95 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Madryn perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 6 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Madryn va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Madryn des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 2‑3, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Madryn, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
À 33 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 7.84 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
37 ans, 3 points de moins qu'à son sommet, et un corps qui présente la facture. Aucun n'y échappe, et ce paragraphe reste le plus pénible à écrire de toute la page.
Le panneau était levé, la victoire était acquise, et puis Maipú a marqué. Il n'existe pas de pire minute pour encaisser, et le stade s'est vidé dans le silence qui suit celle-là.
Cela s'est terminé 1‑1, et cela a d'ailleurs toujours ressemblé à ça. Un de ces après-midi où le classement bouge moins que les nerfs.
Le banc23/04/2029
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Interim Coach a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre Sarmiento avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Nicolás Servetto. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
En bref
Le bancGilang Ardha est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Le bancLe plan n'avait pas de place pour Victor Cunha
Les dirigeants ont cessé d'afficher publiquement leur soutien à l'entraîneur. Dans le football, c'est en général l'étape qui précède le communiqué laconique.
Yvo Calleros était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Madryn, une semaine de plus sans la signature de Yair Bonnín.
On l'expliquera comme un changement pour l'équipe, et c'en est peut-être un. Personne qui l'a porté n'y croit, pas plus que l'homme à qui on vient de le retirer.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre San Martín avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
Il était l'une des options. Il est désormais l'un des hommes autour desquels on choisit les options, et le changement s'est fait assez discrètement pour que seul le vestiaire l'ait remarqué le jour même.
Facundo Giacopuzzi a fait le calcul et n'aime pas le résultat. Rien ne ronge un groupe plus vite, et aucun club n'a jamais réglé cela en expliquant la grille des salaires à un footballeur.
En bref
Le bancVictor Cunha frappe à la porte de l’entraîneur
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 7 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Quilmes repart avec les points après un 0‑2 qu'il faudra expliquer en tribune.
Le banc26/03/2029
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑2, livrées par Interim Coach à une salle qui les avait déjà entendues.
Federico Torres et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Federico Torres, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Nicolás Servetto. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Deportivo Merlo a conclu sur un 0‑1. La saison se réduit au championnat, et le stade l'avait compris bien avant le coup de sifflet final.
Effectif19/03/2029
Gilang Ardha a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 8 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Cela durait depuis 12 matchs. Les joueurs n'ont pas célébré comme des hommes qui viennent de gagner un match ; ils ont célébré comme des hommes qu'on vient de libérer de quelque chose.
À 33 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.06 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Yvo Calleros et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
10 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Madryn va devoir aller chercher un résultat quelque part.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Julián Cosi et Madryn s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 4 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Un point pris à la 90e minute vaut exactement un point, et considérablement plus que cela pour un vestiaire. Cette équipe ne s'arrête jamais, et c'est une réputation qui vaut davantage que le résultat.
Notes des joueurs05/03/2029
Personne sur la pelouse n'est arrivé à la cheville de Nicolás Servetto
7.89, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Madryn avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
Dribbles réussis : 15. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Le banc05/03/2029
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Interim Coach ne le cachait pas après 2‑2, et personne dans le vestiaire de Madryn non plus.
Yair Bonnín touché aux ligaments du genou — 18 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 18 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Le club a cherché dehors pendant un mois, n'a rien trouvé de mieux, et a donné le poste à celui qui l'occupait déjà. Il connaît la maison ; reste à prouver qu'il connaît le reste.
9 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Madryn va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Elías Ayala a marqué, et presque rien d’autre n’a fonctionné : 1‑2 pour Racing, et un retour au vestiaire très silencieux.
Le banc26/02/2029
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 1‑2, livrées par Interim Coach à une salle qui les avait déjà entendues.
« Je préfère le lui dire en face que le lire dans le journal. » C'est le joueur qui a demandé l'entretien, et cela dit à peu près tout.
Le banc26/02/2029
Quelqu'un d'autre est meilleur que Edson Espinoza en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
6 tentatives, aucune dedans. Il s'est trouvé aux bons endroits tout l'après-midi, ce qui est le plus dur, et a mal fait le plus facile : un entraîneur peut vivre avec cela.
