37 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Veracruz perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Des supporters qui chantent quand cela va mal sont des supporters. Des supporters qui se rassemblent après sont un problème, et tout le monde à l'intérieur sait laquelle des deux choses c'est devenu.
Une victoire 2‑1 contre Cruz Azul, une place au tour suivant, et le petit calcul silencieux que fait chaque supporter sur le chemin du retour : combien encore avant une finale ?
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 7 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Notes des joueurs01/11/2027
Aucune trace de nervosité chez Diego Ramirez à 20 ans — 7.81
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Diego Ramirez n'en avait pas besoin : 7.81, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
7.82, 1 sur la feuille et la comédie très particulière d'un joueur de la défense qui célèbre comme quelqu'un qui fait ça toutes les semaines. Ce n'est pas le cas, et c'est exactement pour cela que le stade a réagi ainsi.
Gaspar Duarte et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Fernando Madrigal touché aux ligaments du genou — 45 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 45 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
9 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 9 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Veracruz ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Gaspar Duarte et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Pachuca repart avec les points après un 0‑1 qu'il faudra expliquer en tribune.
Effectif25/10/2027
Sergio Ceballos s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Cela fait un titre médiocre et c'est la raison pour laquelle les joueurs croient à la promesse suivante. Le Veracruz a dit à Gaspar Duarte que quelque chose arriverait, et c'est arrivé — ce qui, dans ce métier, passe pour remarquable.
55 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Veracruz perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Edgar Martínez avait fait sa part dans la construction d'un matelas de 3 buts. Ce qui a suivi fut collectif, et Puebla a été autorisé à revenir dans un match qui était plié.
8 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Veracruz va devoir aller chercher un résultat quelque part.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Veracruz s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Un défenseur sur la feuille de match, ce qui arrive assez rarement pour que tout le stade se souvienne de qui a tiré le corner. 1 pour lui, et une note de 7.83 pour le reste.
Gaspar Duarte était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
108 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Veracruz perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Diego Ramirez s’en est chargé contre Dorados. 5‑1 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Veracruz.
Notes des joueurs30/08/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Diego Ramirez — 9.13
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Diego Ramirez l'a provoqué, et le 9.13 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
À 36 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.11 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Gaspar Duarte et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
L'indemnité est de $80.0K, le contrat est signé, et le débat sur ce qu'il vaut vraiment peut commencer. Monterrey a négocié âprement ; le temps dira qui l'a emporté.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 6 buts entre le Veracruz et Dorados, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
134 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Veracruz perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Effectif21/06/2027
41 jours d'absence pour Jorge Pineda après une fracture
Un os, la seule blessure livrée avec un calendrier. Veracruz annoncera une date de retour et, chose rare dans ce métier, aura probablement raison.
L'accord avec Santos Laguna est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Alexis Moreno et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a 20 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.
Il a 20 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Fernando Martin y figure.
En bref
Le bancL'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Cesar Guardado