L'offre était très loin du compte et Aiglons n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Notes des joueurs01/02/2027
Ali Souleymane, 15 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.62
Une note de 7.62 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 15 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Direction01/02/2027
Clôture du mercato : 1 à l'entrée, 1 à la sortie
Voilà les affaires faites à Aiglons jusqu'à la réouverture du mercato. Savoir si c'était suffisant se décidera le samedi plutôt que dans une chronique, et le premier samedi est proche.
« Je regarde tous les matchs de Aiglons d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à CotonTchad suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Yannick Masra et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Effectif01/02/2027
Yannick Saleh s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
AS Algoy voudra vite oublier celui-là : 4‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. CotonTchad a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
Deux buts et un 9.11 pour aller avec. On juge les attaquants sur des après-midi comme celui-ci et on s'en souvient de bien moins qu'on ne l'imagine.
Notes des joueurs18/01/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Zaid Karouch — 8.42
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Zaid Karouch l'a provoqué, et le 8.42 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Aiglons garde son homme, et CotonTchad retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Hassan Mbainaissem et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Saleh Moustapha sur un 4‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
En bref
EffectifLe meilleur de la division le week-end dernier était un joueur du CotonTchad
Aiglons a demandé et Stars Jeunes Talents a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Joël Djingar et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Effectif04/01/2027
Mouctar Kodji s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
9 points à mi-chemin. La première moitié d'une saison est une promesse ; la seconde est une facture, et la ville va bientôt savoir laquelle des deux celle-ci était.
« Je regarde tous les matchs de Aiglons d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à CotonTchad suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Fabien Djedanoum ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le Aiglons a profité de chacun de ces après-midi.
Yannick Saleh et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑1, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
US Moursal au programme, et un homme du vestiaire de Aiglons connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
En bref
Le bancJoël Djingar frappe à la porte de l'entraîneur
À 36 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.31 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Effectif23/11/2026
Une blessure musculaire éloigne Younes Rachid pendant 14 jours
Personne ne fait un documentaire sur un ischio-jambier et tout le monde dans ce métier le redoute. Le CotonTchad sera prudent sur la date de retour, car la seconde est toujours pire que la première.
3 victoires d’affilée changent l’échauffement des adversaires : plus silencieux, plus de regards en coin. Les séries s’arrêtent, tout le monde le sait — mais personne dans ce vestiaire ne le prévoit.
El Mehdi El Bassil et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Une victoire 2‑0 contre AS PSI, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Le banc23/11/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Saleh Moustapha a fait court après la victoire 2‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
Un week-end, jugé face à celui de tous les autres. Zakaria Hadraf en est ressorti premier, et pour la plupart des footballeurs une récompense hebdomadaire est le seul trophée qu'une carrière produit.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Ahmat Djimet, et l’entraîneur a laissé faire.
En bref
EffectifDes débuts en équipe première à 17 ans pour Marius Oumar
Doublé, et l'après-midi appartient à Younes Rachid — 8.97
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Younes Rachid l'a provoqué, et le 8.97 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Hicham El Aroui était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Younes Rachid. 3‑1 contre Aiglons, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 14 ans qu'il considère comme le sien. Hassan Mahamat l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 3‑1, Saleh Moustapha pouvait se permettre d'être généreux.
AS PSI au programme, et un homme du vestiaire de CotonTchad connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Il y en a exactement un par carrière et cela ne se passe généralement pas ainsi. 1 au tableau d'affichage, 8.04 à côté du nom, et un public qui ne l'avait jamais vu et scandait son nom à la fin.
2 buts, et le second a clos le débat. Note de 9.67, et avec un peu plus de réussite au premier poteau il en aurait eu un troisième.
Notes des joueurs09/11/2026
Fabien Djedanoum, 20 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.82
Une note de 7.82 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 20 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Aiglons s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Ezechiel Ngaradoumbe est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
0‑1 pour AS Etat Major, et aucune réclamation digne d'être imprimée. La prestation ne réclamait rien de plus que ce qu'elle a obtenu.
