38 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Retrô perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
11 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Retrô va devoir aller chercher un résultat quelque part.
0‑3 pour Figueirense, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
On a compté 8 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Dudu Hatamoto et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Il a 23 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Willian Daltro touché aux ligaments du genou — 45 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 45 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
9 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Notes des joueurs26/10/2026
Aucune trace de nervosité chez Victor Rocha à 17 ans — 7.60
Le plus dur, à 17 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Victor Rocha n'en avait pas besoin : 7.60, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Rayan et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Un 2‑2 face à Ypiranga laisse le vestiaire entre soulagement et regret.
Le banc26/10/2026
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » João Souza a choisi la version du verre à moitié plein de ce 2‑2 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Willian Daltro
54 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Retrô perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
8 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 6 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Retrô peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Dudu Hatamoto était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
3 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Retrô ne peut dire quelle semaine.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Ben-Hur, et l’entraîneur a laissé faire.
São Bernardo repart avec les points après un 0‑1 qu'il faudra expliquer en tribune.
Le banc19/10/2026
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑1, livrées par João Souza à une salle qui les avait déjà entendues.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Willian Daltro
69 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Retrô perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
7 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Retrô s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Rayan et Retrô s'accordent pour 1 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
8 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » João Souza après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Un mois entier sans baisse de régime, pesé contre tous ceux de la division qui font le même métier. Moins bruyant qu'un trophée, et plus difficile à obtenir par accident.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Daniel Farias, et l’entraîneur a laissé faire.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Willian Daltro
79 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Retrô perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
0‑3 pour Náutico, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
6 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑3, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Le banc28/09/2026
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Dudu Hatamoto
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
Dix joueurs et un gardien derrière lui, et le ballon a fini au fond quand même. Il l'a su avant qu'on le lui dise, et personne au Retrô n'a eu à le faire.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Caio Rodrigues et Retrô s’accordent pour 3 années de plus.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nene, et l’entraîneur a laissé faire.
En bref
EffectifDes débuts en équipe première à 14 ans pour Sérgio Soares
Willian Daltro touché aux ligaments du genou — 86 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 86 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 9 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Les défenseurs centraux ont droit à deux montées par saison et on les juge sur ce qu'ils en font. Ben-Hur a marqué, a été noté 7.51, et était revenu avant que quiconque remarque son absence.
Dudu Hatamoto était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 1‑1, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Náutico se présente en leader. Une équipe de tête se fait battre à peu près une fois par mois, et le club qui s'en charge s'offre une semaine dont il se souvient toute l'année.
Il est parti célébrer comme un homme qui portait ça depuis des mois, parce que c'était le cas. Retrô tiennent leur recrue lancée et une question de moins en conférence de presse.
En bref
Le bancL'entraîneur fait de André Araujo un exemple
Une blessure au genou de la pire espèce pour Willian Daltro
94 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Retrô perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Retrô des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 4 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Mercato14/09/2026
Un des nôtres : Rafão intègre l'équipe première du Retrô
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Rafão est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Sérgio Soares a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Caio Rodrigues a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
L'erreur d'un gardien n'a aucun défenseur derrière elle pour la rattraper. Il l'a su avant que le ballon franchisse la ligne, le public une seconde plus tard, et il n'y a rien que quiconque puisse dire ce soir.
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Digão vient de signer au Retrô, et pour une fois la réponse comptait.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Le maillot lui va toujours. Rayan Ribeiro est de retour à Retrô, et la moitié du stade se souvient déjà de lui sous ces couleurs. Certaines recrues doivent être vendues au public ; celle-ci s'est vendue toute seule.
Dudu Hatamoto et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif31/08/2026
Pas de place pour Rayan Ribeiro dans le nouveau système
Il n'est pas écarté. Il n'y a simplement nulle part, dans le dispositif que joue Retrô, où placer un homme qui fait ce qu'il fait, et c'est plus dur à entendre que n'importe quelle feuille de match.
Mercato31/08/2026
Dudu Hatamoto signe au Retrô pour combler la faille que tout le monde voyait
Il y a un soulagement très particulier quand un club s'attaque à ce que son propre public réclame depuis des semaines. Dudu Hatamoto arrive exactement pour cette mission, et il lui reste à l'accomplir.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 0‑3, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
10 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
1‑4 pour Brusque, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
0‑3 pour Confiança, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
Notes des joueurs24/08/2026
Júnior Farias a fait le travail que personne ne compte — 6.11
10 actions cumulées et 6.11. Le travail qu'il fait se voit à ce que les autres ont l'air bons, et la seule façon fiable de le remarquer est de regarder ce qui se passe les après-midi où il manque.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » João Souza après 1‑4, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Dix joueurs et un gardien derrière lui, et le ballon a fini au fond quand même. Il l'a su avant qu'on le lui dise, et personne au Retrô n'a eu à le faire.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Daniel Farias et Retrô s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Carlos Pacheco a 16 ans, et le temps d'un week-end il a été le meilleur de tous ceux de son âge dans la division. Personne ne devrait bâtir une carrière là-dessus, et tout le monde le fait en silence.
Boavista a conclu sur un 0‑4. La saison se réduit au championnat, et le stade l'avait compris bien avant le coup de sifflet final.
Les tribunes17/08/2026
Une humiliation en coupe chez Boavista suit Retrô jusqu'à la maison
0-4. Sortir d'une coupe, c'est un après-midi ; sortir comme ça, c'est une semaine d'émissions d'auditeurs, et l'entraîneur entendra chacune d'elles.
Notes des joueurs17/08/2026
Aucune trace de nervosité chez Carlos Pacheco à 16 ans — 7.88
Le plus dur, à 16 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Carlos Pacheco n'en avait pas besoin : 7.88, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Il a 14 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Une faute de main en défense n'est qu'un instant ; la même dans les buts est un but encaissé. Nene le sait, le public l'a compris aussitôt, et il n'y avait personne derrière lui pour en faire autre chose.
Un relâchement, un but, et quatre-vingt-dix minutes de travail honnête réduites à rien. C'est le métier au Retrô, et il est cruel.
Le banc17/08/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » João Souza a fait court après la victoire 1‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
En bref
EffectifCarlos Pacheco est le meilleur jeune du week-end
Le bancLucas Correia se fait reprendre par l'entraîneur
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 8 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Les tribunes10/08/2026
Les sifflets descendent de trois côtés
« On paie ça tous les quinze jours. Le minimum serait quelqu'un qui a l'air d'y tenir. » 11 des 14 joueurs du groupe professionnel sont rentrés là-dedans ; les autres ne jouaient pas.
Notes des joueurs10/08/2026
Une entrée en matière sévère pour André Peixoto — 5.55
C'est une manière rude de rencontrer un public. Note de 5.55 le jour où on lui a confié le maillot, et l'important désormais est de savoir à quoi ressemblera le suivant.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 7 buts entre le Retrô et Londrina, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Daniel Farias a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Victor Teixeira est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Júnior Farias est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
En bref
MercatoUn des nôtres : André Araujo intègre l'équipe première du Retrô
DirectionPersonne n'est sorti vite du vestiaire de Retrô