4 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Racing Genk va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Match19/02/2028
Le Racing Genk ne trouve plus le chemin des filets
4 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Racing Genk des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il ne se passe rien pendant des mois puis il arrive, simplement, sans indemnité, ayant signé un précontrat alors qu'il jouait encore pour un autre. C'est la manière la moins spectaculaire de recruter, et souvent la plus maligne.
Dribbles réussis : 20. Vers la soixante-dixième minute, un latéral affiche un désespoir bien particulier, et il était là.
Effectif21/02/2028
Des mots à l'entraînement du Racing Genk sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Flávio Nazinho en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Kiril Despodov et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Une moyenne de 7.22 sur la saison, adossée à 14 buts. Les adversaires ont commencé à préparer leurs matches autour de lui, ce qui est le compliment le plus sincère que connaisse le football.
Le panneau était levé, la victoire était acquise, et puis Dender a marqué. Il n'existe pas de pire minute pour encaisser, et le stade s'est vidé dans le silence qui suit celle-là.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Flávio Nazinho était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Je regarde tous les matchs de Racing Genk d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Seraing suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Dribbles réussis : 15. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Le banc20/12/2027
Jeppe Erenbjerg est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Racing Genk ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Seraing des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Fostave Mabani était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 0‑1, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Jonathan Coenen : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Seraing qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Joel Ordóñez et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
C'est l'ambition la plus légitime du sport et la plus difficile à satisfaire pour la plupart des clubs. Kevin Mac Allister veut du football continental ; savoir si le Racing Genk peut le fournir est une question sur les deux prochaines saisons, pas sur lui.
Effectif15/11/2027
Mohamed Simakan s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je regarde tous les matchs de Racing Genk d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Seraing suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Tomáš Chorý. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au Racing Genk n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Matte Smets : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Racing Genk qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Seraing s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Henry Lawrence et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je regarde tous les matchs de Seraing d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Sint-Truiden suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Grady Makiobo : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Seraing qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Seraing n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Seraing. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
« J'ai fait tout ce qu'on m'a demandé à l'entraînement et ça n'a rien changé le samedi. » La plainte la plus familière du football, et une à laquelle Seraing devra répondre par des minutes ou par un transfert.
En bref
Le bancJérémy Landu demande à parler à l'entraîneur
Kevin Mac Allister et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Predrag Rajković, et l’entraîneur a laissé faire.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Nabil Bentaleb était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
2 buts avant que le stade ait fini d'arriver. KV Mechelen a passé le reste de l'après-midi à jouer un match déjà décidé, et tout le monde dans l'enceinte le savait.
4 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Seraing va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Seraing des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
10 matchs sans défaite à domicile. Les équipes visiteuses arrivent en parlant déjà de l'ambiance, ce qui est généralement le signe qu'elles ont à moitié perdu avant le coup d'envoi.
Ce n'est ni un grief ni une exigence : il veut jouer le football continental, et il a cessé de le cacher. Que Seraing puisse le lui offrir est une question sur le club, pas sur lui.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Henry Lawrence était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Ilyes Ziani et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a 22 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
À 20 ans, il a été meilleur que tous ceux de son âge dans la division quatre semaines d'affilée, ce qui est plus dur qu'un bon après-midi. Seraing essaiera de ne pas en faire trop.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
7.93, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Seraing avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
Effectif04/10/2027
Jérémy Landu s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Direction04/10/2027
Les salaires engloutissent 90% des recettes de Seraing
Un club verse à ses joueurs la plus grande part de ce qu'il gagne ; c'est la règle. Leur verser presque tout est un pari, et l'histoire du football ne connaît qu'une seule façon dont il se termine.
L'offre était très loin du compte et Seraing n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Le banc30/08/2027
Malek Adrar : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Seraing n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Ilyes Ziani et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Dribbles réussis : 22. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nick Gillekens, et l’entraîneur a laissé faire.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Fostave Mabani était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Je respecte l'entraîneur et je ne vais pas rester assis à prétendre que je suis heureux. » C'est la phrase la plus courante du football, et elle n'a jamais été la fin d'une histoire.
Il n'est pas écarté. Il n'y a simplement nulle part, dans le dispositif que joue Seraing, où placer un homme qui fait ce qu'il fait, et c'est plus dur à entendre que n'importe quelle feuille de match.
En bref
Le bancÀ moitié satisfait : Youri Kompany sur le nul
L’offre de Seraing pour Jonathan Coenen a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Jong Genk s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Olivier Vliegen et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif02/08/2027
Jonás Ramalho s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
La rétrogradation qu'un club n'annonce jamais et qu'un vestiaire remarque toujours. Brad Manguelle est plus loin de l'équipe qu'il ne l'était, et la raison ne lui sera donnée que s'il la demande.
Jonathan Coenen était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Jeppe Erenbjerg y figure.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Racing Genk sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
« J'ai fait tout ce qu'on m'a demandé à l'entraînement et ça n'a rien changé le samedi. » La plainte la plus familière du football, et une à laquelle Racing Genk devra répondre par des minutes ou par un transfert.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
Yira Sor touché aux ligaments du genou — 18 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 18 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Racing Genk peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Racing Genk, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
La liste est un document discret au sens très bruyant. Jonathan Coenen peut parler à qui le demande, et tout le monde au club sait ce que cela signifie.
Un programme rien que pour lui, à l'écart du groupe, ciblé sur la seule chose qui, selon le staff, le freine. L'essentiel des progrès se fait ainsi, et rien de tout cela ne paraît dans le journal.
Un soutien public, et du genre qui coûte cher à un entraîneur s'il se trompe. Kevin Amaro s'est entendu dire devant tout le monde que la place était la sienne.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Racing Genk s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Le match que le reste de la division attend davantage que les deux équipes concernées. Toutes deux savent qu'une victoire change la saison et qu'une défaite ne la termine pas, et c'est ce qui le rend difficile à jouer.
Têtes, contres, tacles, interceptions : 19 au total, et pas un but derrière lui. Le genre de prestation qui n'entre dans aucun résumé et gagne des matchs.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Aaron Bibout et Racing Genk s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Matte Smets a 22 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
« J'ai essayé. J'ai vraiment essayé, et chaque matin je me réveille au mauvais endroit. » Personne à Racing Genk ne peut entraîner un homme à ne plus ressentir cela, et personne là-bas ne fait semblant d'essayer.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Racing Genk, et 0 apparitions en 8 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Dribbles réussis : 16. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 0‑2, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Jonathan Coenen et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.