93 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Colegiales perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Enzo Ribeiro et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Juan Martín Figueroa après 0‑1, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Uberney Rovira y figure.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Colegiales sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
121 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Colegiales perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Sarmiento a conclu sur un 0‑1. La saison se réduit au championnat, et le stade l'avait compris bien avant le coup de sifflet final.
Notes des joueurs26/04/2032
Aucune trace de nervosité chez Ricardo Peralta à 17 ans — 7.86
Le plus dur, à 17 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Ricardo Peralta n'en avait pas besoin : 7.86, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Juan Francisco Martín était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Diego Rojas. 2‑1 contre San Martín, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 17 ans qu'il considère comme le sien. Ricardo Peralta l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Colegiales ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Facundo Godoy était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Gael Méndez, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Enzo Trinidad : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Colegiales qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Le banc29/03/2032
Daniel Iglesias est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Colegiales ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Facundo Godoy s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
48 joueurs formés dans un centre désormais noté 4 sur 20. Un club de cette taille ne survit pas autrement, et en ville on connaît chaque nom de la liste.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Lucas González n’aura rien signé — un contrat à Colegiales ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 30 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Colegiales ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Colegiales s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
5 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Colegiales ne peut dire quelle semaine.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Colegiales des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Lucas González en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Colegiales ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Lucas González et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Direction02/02/2032
6 jeunes du centre passent chez les pros à Colegiales
Des numéros de l'équipe première remis à des gamins que les éducateurs connaissent depuis leurs douze ans. La plupart n'y arriveront pas, et tous ont déjà fait le plus dur.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Maximiliano Vidal a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Pablo Moretti a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Ezequiel Sánchez est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Colegiales l'expliqueront comme une décision d'équipe, et c'en est peut-être une. Un vestiaire ne l'a jamais lu ainsi.
Le banc02/02/2032
Daniel Iglesias est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Colegiales ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Colegiales ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Colegiales peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Colegiales des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Personne au Colegiales ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Juan Francisco Martín. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
1 mois restants, et les deux camps savent ce que cela veut dire : chaque semaine sans signature fait baisser l’indemnité que Colegiales peut demander et monter le salaire que Matías Ferreira peut exiger.
Direction19/01/2032
Le centre de formation de Colegiales continue de produire
42 formés issus d'un centre aujourd'hui noté 4 sur 20. Les clubs de cette taille vivent de cela, et la ville connaît chaque nom.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Emilio Di Fulvio sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Colegiales les adieux ont discrètement commencé.
Le genre d'année qui se termine par un nom lu dans une salle. Colegiales en a profité chaque semaine et a désormais le problème que tout le monde le sache.
$550.0K sur la table chez Barracas Central. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
Il jouera ici jusqu'à l'été puis franchira la porte gratuitement, ayant déjà signé ailleurs. Les supporters encaisseront la première partie de cette phrase ; c'est la seconde qui posera problème.
Un accord qui n'était plus qu'à un coup de fil à midi était mort à minuit. Colegiales réessaiera à l'ouverture du prochain mercato ; Defensa y Justicia ne sera peut-être plus vendeur d'ici là.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Colegiales, une semaine de plus sans la signature de Emilio Di Fulvio.
22 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Colegiales perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Enzo Trinidad et Colegiales s’accordent pour 2 années de plus.
Enzo Trinidad et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Colegiales a demandé et River Plate a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Une demande de prêt adressée à Aldosivi : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
En bref
Cibles du mercatoUn prêt de Alex Verón en préparation
29 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Colegiales perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Colegiales, et elle ne sera pas retirée.
Enzo Trinidad et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Colegiales, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Pas un nouveau contrat, pas un nouveau numéro : une nouvelle place dans la tête de l'entraîneur, la seule promotion qui compte vraiment dans le football. Lucas González vient d'y monter.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Lucas González n’aura rien signé — un contrat à Colegiales ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
En bref
Le bancLuis Lombardi est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Matías Ferreira touché aux ligaments du genou — 50 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 50 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Colegiales des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Uberney Rovira y figure.
5 mois restants, et les deux camps savent ce que cela veut dire : chaque semaine sans signature fait baisser l’indemnité que Colegiales peut demander et monter le salaire que Emilio Di Fulvio peut exiger.
Matías Ferreira touché aux ligaments du genou — 57 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 57 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Enzo Trinidad et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Gael Méndez et Colegiales s’accordent pour 3 années de plus.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
En bref
Le bancLuis Lombardi est devenu un homme de confiance de l'entraîneur