Effectif09/11/2026
Mouctar Kodji s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« J'ai tout donné ici et j'ai besoin d'un nouveau défi. » La demande est officielle, et la relation ne sera plus jamais tout à fait la même.
Notes des joueurs02/11/2026
Madaoua Tchiva, 19 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.73
Une note de 7.73 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 19 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le CotonTchad a affaire à un homme qui veut un autre pays.
Hicham El Aroui et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
11 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
À 23 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Joël Djingar et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Ezechiel Adoum est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
À 24 ans, la progression est censée être terminée. Elle ne l'est pas : 4 points au-dessus du repère pris en début d'année, ce qui arrive aux joueurs qui prennent au sérieux les parties ennuyeuses du métier.
Effectif12/10/2026
Des mots à l'entraînement du Aiglons sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Oumar Hissein en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Je regarde tous les matchs de Aiglons d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à CotonTchad suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Le banc12/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Djibrine Adoum a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Djibrine Hissein, et l’entraîneur a laissé faire.
À 32 ans, la progression est censée être terminée. Elle ne l'est pas : 3 points au-dessus du repère pris en début d'année, ce qui arrive aux joueurs qui prennent au sérieux les parties ennuyeuses du métier.
1 garçons montent, et quelque part dans le bâtiment ceux qui les entraînaient à douze ans vivent en silence la meilleure matinée de leur année de travail. Rien de tout cela n'apparaît dans un résultat, et c'est pour cela que le centre existe.
La paperasse est bouclée bien avant le joueur. Issa Djimet s'est engagé à venir à l'expiration de son contrat actuel, ce qui veut dire que le CotonTchad a remplacé un budget d'été par un coup de téléphone.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Oumar Ngaradoumbe a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
13 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
Direction05/10/2026
Aucun investissement dans les installations du CotonTchad
Rien de tout cela ne figurera dans un communiqué. Un projet est monté, est redescendu refusé, et la version du club qui aurait existé dans trois ans a discrètement cessé d'être possible.
Le haussement d'épaules a disparu, la langue vient, et il discute à l'entraînement comme quelqu'un qui compte être là l'an prochain. La moitié de la valeur d'une recrue est là, et rien n'en apparaît sur le montant.
Mercato clos à CotonTchad : 22 en plus, 1 en moins
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 22, départs : 1, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à AS Algoy ne le dit, et personne à CotonTchad n'apprécie de devoir deviner.
Les recrues arrivent avec une image du club en tête, et celle de celui-ci était plus grande que le bâtiment. Il jouera bien et il partira, dans cet ordre, et tout le monde le sait.
Il fait chaque samedi des choses auxquelles personne autour de lui ne sait répondre. C'est flatteur pendant une saison et un problème ensuite, et CotonTchad sait à quel stade il en est.
12 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Il n'est pas écarté. Il n'y a simplement nulle part, dans le dispositif que joue CotonTchad, où placer un homme qui fait ce qu'il fait, et c'est plus dur à entendre que n'importe quelle feuille de match.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Léger Djimrangar en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
Une demande de prêt adressée à AS Algoy : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Chaque système a ses postes et celui-ci n'a pas le sien. CotonTchad changera de système, changera son rôle ou changera son club, et il attend de savoir lequel.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le CotonTchad n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Gérard Diarra n’aura rien signé — un contrat à CotonTchad ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Une audition longue d'une saison : Aiglons en reste propriétaire, mais le maillot et les minutes sont à CotonTchad. Un prêt est un pari que les deux clubs croient gagner.
Yannick Masra était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. AS Etat Major garde son homme, et Aiglons retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Effectif10/08/2026
Yannick Saleh s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Narcisse Mahamat est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Ali Mbainaissem est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Abdramane Adoum est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Issa Mbaiguedem est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Mouctar Kodji et Aiglons s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.