Une blessure au genou de la pire espèce pour Jan Sirotník
22 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Slavia Prague B perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Bartosz Szywała a 18 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Bartosz Szywała et Slavia Prague B s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Je n'ai pas signé pour regarder. Personne ne signe pour ça. » La plus vieille récrimination du football, et Slavia Prague B devra y répondre en minutes ou en transfert.
Le banc03/05/2027
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Martin Kovář
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Le brassard de capitaine a été retiré à Jakub Šmiga. Slavia Prague B parlera d’une décision prise pour le groupe ; un vestiaire y lit un verdict sur un homme.
Il reste 2 mois et les deux camps sont très loin l'un de l'autre. Chaque semaine qui passe retire de l'argent à ce que Slavia Prague B pourraient en tirer.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Matyáš Tomek n’aura rien signé — un contrat à Slavia Prague B ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
À 18 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Martin Kovář s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Un an plus tard, la ville ne s'est pas ouverte, la langue n'est pas venue, et le déjeuner se prend seul plus souvent que quiconque à Slavia Prague B ne l'admettrait. Cela se voit le samedi.
22 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Slavia Prague B va devoir aller chercher un résultat quelque part.
16 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
1‑10 pour Táborsko, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
16e place, 7 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
16e place, 7 points, et un public qui arrive déjà crispé. Les saisons de relégation se perdent exactement dans cette atmosphère, et quiconque en a vécu une la reconnaît immédiatement.
11 buts dans un match, Jan Drašnar sur la feuille et un score qui ressemblera à une coquille. Les neutres ne pouvaient pas demander davantage au Slavia Prague B et à Táborsko.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Bartosz Szywała et Slavia Prague B s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Slavia Prague B, et elle ne sera pas retirée.
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Slavia Prague B va devoir aller chercher un résultat quelque part.
5 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Bartosz Szywała et Slavia Prague B s’accordent pour 3 années de plus.
Le banc14/09/2026
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Ales Vydra a choisi la version du verre à moitié plein de ce 0‑0 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Quatre-vingt-dix minutes, deux gardiens aux gants immaculés, et pas une frappe digne d'être conservée. Artis Brno sera le plus heureux des deux avec ce point.
Le dispositif voulait un autre profil face à cet adversaire : une vraie réponse de football et aucun réconfort pour l'intéressé. Il n'a rien fait de mal et il n'a pas joué.