Doublé, et l'après-midi appartient à Michael Olise — 8.62
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Michael Olise l'a provoqué, et le 8.62 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
9 matchs sans défaite désormais. Certains ont été gagnés, d’autres survécus, mais une habitude se forme — et les habitudes sont ce qu’il y a de plus dur à affronter au football.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 21 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
Une victoire 3‑2 contre Eintracht Frankfurt, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
À 22 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
5 matchs sans victoire, c'est le genre de série qui change la façon dont une ville parle de son club, et Eintracht Frankfurt fut l'après-midi où elle s'est arrêtée. Un résultat ne répare rien, et un seul suffit pour que tout paraisse différent.
Noté 8.44 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 22 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Deniz Undav. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Le banc29/03/2027
Leo Sauer est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au VfB Stuttgart ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre Eintracht Frankfurt avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
Il part être le joueur de quelqu'un d'autre pendant quinze jours. VfB Stuttgart le perd pour la trêve et aimerait qu'on le lui rende dans l'état où il est parti.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Chris Führich a noté la date.
VfB Stuttgart a fait savoir au marché que Pascal Stenzel était à prendre. Pas de prix sur l’annonce, mais tout le métier sait à peu près ce qu’elle dit.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Marcel Fuchs s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
50 points au compteur et une place dans le groupe de tête. Personne au stade ne prononce encore le mot à voix haute.
Match20/03/2027
Le VfB Stuttgart rend son terrain difficile à visiter
13 sans défaite sur sa propre pelouse. Le terrain n'a pas changé ; le public si — plus bruyant plus tôt, et plus prompt à sentir quand l'adversaire préférerait être ailleurs.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » VfB Stuttgart s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à VfB Stuttgart va devoir aller chercher un résultat quelque part.
7 convocations, c'est un compliment pour l'effectif et un casse-tête pour celui qui le dirige. Il les récupérera dans quinze jours, fatigués, dans des états divers.
Le banc22/03/2027
Finn Jeltsch écarté après une série de mauvaises prestations
La seule version d'une mise à l'écart contre laquelle un joueur ne peut rien objecter, et celle qu'il supporte le plus mal. Un autre a été meilleur et la composition le dit, publiquement, chaque semaine jusqu'à ce que cela change.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 0‑0, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 63 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Lorenz Assignon et VfB Stuttgart s’accordent pour 4 années de plus.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Deniz Undav. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
FC Augsburg au programme, et un homme du vestiaire de VfB Stuttgart connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Chris Führich a noté la date.
Les chiffres ne restent pas secrets dans un vestiaire. Il ne demande pas plus qu'il ne vaut ; il demande pourquoi quelqu'un à côté de lui vaut davantage, et VfB Stuttgart n'a pas de bonne réponse.
En bref
EffectifMarcel Fuchs : « Je ne suis pas un remplaçant »
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 71 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le VfB Stuttgart a affaire à un homme qui veut un autre pays.
5 convocations, c'est un compliment pour l'effectif et un casse-tête pour celui qui le dirige. Il les récupérera dans quinze jours, fatigués, dans des états divers.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 1‑0, Christoph Schwarz pouvait se permettre d'être généreux.
En bref
Le bancChris Führich écarté après une série de mauvaises prestations
VfB Stuttgart est allé voir AS Roma avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
L’offre de Bayern Munich pour Bilal El Khannouss a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Deniz Undav. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Effectif17/08/2026
Marcel Fuchs, 21 ans, est le meilleur jeune du week-end
Comparé à tous les gamins de la division et premier d'entre eux. VfB Stuttgart espère que le chemin mène jusqu'au trophée des grands.
Les chiffres ne restent pas secrets dans un vestiaire. Il ne demande pas plus qu'il ne vaut ; il demande pourquoi quelqu'un à côté de lui vaut davantage, et VfB Stuttgart n'a pas de bonne réponse.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et David Müller s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Les minutes ne venaient pas à VfB Stuttgart : il ira les chercher à Borussia Dortmund. Tout le monde appelle cela de la formation ; pour le joueur, c'est simplement l'occasion de jouer.
VfB Stuttgart a offert $45.0M ; Brentford a répondu qu'on en était loin. On dira à l'entraîneur que l'argent est toujours là pour le bon joueur, ce qu'on dit aux entraîneurs.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à VfB Stuttgart ne l’a entendue autrement.
Marcel Fuchs obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Marcel Fuchs vient de signer au VfB Stuttgart, et pour une fois la réponse comptait.
Il a 20 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Uwe Meier est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
6‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Sebastian Lienhart l'a provoqué, et le 8.95 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Marcel Fuchs est parti, les comptes ont $4.5M de plus, et les supporters ont le sentiment qu'on leur a vendu quelque chose à eux aussi. Une bonne affaire et une bonne décision ne sont pas toujours la même chose.
Mercato10/08/2026
Les affaires sont les affaires : Marcel Fuchs s’en va
VfB Stuttgart a payé $4.5M et Mattersburg a accepté — toute l’histoire tient en une phrase. La version longue parle de masse salariale et sera racontée toute la saison.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Marcel Kalajdzic et Mattersburg s'accordent pour 5 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Mattersburg a demandé et Altach a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Alexander Posch était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
$32.7M sur la table chez Brentford. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
VfB Stuttgart a demandé et Eintracht Frankfurt a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
VfB Stuttgart est allé voir Mattersburg avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de VfB Stuttgart entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Deniz Undav et VfB Stuttgart s’accordent pour 3 années de plus.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à VfB Stuttgart, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« On me l'a dit franchement, et je préfère ça. » L'entraîneur de VfB Stuttgart a été clair sur la situation de Dan-Axel Zagadou, ce que beaucoup n'obtiennent jamais.
L’offre de Hamburger SV pour Marcel Kalajdzic a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Notes des joueurs03/08/2026
Dejan Posch ne pouvait rêver mieux pour sa première — 7.35
Les débuts se survivent, ils ne se savourent pas. Celui-ci s'est savouré : 7.35, 0 buts, et un entraîneur à qui l'on demande déjà s'il sera titulaire la semaine prochaine.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mattersburg des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
L'approche a été faite et la réponse est revenue en une phrase. Il n'y a aucun chiffre sur la table parce qu'aucun chiffre n'aurait suffi.
Effectif03/08/2026
Konrad Lindner s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
À 18 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.