Doublé, et l'après-midi appartient à Bamidele Yusuf — 9.02
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Bamidele Yusuf l'a provoqué, et le 9.02 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Dribbles réussis : 22. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Bamidele Yusuf était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Le panneau était levé, la victoire était acquise, et puis Diosgyor a marqué. Il n'existe pas de pire minute pour encaisser, et le stade s'est vidé dans le silence qui suit celle-là.
Cela fait un titre médiocre et c'est la raison pour laquelle les joueurs croient à la promesse suivante. Le Haladas a dit à Nikola Leković que quelque chose arriverait, et c'est arrivé — ce qui, dans ce métier, passe pour remarquable.
Il l'a appris comme les autres, une heure avant, sur une feuille punaisée au mur. Personne à Haladas n'a prétendu qu'il s'agissait d'autre chose que d'une décision le concernant.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Janos Nikolic après le nul 2‑2, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Bamidele Yusuf ne s'éteignent pas
La 85e minute, la moitié du stade déjà vers la sortie, et Kristian Eriksen a décidé que personne n'irait nulle part. Puskas Akademia n'avait plus le temps de répondre.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Haladas des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Kristian Eriksen. 1‑0 contre Puskas Akademia, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Quelque chose a été dit à Bamidele Yusuf, et puis c'est arrivé. Dans ce métier, cela passe pour remarquable, et le vestiaire l'a remarqué plus vite qu'aucun supporter n'aurait pu.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Le banc16/11/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Janos Nikolic a fait court après la victoire 1‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
Une victoire 2‑0 contre Honved, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Szabolcs Kleinheisler et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Occasions créées : 10. Rien sur la feuille des buteurs et tout dans le match : la passe avant la passe, encore et encore, jusqu'à ce que la défense cesse de deviner juste.
15 tentatives, aucune dedans. Il s'est trouvé aux bons endroits tout l'après-midi, ce qui est le plus dur, et a mal fait le plus facile : un entraîneur peut vivre avec cela.
Le banc02/11/2026
Quelqu'un d'autre est meilleur que Norbert Szalai en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Matteo Dagasso et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Dribbles réussis : 19. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
15 points à mi-chemin. La première moitié d'une saison est une promesse ; la seconde est une facture, et la ville va bientôt savoir laquelle des deux celle-ci était.
Effectif12/10/2026
8 nouveaux visages, et le Haladas apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Quelque chose a été dit à Olivér Tamás, et puis c'est arrivé. Dans ce métier, cela passe pour remarquable, et le vestiaire l'a remarqué plus vite qu'aucun supporter n'aurait pu.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Le dispositif voulait un autre profil face à cet adversaire : une vraie réponse de football et aucun réconfort pour l'intéressé. Il n'a rien fait de mal et il n'a pas joué.
Le public a attendu un but qui n'est jamais venu. Paksi a défendu en nombre et est reparti avec ce qu'il était venu chercher, et les deux équipes pourraient jouer encore sans inquiéter la feuille de match.
15 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Haladas perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
On ne perd pas un match de football plus cruellement. Le Haladas a marqué à la 92e, l'engagement a à peine eu lieu, et le parcage visiteur était encore debout au coup de sifflet.
Roland Paku et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Noté 8.13 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Le banc28/09/2026
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Janos Nikolic, sur une victoire 1‑0 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
14 actions défensives et un clean sheet au bout. L'après-midi d'un défenseur ne peut se raconter que par ce qui n'est pas arrivé : voilà pourquoi personne n'en fait un résumé et pourquoi tous les entraîneurs de la division le prendraient.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Andre Boakye
23 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Haladas perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Haladas des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il a 19 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
2 buts avant que le stade ait fini d'arriver. MTK Budapest a passé le reste de l'après-midi à jouer un match déjà décidé, et tout le monde dans l'enceinte le savait.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 2‑1, Janos Nikolic pouvait se permettre d'être généreux.
Andre Boakye touché aux ligaments du genou — 44 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 44 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Éliminé, 0‑1 contre Ujpest, et le long débat sur lequel des petits moments a tout décidé. Il ne reste plus que le championnat, et tout le monde le sait.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Norbert Szalai ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
L’offre de Fehervar pour Viktor Orban a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Haladas peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Dribbles réussis : 24. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Ferencvaros paie $1.7M, et l'affaire est conclue. Le chiffre se lit bien dans un bilan ; savoir s'il se lira aussi bien sur le terrain est la question de la saison prochaine.
Nikola Leković et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
L’offre de Bekescsaba pour David Orban a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
2 buts, et le second a clos le débat. Note de 8.26, et avec un peu plus de réussite au premier poteau il en aurait eu un troisième.
Notes des joueurs17/08/2026
Norbert Szalai, 19 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.99
Une note de 7.99 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 19 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Haladas des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Les tribunes17/08/2026
Le Haladas dépense $3.7M pour la recrue que la ville réclamait
C'est l'enchaînement le plus rare du football : les supporters demandent quelque chose, et le club le fait. $3.7M pour Bamidele Yusuf, et pendant une semaine personne ne se plaint de rien.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
En bref
Le bancSzabolcs Bese se fait reprendre par l'entraîneur