Un soutien public, et du genre qui coûte cher à un entraîneur s'il se trompe. Ryan Nelson s'est entendu dire devant tout le monde que la place était la sienne.
6e place, 9 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Canterbury United va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Le nom de Liberato Barbarouses est apparu dans des conversations dont Canterbury United ne faisait pas partie. Rien d'officiel, rien de signé — mais rien d'accidentel non plus.
« Je ne suis pas parti pour regarder. Je veux revenir à Canterbury United et me battre pour ma place. » 0 matches sur 25 à Wellington Phoenix disent le reste.
Il l'a appris comme les autres, une heure avant, sur une feuille punaisée au mur. Personne à Canterbury United n'a prétendu qu'il s'agissait d'autre chose que d'une décision le concernant.
La concurrence est arrivée sans qu'on lui en dise un mot. Ryan Nelson garde le maillot pour l'instant, à la convenance de Canterbury United et non à la sienne.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Canterbury United n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Canterbury United ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Ryan Nelson et Canterbury United s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.