La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
La liste est un document discret au sens très bruyant. Barnabás Kozics peut parler à qui le demande, et tout le monde au club sait ce que cela signifie.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Van-2 peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Mathieu Charpentier était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Van-2 ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Van-2 a affaire à un homme qui veut un autre pays.
Un an plus tard, la ville ne s'est pas ouverte, la langue n'est pas venue, et le déjeuner se prend seul plus souvent que quiconque à Van-2 ne l'admettrait. Cela se voit le samedi.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Van-2, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« Je ne suis pas venu ici pour m'échauffer devant les gens. » Son contrat finira bien, il sait compter les semaines, et le Van-2 devra lui donner une raison de rester ou une porte.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au Van-2 n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
Position 16 et 3 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Ararat Ghazaryan s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Un nouveau visage à son poste et un maillot qu'il croyait à lui soudain remis en discussion. Van-2 n'a rien promis, ce que les clubs promettent à ce stade.
En bref
EffectifLes rapports d'entraînement sur Mathieu Charpentier ne sont pas bons
EffectifJarno Libert commence à se sentir chez lui
Tout le monde au Van-2 l'a vu avant que quiconque le dise ; c'est toujours ainsi. À 34 ans, le déclin est réel et mesurable — 3 points — et il ne reste qu'à savoir comment le club traite quelqu'un à qui il doit énormément.
Barnabás Kozics et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Van-2, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
23 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
21 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Rang 16, 3 points. Chaque saison est une histoire et ceci en est la dernière ligne ; le club a maintenant trois mois pour décider de quoi parlera la suivante.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Edgar Karapetyan sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Van-2 les adieux ont discrètement commencé.
Match04/10/2031
Personne n'a pu arrêter de marquer
7 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Van-2 et d'Gandzasar à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Mathieu Charpentier, et l’entraîneur a laissé faire.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Ararat Ghazaryan ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le Van-2 a profité de chacun de ces après-midi.
On a compté 21 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
20 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
1‑5 pour BKMA-2, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Van-2, et elle ne sera pas retirée.
6 buts dans un match, Edgar Karapetyan sur la feuille et un score qui ressemblera à une coquille. Les neutres ne pouvaient pas demander davantage au Van-2 et à BKMA-2.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Van-2, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Un nouveau visage à son poste et un maillot qu'il croyait à lui soudain remis en discussion. Van-2 n'a rien promis, ce que les clubs promettent à ce stade.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 53 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 15 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
2‑8 pour Ararat-Armenia-2, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
Position 16 et 3 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Vahan Barseghyan n'en avait pas besoin : 7.61, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
10 buts dans un match, Vahan Barseghyan sur la feuille et un score qui ressemblera à une coquille. Les neutres ne pouvaient pas demander davantage au Van-2 et à Ararat-Armenia-2.
Dribbles réussis : 16. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Van-2 le sait.
18 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Rang 16, 3 points, et un public qui arrive crispé. C'est exactement dans cette atmosphère que les saisons se perdent, et tous ceux qui en ont vécu une en reconnaissent le bruit.
L'erreur d'un défenseur, quelqu'un la nettoie ; celle d'un gardien finit au fond. Il l'a su avant que le ballon franchisse la ligne, et tout le stade aussi.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 17 buts entre le Van-2 et Van, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
49 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Van-2 perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Jarno Libert était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Ararat Ghazaryan : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Van-2 qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Un an plus tard, la ville ne s'est pas ouverte, la langue n'est pas venue, et le déjeuner se prend seul plus souvent que quiconque à Van-2 ne l'admettrait. Cela se voit le samedi.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 51 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
On a compté 30 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
57 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Van-2 perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Mathieu Charpentier l'a provoqué, et le 8.57 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
13 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Van-2 et d'Urartu-2 à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
16 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Effectif25/08/2031
Elməddin Məmmədov touché aux ligaments du genou — 64 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 64 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
11 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Van-2 ne peut dire quelle semaine.
0‑5 pour Hayq, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. Van-2 l'a perdu, à la paperasse près.
Une faute de main en défense n'est qu'un instant ; la même dans les buts est un but encaissé. Hüseynali Quliyev le sait, le public l'a compris aussitôt, et il n'y avait personne derrière lui pour en faire autre chose.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 36 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
La série atteint 15 rencontres et les questions posées autour de Van-2 ne sont plus polies.
Effectif18/08/2031
Elməddin Məmmədov touché aux ligaments du genou — 72 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 72 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
10 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Van-2 ne peut dire quelle semaine.
Match16/08/2031
Personne n'a pu arrêter de marquer
7 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Van-2 et d'Shirak-2 à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
Dix joueurs et un gardien derrière lui, et le ballon a fini au fond quand même. Il l'a su avant qu'on le lui dise, et personne au Van-2 n'a eu à le faire.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 48 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
42 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
14 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Effectif11/08/2031
Elməddin Məmmədov touché aux ligaments du genou — 79 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 79 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
0‑10 contre Araks Ararat, et aucune réclamation qui résiste au ralenti. L’entraîneur a parlé de caractère ; les tribunes ont choisi des mots plus courts.