32 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Madryn perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Les tribunes12/02/2029
Les supporters s'organisent contre la direction de Madryn
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Yvo Calleros et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Madryn, une semaine de plus sans la signature de Nazareno Solís.
Direction12/02/2029
Personne n'arrive à Madryn avant que quelqu'un parte
Le club n'a pas interdiction de dépenser ; il n'a simplement rien à dépenser qu'il n'ait d'abord encaissé. Chaque nom associé à Madryn ce mercato arrive avec un nom qui s'en va dans la même phrase.
Ferro Carril Oeste au programme, et un homme du vestiaire de Madryn connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Le communiqué l'a remercié pour son travail et lui a souhaité bonne chance, dans cet ordre et à peu près en autant de mots. La recherche commence.
Effectif05/02/2029
Une blessure au genou de la pire espèce pour Yair Bonnín
39 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Madryn perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Direction05/02/2029
Le Madryn n'a plus personne pour diriger l'entraînement
Pas une nomination intérimaire — une institution au bureau technique vide. Un inconnu dirigera les séances cette semaine, et la question de savoir comment un club en arrive là sera posée à la direction et restera sans réponse.
7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Madryn va devoir aller chercher un résultat quelque part.
7 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
« Quelqu'un doit composer l'équipe samedi. Cette semaine c'est moi, et je n'ai pas réfléchi plus loin. » Aucune promesse dans un sens ni dans l'autre : c'est ainsi que cela commence presque toujours.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Madryn s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
5 garçons montent, et quelque part dans le bâtiment ceux qui les entraînaient à douze ans vivent en silence la meilleure matinée de leur année de travail. Rien de tout cela n'apparaît dans un résultat, et c'est pour cela que le centre existe.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 35 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour Madryn est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
Yair Bonnín touché aux ligaments du genou — 60 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 60 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Les tribunes15/01/2029
Les supporters s'organisent contre la direction de Madryn
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Madryn a demandé et Unión de Santa Fe a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Madryn le sait.
Facundo Giacopuzzi a fait le calcul et n'aime pas le résultat. Rien ne ronge un groupe plus vite, et aucun club n'a jamais réglé cela en expliquant la grille des salaires à un footballeur.
Madryn ont passé un mois à essayer de le placer et personne n'a rappelé. Il s'entraîne avec un groupe qui lui a dit où il en était, et les deux camps entament le compte à rebours du suivant.
81 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Madryn perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Yvo Calleros et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Maipú garde son homme, et Madryn retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Une demande de prêt adressée à Güemes : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Edson Espinoza arrive à 35 ans sans plus rien à prouver et beaucoup à transmettre. Les jambes sont la monnaie des jeunes ; savoir où se placer ne vieillit jamais.
Le banc25/12/2028
Adriano Martínez est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Madryn ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
La version officielle sera qu'elle était de routine. Elle ne l'était pas, le calendrier le dit, et chacun dans cette pièce sait ce que coûtera le prochain mauvais résultat.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Madryn ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Madryn des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 36 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour Madryn est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
Effectif06/11/2028
Juan Peinipil s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Madryn le sait.
Tout effectif compte des hommes qu'un entraîneur précis a fait venir et des hommes dont on a simplement hérité. Nicolás Servetto appartient au premier groupe, et celui qui le voulait ici n'est plus dans les murs.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Madryn, et elle ne sera pas retirée.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Madryn ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Yvo Calleros et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Madryn le sait.
Le banc11/09/2028
Elías Ayala est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Madryn ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Gilang Ardha, et l’entraîneur a laissé faire.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Márcio Nogueira a sa réponse de Madryn ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Madryn sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
En bref
EffectifDes interrogations sur Ivan Santa Cruz à l'entraînement
Le dernier match de championnat est joué et le classement a cessé de bouger : 35 points. L'été commence lundi, et avec lui le débat sur ce que tout cela voulait dire.
6 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Madryn va devoir aller chercher un résultat quelque part.
