Srđan Grabež touché aux ligaments du genou — 87 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 87 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
2 buts, et le second a clos le débat. Note de 8.24, et avec un peu plus de réussite au premier poteau il en aurait eu un troisième.
Notes des joueurs04/01/2027
Aucune trace de nervosité chez Petar Sukačev à 21 ans — 7.77
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Petar Sukačev n'en avait pas besoin : 7.77, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Il y a les footballeurs qui font une bonne saison et ceux pour lesquels une saison reste dans les mémoires ; les seconds entendent leur nom lu dans une salle, l'été. Le Kabel sera discrètement ravi et secrètement inquiet.
Une moyenne de 7.13 à un âge où la plupart de sa génération joue encore chez les jeunes. Kabel sait ce qu'il tient, et à présent tout le monde le sait aussi.
Petar Đuričković et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Il a récupéré puis il en a fait quelque chose : deux métiers, et la raison pour laquelle le score ressemble à ce qu'il est. 13 actions cumulées et une note de 7.51, dont pas une seule ne figurera dans un résumé.
Une victoire 2‑1 contre OFK Vršac, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
101 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Kabel perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Ramazan Bayram et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 0‑0, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Aucune réclamation n'est possible ici et toutes les parties le savent, ce qui ne raccourcit pas le trajet jusqu'au banc. La forme est la seule monnaie du football sur laquelle on ne peut pas emprunter.
Le dispositif voulait un autre profil face à cet adversaire : une vraie réponse de football et aucun réconfort pour l'intéressé. Il n'a rien fait de mal et il n'a pas joué.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Petar Đuričković : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Kabel qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Luka Stevanović a noté la date.
Dribbles réussis : 6. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Srđan Grabež touché aux ligaments du genou — 115 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 115 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Il a 20 ans, il tourne à 7.17 de moyenne, et les anciens ont commencé à lui donner le ballon dans les minutes difficiles. Cette dernière phrase est le vrai rapport de scouting.
Petar Đuričković et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Luka Stevanović et Kabel s’accordent pour 3 années de plus.
À 22 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Le banc07/12/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Andrija Ilic ne le cachait pas après 0‑0, et personne dans le vestiaire de Kabel non plus.
Le banc07/12/2026
Dušan Punoševac écarté après une série de mauvaises prestations
La seule version d'une mise à l'écart contre laquelle un joueur ne peut rien objecter, et celle qu'il supporte le plus mal. Un autre a été meilleur et la composition le dit, publiquement, chaque semaine jusqu'à ce que cela change.
Petar Đuričković et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre Voždovac avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Dribbles réussis : 24. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Petar Đuričković était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Andrija Ilic après le nul 2‑2, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.