Camilo Mancilla touché aux ligaments du genou — 19 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 19 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Une victoire 2‑0 contre Tigres, une place au tour suivant, et le petit calcul silencieux que fait chaque supporter sur le chemin du retour : combien encore avant une finale ?
Quatre-vingt-dix minutes de presque rien, puis tout d'un coup. Le but est tombé à la 85e, et Deportivo Pasto a passé le reste du match à discuter avec l'arbitre plutôt qu'à courir après le ballon.
À 19 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Víctor Cantillo, et l’entraîneur a laissé faire.
Deportivo Pasto a fait suer La Equidad, mais le tableau d'affichage indiquait 1‑0 à la fin, et le classement ne demande jamais comment.
Effectif01/03/2027
Des mots à l'entraînement du La Equidad sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Toni Villa en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
En bref
Notes des joueursFelipe Vargas les a provoqués tout le match
Une blessure au genou de la pire espèce pour Camilo Mancilla
27 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le La Equidad perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Le plus dur, à 19 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Francisco Barrios n'en avait pas besoin : 8.08, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de La Equidad, et elle ne sera pas retirée.
« Je n'ai jamais voulu être ailleurs. Il reste du travail ici. » Edwin Laszo s'engage avec La Equidad pour 3 années de plus.
Effectif22/02/2027
Des mots à l'entraînement du La Equidad sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Toni Villa en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
100 matchs sous ce maillot, à travers les entraîneurs, les relégations et tout le reste. Une telle fidélité disparaît du football, et le public sait ce qu'il regarde.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 4‑0, James Vargas pouvait se permettre d'être généreux.
Camilo Mancilla touché aux ligaments du genou — 76 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 76 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
L’indemnité était convenue, le vol déjà regardé — puis le téléphone a cessé de sonner. Independiente Medellin est passé à autre chose, Francisco Barrios se représente à La Equidad, et tout le monde fait comme si lundi n’était qu’un lundi.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à Monterrey ne le dit, et personne à La Equidad n'apprécie de devoir deviner.
Un accord qui n'était plus qu'à un coup de fil à midi était mort à minuit. La Equidad réessaiera à l'ouverture du prochain mercato ; Deportivo Pasto ne sera peut-être plus vendeur d'ici là.
Effectif11/01/2027
Toni Villa s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Wilmar Perez et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je respecte l'entraîneur et je ne vais pas rester assis à prétendre que je suis heureux. » C'est la phrase la plus courante du football, et elle n'a jamais été la fin d'une histoire.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Chifle y figure.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Camilo Ordóñez a noté la date.
En bref
Le bancFelipe Vargas demande à parler à l'entraîneur
84 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. La Equidad perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de La Equidad on a commencé à prononcer son nom au passé.
Les clubs se sont serré la main avec Deportivo Pasto ; le joueur, pas encore. Les conditions personnelles viennent ensuite, et c'est là que meurent plus de transferts qu'on n'en imprime.
Une distinction individuelle est une chose étrange dans un sport collectif, et les meilleures ne se discutent jamais. Il a connu l'année qui se termine par la lecture de son nom, et le La Equidad en a profité.
Jose Cardona était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Fabian Banguero, et l’entraîneur a laissé faire.
« Je n'ai jamais voulu être ailleurs. Il reste du travail ici. » Felipe Vargas s'engage avec La Equidad pour 5 années de plus.
Le banc04/01/2027
Alfredo Caicedo est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au La Equidad ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
José Yegüez touché aux ligaments du genou — 26 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 26 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au La Equidad des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Effectif23/11/2026
6 nouveaux visages, et le La Equidad apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Chifle ne s'éteignent pas
Une blessure au genou de la pire espèce pour José Yegüez
43 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le La Equidad perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
0‑0. Le football continental est l'endroit où un club découvre ce qu'il est réellement, et le La Equidad est bien sorti de cette découverte face à Newell's Old Boys.
Wilmar Perez et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Cela leur arrive à tous et cela reste le paragraphe le plus difficile qu'un journal local ait à écrire. 39 ans, 3 points en dessous de ce qu'il était, et un corps qui a commencé à percevoir des intérêts sur une carrière.
Un joueur qui se voyait titulaire a regardé depuis le banc. L'entraîneur parlera d'un choix pour l'équipe ; Julián Guevara emploiera un autre mot en privé.
Il n'est pas écarté. Il n'y a simplement nulle part, dans le dispositif que joue La Equidad, où placer un homme qui fait ce qu'il fait, et c'est plus dur à entendre que n'importe quelle feuille de match.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 0‑0, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Alfredo Caicedo y figure.
Personne au La Equidad ne suggère qu'il est en méforme. L'entraîneur voulait simplement d'autres qualités pour quatre-vingt-dix minutes précises, et il n'existe aucun entraînement contre cela.
51 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. La Equidad perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
26 points, et le reste de la division qui lève les yeux. Toute équipe qui finit première passe la saison à faire semblant de ne pas y penser, et celle-ci a commencé à faire semblant.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Wilmar Perez, et l’entraîneur a laissé faire.
Le conseil a répondu par de l'argent plutôt que par des encouragements, la seule réponse qu'un entraîneur attende jamais. Bien le dépenser est désormais son affaire à lui seul.
Dribbles réussis : 15. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Cristian Falcao ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le La Equidad a profité de chacun de ces après-midi.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » La Equidad n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Wilmar Perez et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Ivan Castillo et La Equidad s’accordent pour 5 années de plus.
Cela leur arrive à tous et cela reste le paragraphe le plus difficile qu'un journal local ait à écrire. 39 ans, 3 points en dessous de ce qu'il était, et un corps qui a commencé à percevoir des intérêts sur une carrière.
Le temps d'un week-end, à 19 ans, aucun joueur de son âge dans la division n'a fait mieux. Ce n'est pas une fondation pour une carrière, et pourtant chacun s'en sert comme telle sans le dire.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Chifle y figure.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Víctor Cantillo : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et La Equidad qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à La Equidad. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
En bref
MercatoLa Equidad fait ses courses là où c’est gratuit
1‑1 face à Colo-Colo, et une prestation que l'on décrira jusqu'à la fin de la saison à ceux qui n'étaient pas là. Chifle est au centre de cette description.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au La Equidad des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Dribbles réussis : 18. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Encaisser est une chose ; la réponse dit quelque chose d'un vestiaire. Javier Sinisterra a remis le La Equidad à égalité en 1 minutes, et Deportivo Pereira n'a jamais pu jouer avec une avance.
L'erreur d'un défenseur, quelqu'un la nettoie ; celle d'un gardien finit au fond. Il l'a su avant que le ballon franchisse la ligne, et tout le stade aussi.
Le banc21/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 2‑3 James Vargas a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
5 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
32 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. La Equidad perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
0‑3 contre America de Cali, et aucune réclamation qui résiste au ralenti. L’entraîneur a parlé de caractère ; les tribunes ont choisi des mots plus courts.
« Je sais ce que les gens vont dire. Je sais ce que je veux, et c'est ici. » Arouca avait l'indemnité convenue et le maillot prêt ; il n'avait pas le joueur, et il ne l'aura pas.
L’offre de Arouca pour Luis Torres a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Dribbles réussis : 24. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Un nom de plus sur la liste : Arouca a posé la question que tout le football se pose au sujet de Hugo Hurtado. La réponse de La Equidad n’a pas changé — pour l’instant.
Wilmar Perez et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.