Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Avangard des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Personne au Avangard ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Dmitry Polukhin
34 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Avangard perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Denis Traigel a 21 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
8e place, 7 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Alexey Sukharev et Avangard s’accordent pour 3 années de plus.
En bref
EffectifDes mots à l'entraînement du Avangard sur qui travaille vraiment
Krystian Mucha l'emporte alors que l'arbitre aurait dû siffler
90e minute. Krystian Mucha a trouvé la finition dans un temps qui n'existait qu'à cause des arrêts précédents, et Dinamo Vladivostok est passé du point à rien en un seul mouvement.
À 22 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Avangard des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Vladislav Tereshkin, et l’entraîneur a laissé faire.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Noté 7.40 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à Avangard, le meilleur homme du terrain était le leur.
8 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Les tribunes05/10/2026
Une correction en coupe chez Zenit laisse le Avangard s'expliquer
0-4, et bien avant la fin le parcage visiteur était passé des encouragements à quelque chose de nettement plus acéré. Personne n'appelle une émission pour une défaite serrée.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Avangard, et elle ne sera pas retirée.
Alexey Sukharev était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.