9 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Van-2 ne peut dire quelle semaine.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Van-2 ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Match09/08/2031
Personne n'a pu arrêter de marquer
10 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Van-2 et d'Araks Ararat à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
En bref
À venirVan-2 affronte Shirak-2 dans le match qui compte le plus
DirectionPersonne n'est sorti vite du vestiaire de Van-2
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 35 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
12 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
93 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Van-2 perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Sardarapat qui attend avec un maillot. Personne à Van-2 ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
Les occasions se créent et quelque chose se produit entre la création et la finition. 7 matchs désormais, et l'inquiétude dans le stade arrive un peu plus tôt chaque semaine.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 7 buts entre le Van-2 et Noah-2, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 44 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 37 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Effectif14/07/2031
Elməddin Məmmədov touché aux ligaments du genou — 107 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 107 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
10 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Les occasions se créent et quelque chose se produit entre la création et la finition. 5 matchs désormais, et l'inquiétude dans le stade arrive un peu plus tôt chaque semaine.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 8 buts entre le Van-2 et Ararat-2, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
L'équipe en tête du classement au programme, et la mesure honnête de là où en est vraiment cette équipe. N'importe qui peut battre le club juste en dessous ; la question, c'est ce qui se passe contre Lernayin Artsakh.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 43 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 36 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
114 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Van-2 perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
9 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Edgar Karapetyan ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
4 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Van-2 ne peut dire quelle semaine.
À venir07/07/2031
Van-2 affronte Ararat-2 dans le match qui compte le plus
Deux équipes du bas du tableau, trois points, et un après-midi que le perdant décrira ensuite comme le tournant de la course au maintien.
123 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Van-2 perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Position 15 et 3 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 10 buts entre le Van-2 et Pyunik-2, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
3 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Van-2 ne peut dire quelle semaine.
Une faute de main en défense n'est qu'un instant ; la même dans les buts est un but encaissé. Hüseynali Quliyev le sait, le public l'a compris aussitôt, et il n'y avait personne derrière lui pour en faire autre chose.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 41 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 26 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
130 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Van-2 perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Match21/06/2031
Personne n'a pu arrêter de marquer
9 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Van-2 et d'Mika à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Mathieu Charpentier s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 40 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
On a compté 33 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 17 buts entre le Van-2 et Gandzasar, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
Rang 15, 3 points, et chaque résultat jusqu'ici réduit à une seule ligne. La seconde moitié de saison commence avec le même effectif et d'autres attentes.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 32 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Noté 7.98 à 18 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
10 buts dans un match, Ararat Ghazaryan sur la feuille et un score qui ressemblera à une coquille. Les neutres ne pouvaient pas demander davantage au Van-2 et à BKMA-2.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Van-2, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Au moins deux buts concédés lors de chacun des 37 derniers matchs. Ce n'est pas une erreur qui se répète, ce qui serait plus simple à corriger ; c'en est une différente chaque semaine.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 6 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Match24/05/2031
Personne n'a pu arrêter de marquer
13 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Van-2 et d'Van à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
3 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Une faute de main en défense n'est qu'un instant ; la même dans les buts est un but encaissé. Hüseynali Quliyev le sait, le public l'a compris aussitôt, et il n'y avait personne derrière lui pour en faire autre chose.
Dribbles réussis : 7. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
On a compté 25 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 9 buts entre le Van-2 et Urartu-2, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Hüseynali Quliyev, et l’entraîneur a laissé faire.
Van au programme, et un homme du vestiaire de Van-2 connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
On a compté 39 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Battu 0‑12 par Hayq, et battu partout où cela compte. L'autopsie commence lundi matin sur le terrain d'entraînement.
Les tribunes12/05/2031
Le stade en a assez
« On vous suit partout, et voilà ce qu'on récolte. » 3 des 6 joueurs du groupe pro l'ont entendu en sortant, et ceux qui ne l'ont pas entendu n'avaient pas joué.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 12 buts entre le Van-2 et Hayq, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Van-2, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
La liste est un document discret au sens très bruyant. Mathieu Charpentier peut parler à qui le demande, et tout le monde au club sait ce que cela signifie.
32 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Van-2 va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 8 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 21 buts entre le Van-2 et Syunik, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
L'erreur d'un défenseur, quelqu'un la nettoie ; celle d'un gardien finit au fond. Il l'a su avant que le ballon franchisse la ligne, et tout le stade aussi.
Il y a eu une erreur et elle a fini au fond. Les défenseurs sont jugés sur la pire chose qu'ils ont faite et non sur les quatre-vingt-neuf minutes autour : c'est injuste, et c'est aussi le métier.
Dix joueurs et un gardien derrière lui, et le ballon a fini au fond quand même. Il l'a su avant qu'on le lui dise, et personne au Van-2 n'a eu à le faire.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 39 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
31 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
5 erreur, un but, et une soirée devant les mêmes trois secondes. Il la reverra ce soir, demain et sans doute en février, et quiconque a joué sait sur quelle image il s'arrête.
Les tribunes14/04/2031
Le stade en a assez
« On vous suit partout, et voilà ce qu'on récolte. » 4 des 6 joueurs du groupe pro l'ont entendu en sortant, et ceux qui ne l'ont pas entendu n'avaient pas joué.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 17 buts entre le Van-2 et Noah-2, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.