L’indemnité était convenue, le vol déjà regardé — puis le téléphone a cessé de sonner. Deportivo Lara est passé à autre chose, Francisco Otero se représente à Llaneros, et tout le monde fait comme si lundi n’était qu’un lundi.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Llaneros s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Effectif04/01/2027
Marlon Rivero obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Marlon Rivero vient de signer au Llaneros, et pour une fois la réponse comptait.
Francisco Moreno et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a 20 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.
Il a 19 ans, et personne à Llaneros ne l'a signé pour cette saison. Ces opérations se jugent dans quatre ans, par des gens qui ne seront peut-être plus là.
Effectif04/01/2027
Richard Ramirez s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
En bref
Le bancDaniel Soteldo est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
1‑0. Le football continental est l'endroit où un club découvre ce qu'il est réellement, et le Llaneros est bien sorti de cette découverte face à Nacional.
Match09/12/2026
Rafael Otero l'emporte alors que l'arbitre aurait dû siffler
92e minute. Rafael Otero a trouvé la finition dans un temps qui n'existait qu'à cause des arrêts précédents, et Nacional est passé du point à rien en un seul mouvement.
Notes des joueurs14/12/2026
Aucune trace de nervosité chez Rafael Otero à 20 ans — 7.77
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Rafael Otero n'en avait pas besoin : 7.77, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Dribbles réussis : 26. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Cela durait depuis 8 matchs. Les joueurs n'ont pas célébré comme des hommes qui viennent de gagner un match ; ils ont célébré comme des hommes qu'on vient de libérer de quelque chose.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 20 ans qu'il considère comme le sien. Rafael Otero l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Une demande de prêt adressée à Carabobo : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Effectif14/12/2026
Richard Ramirez s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Sergio Otero sur un 1‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Victor Murillo touché aux ligaments du genou — 24 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 24 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Llaneros des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif23/11/2026
Des mots à l'entraînement du Llaneros sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Richard Ramirez en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Francisco Otero y figure.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Oscar Machis, et l’entraîneur a laissé faire.
En bref
Le bancCarlos Rincon frappe à la porte de l'entraîneur
Francisco Moreno et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Carlos Rincon, et l’entraîneur a laissé faire.
Effectif12/10/2026
Des mots à l'entraînement du Llaneros sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Richard Ramirez en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Cristian Cordova y figure.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Llaneros sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 15 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
2‑4 face à Atletico Nacional. Le football continental ne pardonne rien de ce qu'un championnat domestique laisse passer, et cette soirée a servi à découvrir lesquelles de ces choses le club traîne encore.
Dribbles réussis : 28. Chaque fois qu'il touchait le ballon, quelqu'un devait choisir, et chaque fois le choix était mauvais.
Notes des joueurs21/09/2026
Aucune trace de nervosité chez Francisco Otero à 20 ans — 8.28
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Francisco Otero n'en avait pas besoin : 8.28, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Llaneros peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Francisco Moreno et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
6 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Llaneros et d'Atletico Nacional à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
En bref
Le bancLe verdict de l'entraîneur
EffectifRichard Ramirez s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
Le bancLa feuille de match a tout dit sur David Arango
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers David Martinez, et l’entraîneur a laissé faire.
Effectif31/08/2026
Richard Ramirez s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Un soutien public, et du genre qui coûte cher à un entraîneur s'il se trompe. Richard Soteldo s'est entendu dire devant tout le monde que la place était la sienne.
29 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Llaneros perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Francisco Moreno et Llaneros s’accordent pour 5 années de plus.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Llaneros des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Une victoire 2‑0 contre Deportivo Lara, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Richard Ramirez était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 2‑0, Sergio Otero pouvait se permettre d'être généreux.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Daniel Soteldo s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.