L'accord avec Fortaleza est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
Xavier et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
La rétrogradation qu'un club n'annonce jamais et qu'un vestiaire remarque toujours. Lucas Santos est plus loin de l'équipe qu'il ne l'était, et la raison ne lui sera donnée que s'il la demande.
Il n'est pas écarté. Il n'y a simplement nulle part, dans le dispositif que joue Azuriz, où placer un homme qui fait ce qu'il fait, et c'est plus dur à entendre que n'importe quelle feuille de match.
Effectif07/12/2026
5 nouveaux visages, et le Azuriz apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Xavier. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Direction07/12/2026
Ouvert aux affaires : Azuriz entre dans le mercato
La période d'enregistrement est ouverte et le téléphone a commencé à sonner. D'ici la clôture, ce club sera annoncé sur quarante joueurs et en signera trois, ce qui est la proportion habituelle.
En bref
Le bancÉder Silva est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Xavier et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Brasil de Pelotas se présente en leader. Une équipe de tête se fait battre à peu près une fois par mois, et le club qui s'en charge s'offre une semaine dont il se souvient toute l'année.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Tiago Rodrigues y figure.
Il ressemble désormais à quelqu'un qui vit ici, non à quelqu'un qui y travaille. Il a fallu presque toute une saison, et au Azuriz la différence se voit du dernier rang.
On a compté 8 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
14e place, 7 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
7 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Xavier était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Il a 14 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 0‑0, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Effectif05/10/2026
Bruno Monteiro, 14 ans, est le meilleur jeune du week-end
Comparé à tous les gamins de la division et premier d'entre eux. Azuriz espère que le chemin mène jusqu'au trophée des grands.
Le banc05/10/2026
Tiago Rodrigues écarté après une série de mauvaises prestations
La seule version d'une mise à l'écart contre laquelle un joueur ne peut rien objecter, et celle qu'il supporte le plus mal. Un autre a été meilleur et la composition le dit, publiquement, chaque semaine jusqu'à ce que cela change.
Xavier était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Il fait le samedi des choses auxquelles personne autour de lui ne peut répondre : flatteur pendant une saison environ, problème ensuite. Le Azuriz ne le gardera pas en prétendant le contraire.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Marcão figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Azuriz sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Éder Silva s’en est chargé contre Amazonas. 4‑4 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Azuriz.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Éder Silva avait fait sa part dans la construction d'un matelas de 2 buts. Ce qui a suivi fut collectif, et Amazonas a été autorisé à revenir dans un match qui était plié.
Notes des joueurs17/08/2026
Doublé, et l'après-midi appartient à Marcão — 8.37
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Marcão l'a provoqué, et le 8.37 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
D'une séance de tirs au but on ne retient que la fin, et celle-ci se termine avec Bruno Monteiro : 1 tentatives repoussées, et des supporters qui raconteront chacune d'elles pendant les vingt prochaines années.
Notes des joueurs17/08/2026
Aucune trace de nervosité chez Roberto Borges à 16 ans — 7.86
Le plus dur, à 16 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Roberto Borges n'en avait pas besoin : 7.86, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Xavier et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Renato Guimarães sur un 3‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.