40 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Unisport Bafang perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Il y a les footballeurs qui font une bonne saison et ceux pour lesquels une saison reste dans les mémoires ; les seconds entendent leur nom lu dans une salle, l'été. Le Unisport Bafang sera discrètement ravi et secrètement inquiet.
Serge Andoulo et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Jacques Moukandjo après 0‑3, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
47 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Unisport Bafang perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Aboubakkar Moussa l'a provoqué, et le 8.88 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Serge Andoulo était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Une victoire 3‑1 contre Dynamo Douala, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Effectif28/12/2026
Des mots à l'entraînement du Unisport Bafang sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Junior Rostand M'baï en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 22 ans qu'il considère comme le sien. Ghislain Tchinda l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Cela durait depuis 5 matchs. Les joueurs n'ont pas célébré comme des hommes qui viennent de gagner un match ; ils ont célébré comme des hommes qu'on vient de libérer de quelque chose.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Martin Laurice
36 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Unisport Bafang perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Aboubakkar Moussa était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
8.45. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Match28/11/2026
Un point pour Unisport Bafang dans les tout derniers instants
91e minute, contre Fauve Azur Elite, et un but qui a eu le goût d'une victoire pour tous ceux qui étaient restés. C'était un nul. Personne, en sortant du stade, ne le décrira ainsi.
21 points à mi-chemin. La première moitié d'une saison est une promesse ; la seconde est une facture, et la ville va bientôt savoir laquelle des deux celle-ci était.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Jacques Moukandjo après le nul 1‑1, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
En bref
EffectifFrédéric Banga s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
Notes des joueursLa seule chose que Aboubakkar Moussa n'a pas su faire
43 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Unisport Bafang perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
2‑5 pour PWD Bamenda, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
Une moyenne de 7.60 sur la saison, adossée à 17 buts. Les adversaires ont commencé à préparer leurs matches autour de lui, ce qui est le compliment le plus sincère que connaisse le football.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Unisport Bafang peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
7 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Unisport Bafang et d'PWD Bamenda à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Unisport Bafang des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Un milieu se mesure à la question de savoir si l'équipe fonctionne quand il est sur le terrain, ce qui est quasi invisible et parfaitement évident après coup. 13 actions, 6.62, et un entraîneur qui ne le remplacera pas de sitôt.
Noté 8.14 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
8.04. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
50 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Unisport Bafang perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
16 buts et une moyenne de 7.58 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
Aboubakkar Moussa et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Score final 2‑0, et l’après-midi fut celui de Junior Rostand M'baï : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Unisport Bafang.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 2‑0, Jacques Moukandjo pouvait se permettre d'être généreux.
Actions défensives : 12, et une cage inviolée au bout. Les meilleurs après-midi d'un défenseur central ressemblent à rien du tout, et c'est précisément l'idée.
On a compté 11 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Effectif09/11/2026
Une blessure au genou de la pire espèce pour Martin Laurice
57 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Unisport Bafang perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Unisport Bafang n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Une moyenne de 7.49 sur la saison, adossée à 14 buts. Les adversaires ont commencé à préparer leurs matches autour de lui, ce qui est le compliment le plus sincère que connaisse le football.
Aboubakkar Moussa et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Aboubakkar Moussa était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Le panneau était levé, la victoire était acquise, et puis Panthere du Nde a marqué. Il n'existe pas de pire minute pour encaisser, et le stade s'est vidé dans le silence qui suit celle-là.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Aboubakkar Moussa figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
Un 1‑1 face à Panthere du Nde laisse le vestiaire entre soulagement et regret.
Le banc02/11/2026
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Jacques Moukandjo a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Position 3, 16 points, et le résultat que tout le monde regarde en premier est désormais le leur. Le mot ne se prononce toujours pas autour du stade — c’est à cela qu’on sait que tout le monde y pense.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Unisport Bafang peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Unisport Bafang des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Joe Cole Mbella. 2‑0 contre Colombe du Dja et Lobo, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Noté 8.36 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Effectif26/10/2026
Des mots à l'entraînement du Unisport Bafang sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Junior Rostand M'baï en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Jacques Moukandjo sur un 2‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
En bref
Le bancL'entraîneur fait de David Ngameni un exemple
Le retard de 2 buts était réel, la remontée aussi. Junior Rostand M'baï en était le centre, Aigle Royal de Moungo la victime, et tous ceux qui sont partis tôt en entendront parler pendant des années.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Aboubakkar Moussa l'a provoqué, et le 9.94 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
À 23 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Aboubakkar Moussa et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
11 buts et une moyenne de 7.37 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
0‑3 contre Fauve Azur Elite, et la route s'arrête ici. Les éliminations en coupe sont des morts rapides — pas de match retour, pas de semaine prochaine, rien que le championnat d'ici au mois de mai.
