Les supporters s'organisent contre la direction de Masr El Makasa
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 7 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 22 ans qu'il considère comme le sien. Ramadan Marwan l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 2‑2, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Un carton dont personne n'avait besoin, un soir où le match était déjà gagné. Masr El Makasa perdent un joueur pour la raison la plus évitable qui soit.
Le banc25/03/2030
Quelqu'un d'autre est meilleur que Ali Gabr en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
Michel Babatunde touché aux ligaments du genou — 40 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 40 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
12 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Masr El Makasa va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Ce n'est plus une ambiance dans les tribunes mais quelque chose d'organisé. Une direction peut ignorer longtemps une mauvaise atmosphère ; elle ne peut pas ignorer ce stade-là très longtemps.
L'entraîneur les a retenus et a dit ce qu'il avait à dire. Une réponse est attendue samedi ; à défaut, les questions monteront d'un étage.
Le banc25/02/2030
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑3, livrées par Mohamed Sobhi à une salle qui les avait déjà entendues.
Chaque ballon est désormais pesé, dans la presse et ailleurs. Certains grandissent là-dedans, d'autres s'y abîment en silence, et on ne sait jamais lequel à l'avance.
En bref
Le bancQuelqu'un d'autre est meilleur que Ali Gabr en ce moment
Le bancL'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Ibrahim Warda
68 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Masr El Makasa perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Les tribunes28/01/2030
Les supporters s'organisent contre la direction de Masr El Makasa
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 8 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Masr El Makasa est allé voir Al Ahly avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 4 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 1‑2, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
103 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Masr El Makasa perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Ramadan Trezeguet, et l’entraîneur a laissé faire.
Un milieu se mesure à la question de savoir si l'équipe fonctionne quand il est sur le terrain, ce qui est quasi invisible et parfaitement évident après coup. 10 actions, 6.99, et un entraîneur qui ne le remplacera pas de sitôt.
Le banc24/12/2029
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 1‑2, livrées par Mohamed Sobhi à une salle qui les avait déjà entendues.
Chaque ballon pesé, chaque déclaration décortiquée, chaque erreur repassée en boucle. Certains joueurs grandissent avec cela ; d'autres en sont discrètement brisés ; personne ne sait lesquels avant que ce soit fini.
Personne ne le confirmera, et les feuilles de match le confirment chaque semaine. Une erreur lui a valu une période comme deuxième choix déjà plus longue que l'erreur ne le méritait.
À 19 ans, Mohamed Warda est le dernier nom sorti du centre de formation à recevoir un maillot de l'équipe première.
Mercato24/12/2029
Les rumeurs autour de Walid Hassan ne s'éteignent pas
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Masr El Makasa sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Amr Zaki touché aux ligaments du genou — 39 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 39 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Michel Babatunde, et l’entraîneur a laissé faire.
Le banc26/11/2029
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Mohamed Sobhi a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Karim Sobhi et Masr El Makasa s’accordent pour 3 années de plus.
« On me l'a dit franchement, et je préfère ça. » L'entraîneur de Masr El Makasa a été clair sur la situation de Amr Zaki, ce que beaucoup n'obtiennent jamais.
Personne ne le confirmera et rien d'autre n'explique les compositions du dernier mois. Une erreur coûteuse achète à un joueur une période de doublure toujours plus longue que l'erreur elle-même.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Masr El Makasa, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Walid Hassan ne s'éteignent pas
4 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Mohamed Warda et Masr El Makasa s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Mohamed Sobhi après le nul 2‑2, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Mahmoud El Nenny, et l’entraîneur a laissé faire.
Personne ne le confirmera et rien d'autre n'explique les compositions du dernier mois. Une erreur coûteuse achète à un joueur une période de doublure toujours plus longue que l'erreur elle-même.
« Je préfère le lui dire en face que le lire dans le journal. » C'est le joueur qui a demandé l'entretien, et cela dit à peu près tout.
Mercato29/10/2029
Les rumeurs autour de Walid Hassan ne s'éteignent pas
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Masr El Makasa sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
Le banc01/10/2029
Quelqu'un d'autre est meilleur que Michel Babatunde en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
Pas un nouveau contrat, pas un nouveau numéro : une nouvelle place dans la tête de l'entraîneur, la seule promotion qui compte vraiment dans le football. Kássio vient d'y monter.
Zéro à zéro, et guère d'occasion digne de ce nom. Al Gaish est venu défendre et est reparti avec exactement ce qu'il cherchait.
Le banc01/10/2029
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Ibrahim Warda
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Masr El Makasa sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Les supporters s'organisent contre la direction de Masr El Makasa
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Les dirigeants ont cessé d'afficher publiquement leur soutien à l'entraîneur. Dans le football, c'est en général l'étape qui précède le communiqué laconique.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Masr El Makasa a fait le plus dur avec Zamalek, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Masr El Makasa des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Ibrahim Warda est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Ahmed Fathy est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Shikabala El Shenawy a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Bassem Hamdi est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Une demande de prêt adressée à Zamalek : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
En bref
Le bancFathy Mohsen demande à parler à l'entraîneur
EffectifAli Kahraba : « Je ne suis pas un remplaçant »
DirectionLe centre de formation de Masr El Makasa justifie son existence