Une blessure au genou de la pire espèce pour Salomon Herrera
53 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Llaneros perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Les os se ressoudent. C'est la seule chose clémente dans cette blessure et la raison pour laquelle le Llaneros en parlera plus ouvertement que d'un genou. Il reviendra, et à peu près quand ils le disent.
4 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Llaneros des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il a fallu un but de Darwin Moreno pour ramener quelque chose : 1‑1 contre Estudiantes de Caracas, et la moitié du vestiaire parlera d’un point de gagné.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 1‑1, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
En bref
Le bancVictor Ramirez veut un vrai rôle dans cette équipe
Notes des joueursL'après-midi est passé par Darwin Moreno
Notes des joueursErick Sarmiento passe l'après-midi à fauter
9 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Fernando Ramirez était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Mené, et battu pour quiconque regardait honnêtement, jusqu'à la 87e minute. Estudiantes de Merida avait les points en poche et un coin du stade y croyait encore, ce qui est en général le moment où cela arrive.
Victor Ramirez est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Llaneros ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
On l'expliquera comme un changement pour l'équipe, et c'en est peut-être un. Personne qui l'a porté n'y croit, pas plus que l'homme à qui on vient de le retirer.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Daniel Osorio après le nul 1‑1, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
Freddy Garcia était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Salomon Herrera y figure.
Contrat soldé, poignées de main, aucune indemnité versée. Victor Rondon quitte Llaneros par la porte discrète, et la masse salariale respire un peu mieux.
Paulo Cunha touché aux ligaments du genou — 88 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 88 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 9 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Llaneros peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
6 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Llaneros va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Freddy Garcia était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Darwin Moreno et Llaneros s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑2, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
En bref
DirectionJour d'intégration au centre de formation du Llaneros
96 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Llaneros perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Freddy Garcia et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Llaneros a demandé et Deportivo Riestra a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Fernando Ramirez, et l’entraîneur a laissé faire.
Une demande de prêt adressée à Racing Club : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
On a demandé à Olimpia s'il accepterait de le prêter. Un prêt se conclut vite ou pas du tout, et celui-ci sera l'un ou l'autre d'ici le week-end.
Le banc28/06/2027
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Daniel Osorio ne le cachait pas après 2‑2, et personne dans le vestiaire de Llaneros non plus.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Llaneros, et elle ne sera pas retirée.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 6 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Freddy Garcia et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Victor Soteldo, et l’entraîneur a laissé faire.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Darwin Moreno. 1‑0 contre Mineros de Guayana, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Dribbles réussis : 16. Chaque fois qu'il touchait le ballon, quelqu'un devait choisir, et chaque fois le choix était mauvais.
Notes des joueurs24/05/2027
Personne sur la pelouse n'est arrivé à la cheville de Darwin Moreno
7.98, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Llaneros avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
Le banc24/05/2027
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Daniel Osorio a fait court après la victoire 1‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
Personne ne le confirmera et rien d'autre n'explique les compositions du dernier mois. Une erreur coûteuse achète à un joueur une période de doublure toujours plus longue que l'erreur elle-même.
En bref
Le bancSalomon Herrera est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Notes des joueursVictor Ramirez n'est jamais entré dans le match
MercatoLes rumeurs autour de Fernando Ramirez ne s'éteignent pas
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Llaneros va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Fernando Ramirez était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Notes des joueurs22/03/2027
Paulo Cunha a fait le travail que personne ne compte — 6.87
11 actions cumulées et 6.87. Le travail qu'il fait se voit à ce que les autres ont l'air bons, et la seule façon fiable de le remarquer est de regarder ce qui se passe les après-midi où il manque.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Daniel Osorio après le nul 0‑0, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Llaneros, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Roberto Arango, et l’entraîneur a laissé faire.
Face à cet adversaire, l'entraîneur voulait un autre profil : une raison purement footballistique, et qui ne console personne. Aucune faute à lui reprocher, et pas une minute de jeu.
Match20/03/2027
Un point de pris ou deux de perdus pour Llaneros ?
Quatre-vingt-dix minutes, aucun but, et le débat a commencé avant que le parking ne se vide : un point de gagné, ou deux de laissés contre Deportivo Tachira ? On en parlera encore jeudi.
2 buts d'avance, puis l'abandon lent de tout ce qui avait été gagné. Darwin Moreno ne sera pas le coupable désigné, mais personne au Llaneros n'échappe à la conversation qui suit un effondrement pareil.
Notes des joueurs15/03/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Darwin Moreno — 8.50
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Darwin Moreno l'a provoqué, et le 8.50 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Freddy Garcia et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Il a fallu un but de Darwin Moreno pour ramener quelque chose : 2‑2 contre Metropolitanos, et la moitié du vestiaire parlera d’un point de gagné.
Le banc15/03/2027
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Daniel Osorio a choisi la version du verre à moitié plein de ce 2‑2 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Personne au Llaneros ne suggère qu'il est en méforme. L'entraîneur voulait simplement d'autres qualités pour quatre-vingt-dix minutes précises, et il n'existe aucun entraînement contre cela.
Déplacé, sorti avant l'heure, chargé de courir pour les autres : Erick Sarmiento en a assez d'être utile et aimerait être titulaire. À Llaneros, on le sait, et depuis des semaines.
0‑1 pour Estudiantes de Caracas, et aucune réclamation digne d'être imprimée. La prestation ne réclamait rien de plus que ce qu'elle a obtenu.
Le banc08/02/2027
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Daniel Osorio a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Andres Murillo ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le Llaneros a profité de chacun de ces après-midi.
Face à cet adversaire, l'entraîneur voulait un autre profil : une raison purement footballistique, et qui ne console personne. Aucune faute à lui reprocher, et pas une minute de jeu.
« Je ne demande à personne d'être meilleur qu'il n'est. Je demande à chacun d'être aussi bon qu'il l'est, chaque semaine. » Dit à voix haute, devant tout le monde, et le vestiaire de Llaneros n'était plus le même ensuite.
Les os se ressoudent. C'est la seule chose clémente dans cette blessure et la raison pour laquelle le Llaneros en parlera plus ouvertement que d'un genou. Il reviendra, et à peu près quand ils le disent.
Llaneros a demandé et Atletico Nacional a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
16 jours, dit l’examen — et les examens sont plus cléments que la réalité. Les matchs de cette période viennent de devenir le travail de quelqu’un d’autre.
Llaneros a passé le coup de fil à Deportes Tolima. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
On a demandé à Atletico Nacional s'il accepterait de le prêter. Un prêt se conclut vite ou pas du tout, et celui-ci sera l'un ou l'autre d'ici le week-end.
Llaneros a passé le coup de fil à Racing Club. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que David Murillo n’aura rien signé — un contrat à Llaneros ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Llaneros peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Freddy Garcia et Llaneros s’accordent pour 3 années de plus.
Freddy Garcia et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il n'est pas écarté. Il n'y a simplement nulle part, dans le dispositif que joue Llaneros, où placer un homme qui fait ce qu'il fait, et c'est plus dur à entendre que n'importe quelle feuille de match.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 1‑2, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Llaneros n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.