0-3, et bien avant la fin le parcage visiteur était passé des encouragements à quelque chose de nettement plus acéré. Personne n'appelle une émission pour une défaite serrée.
Dribbles réussis : 27. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
On a compté 6 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Aboubakkar Moussa et Unisport Bafang s’accordent pour 4 années de plus.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Aboubakkar Moussa et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
On a compté 15 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
0‑3 contre Cotonsport Garoua, et aucune réclamation qui résiste au ralenti. L’entraîneur a parlé de caractère ; les tribunes ont choisi des mots plus courts.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 22 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
Aboubakkar Moussa était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
La récompense est peu de chose et veut dire beaucoup : pendant quatre semaines, personne dans cette division n'a mieux fait son travail. Unisport Bafang ont le trophée sur une étagère et le joueur dans l'équipe.
Le banc05/10/2026
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑3, livrées par Jacques Moukandjo à une salle qui les avait déjà entendues.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Richepin Tchokou, et l’entraîneur a laissé faire.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Junior Rostand M'baï l'a provoqué, et le 9.83 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Unisport Bafang, et elle ne sera pas retirée.
À 19 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Unisport Bafang des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Notes des joueurs28/09/2026
Armel Djimmoe n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.63. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Notes des joueurs28/09/2026
Achille Fokem n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.45. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Le banc28/09/2026
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Jacques Moukandjo, sur une victoire 4‑0 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
Effectif28/09/2026
Des mots à l'entraînement du Unisport Bafang sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Frédéric Banga en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Aboubakkar Moussa et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Score final 3‑1, et l’après-midi fut celui de Junior Rostand M'baï : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Unisport Bafang.
Il y a une impuissance très particulière à encaisser 2 fois avant la vingtième minute. Aigle Royal de la Menoua a tenté de se réorganiser, le Unisport Bafang ne l'a pas permis, et le résultat était écrit bien avant d'être confirmé.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Jacques Moukandjo sur un 3‑1 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Le dispositif voulait un autre profil face à cet adversaire : une vraie réponse de football et aucun réconfort pour l'intéressé. Il n'a rien fait de mal et il n'a pas joué.
Aboubakkar Moussa et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Unisport Bafang a demandé et Bayelsa United a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Une prestation à 8.32 ne se présente pas souvent, et quand elle arrive le reste de l'équipe devient décor. Il fut magnifique.
Le banc14/09/2026
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 2‑3, livrées par Jacques Moukandjo à une salle qui les avait déjà entendues.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Quelqu'un a regardé tous les matchs de la division ce week-end et a décidé qu'il était ce qu'il y avait de mieux dans n'importe lequel d'entre eux. Un petit honneur, et la plupart des carrières se terminent sans.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 15, départs : 0, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
Dribbles réussis : 24. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Unisport Bafang a fait le plus dur avec Remo Stars, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Mercato07/09/2026
Si près : le transfert de Willy Ebendeng meurt sur le fil
L’indemnité était convenue, le vol déjà regardé — puis le téléphone a cessé de sonner. Fortuna Mfou est passé à autre chose, Willy Ebendeng se représente à Unisport Bafang, et tout le monde fait comme si lundi n’était qu’un lundi.
9.88. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Aboubakkar Moussa était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Des numéros de l'équipe première remis à des gamins que les éducateurs connaissent depuis leurs douze ans. La plupart n'y arriveront pas, et tous ont déjà fait le plus dur.
Une victoire 3‑2 contre Stade Renard de Melong, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Stade Malien le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Terence Ngankam et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Frédéric Banga était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Aboubakkar Moussa vient de signer au Unisport Bafang, et pour une fois la réponse comptait.
Terence Ngankam était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Christian Song est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Achille Mabouka a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Ambroise Njie est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.