé, et le calendrier travaille pour un seul des deux.
Direction02/11/2026
À AEL Larisa, 86% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
Le banc02/11/2026
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Pavlos Siovas, sur une victoire 2‑0 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
Davíð Kristján Ólafsson et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Il a récupéré puis il en a fait quelque chose : deux métiers, et la raison pour laquelle le score ressemble à ce qu'il est. 10 actions cumulées et une note de 6.75, dont pas une seule ne figurera dans un résumé.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Direction05/10/2026
À AEL Larisa, 103% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
Le banc05/10/2026
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 1‑2, livrées par Pavlos Siovas à une salle qui les avait déjà entendues.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Jonathan Rodríguez et AEL Larisa s’accordent pour 2 années de plus.
Le banc05/10/2026
Adrien Thibaut est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au AEL Larisa ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Chaque système a ses postes et celui-ci n'a pas le sien. AEL Larisa changera de système, changera son rôle ou changera son club, et il attend de savoir lequel.
Benjamin Markuš et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 22 ans qu'il considère comme le sien. Adrien Thibaut l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Dribbles réussis : 18. Vers la soixante-dixième minute, un latéral affiche un désespoir bien particulier, et il était là.
Le banc28/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Pavlos Siovas a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Face à cet adversaire, l'entraîneur voulait un autre profil : une raison purement footballistique, et qui ne console personne. Aucune faute à lui reprocher, et pas une minute de jeu.
En bref
Le bancChristos Albanis est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
« Ce n'était pas le bon choix pour moi. Je n'expliquerai pourquoi qu'aux gens à qui je dois une explication. » Un accord conclu entre deux clubs, et un joueur qui a décliné d'en faire partie.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que AEL Larisa peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
L'offre était très loin du compte et AEL Larisa n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Direction07/09/2026
Mercato clos à AEL Larisa : 19 en plus, 2 en moins
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 19, départs : 2, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
AEL Larisa a demandé et Widzew Łódź a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
Rien n'est annoncé quand cela arrive, et tout le monde le sait. Il pèse davantage dans les plans de AEL Larisa qu'il y a un mois, et le centre d'entraînement l'avait compris avant que la feuille de match ne le dise.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Adrien Thibaut ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
AEL Larisa a demandé et Zamora a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Effectif24/08/2026
Andreas Makris s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
James Maxwell était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à AEL Larisa, une semaine de plus sans la signature de James Maxwell.
Asteras au programme, et un homme du vestiaire de AEL Larisa connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au AEL Larisa n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. AEL Larisa sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
« Il doit évoluer à un niveau qui lui correspond, et nous sommes ouverts aux discussions. » Personne ne dit cela par hasard, et à AEL Larisa personne n'a mal entendu.
Chaque footballeur a une réponse à la question sur le club de son enfance, et la plupart n'ont jamais l'occasion d'agir en conséquence. Benjamin Markuš l'a eue, à AEL Larisa, et le premier mois montrera ce que cela fait à un homme.
L’offre de Nea Salamis pour Adrien Thibaut a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
AEL Larisa a demandé et OFI a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
AEL Larisa a offert $1.2M ; Panathinaikos a répondu qu'on en était loin. On dira à l'entraîneur que l'argent est toujours là pour le bon joueur, ce qu'on dit aux entraîneurs.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $1.3M : un club qui veut Giorgos Katris au point de demander deux fois.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au AEL Larisa des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Le nom de Nasos Dabizas est apparu dans des conversations dont AEL Larisa ne faisait pas partie. Rien d'officiel, rien de signé — mais rien d'accidentel non plus.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Benjamin Markuš était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Thanasis Androutsos est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.