6 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Madryn des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Battu 0‑1, et battu sans discussion. L'entraîneur a fait court après le match, ce qui était sans doute sage.
Effectif04/09/2028
Juan Peinipil s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Direction04/09/2028
Les salaires absorbent 117% des recettes de Madryn
Il existe un seuil au-delà duquel une masse salariale cesse d'être ambitieuse et devient la raison pour laquelle plus rien n'est possible ; ce club l'a atteint. Il ne reste rien pour un transfert, pour une tribune ou pour un après-midi de pluie.
Indemnité réglée, salaire réglé, et San Miguel qui attend avec un maillot. Personne à Madryn ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
Les tribunes03/07/2028
Les supporters s'organisent contre la direction de Madryn
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Le communiqué du conseil tenait en trois phrases, et l’une d’elles mentionnait les résultats. Pablo Bianchi entraîne depuis assez longtemps pour traduire : gagner vite, ou le prochain communiqué sera plus court.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Madryn, et elle ne sera pas retirée.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Nazareno Solís et Madryn s'accordent pour 2 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Colón garde son homme, et Madryn retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Effectif03/07/2028
Des mots à l'entraînement du Madryn sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Juan Peinipil en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Madryn a affaire à un homme qui veut un autre pays.
Personne au conseil n'a dit un mot contre l'entraîneur, et c'est précisément le problème : personne n'en dit plus en sa faveur non plus.
Notes des joueurs29/05/2028
Un but de défenseur offre la victoire au Madryn — 7.92
1 pour Yvo Calleros, noté 7.92, et le nom d'un défenseur central dans la partie du compte rendu qu'il n'atteint d'ordinaire que par erreur. On ne le laissera pas l'oublier au vestiaire avant un mois.
Yvo Calleros et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Les comptes sont d'une lecture désagréable. Les salaires d'abord, l'ambition ensuite : tel est désormais l'ordre du jour à Madryn.
Effectif29/05/2028
Des mots à l'entraînement du Madryn sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Lucas Diarte en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Notes des joueurs29/05/2028
Gabriel Gudiño a fait le travail que personne ne compte — 6.87
12 actions cumulées et 6.87. Le travail qu'il fait se voit à ce que les autres ont l'air bons, et la seule façon fiable de le remarquer est de regarder ce qui se passe les après-midi où il manque.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Facundo Giacopuzzi, et l’entraîneur a laissé faire.
En haut, personne n’a rien dit — et c’est ce qu’ils pouvaient faire de plus bruyant. Les résultats achètent le silence dans ce métier ; le compte de Madryn est presque à sec.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 8.00 à 36 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
Elías Ayala était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Une victoire 4‑3 contre Colegiales, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 7 buts entre le Madryn et Colegiales, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
Les comptes se lisent désormais de plus près que les résultats. Les salaires avant l'ambition, tel est l'ordre du jour, et on l'a fait savoir à l'entraîneur.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Nicolás Servetto et Madryn s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Yvo Calleros et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Madryn, une semaine de plus sans la signature de Nazareno Solís.
« J'ai essayé. J'ai vraiment essayé, et chaque matin je me réveille au mauvais endroit. » Personne à Madryn ne peut entraîner un homme à ne plus ressentir cela, et personne là-bas ne fait semblant d'essayer.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Nicolás Servetto figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Pablo Bianchi sur un 2‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
En bref
Notes des joueursUn après-midi de défenseur pour Yvo Calleros
Notes des joueursElías Ayala les a provoqués tout le match
Le bancL'entraîneur fait de Braian Cabral un exemple
30 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Madryn perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Juan Peinipil était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Thiago Nicolás et Madryn s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Juan Peinipil, et l’entraîneur a laissé faire.
Il a signé en s'attendant à une scène plus grande que celle qu'il a trouvée. Cela n'a pas pris longtemps, et le vestiaire n'a pas mis longtemps à le remarquer non plus.
Personne ne le confirmera et rien d'autre n'explique les compositions du dernier mois. Une erreur coûteuse achète à un joueur une période de doublure toujours plus longue que l'erreur elle-même.