25 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Ce n'est plus une ambiance dans les tribunes mais quelque chose d'organisé. Une direction peut ignorer longtemps une mauvaise atmosphère ; elle ne peut pas ignorer ce stade-là très longtemps.
20 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Gimnasia y Tiro perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
0‑3 pour Tristán Suárez, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Gimnasia y Tiro, et elle ne sera pas retirée.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Joaquín Papaleo et Gimnasia y Tiro s’accordent pour 2 années de plus.
L'offre est arrivée chez Deportivo Riestra cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
En bref
Le bancMathias Santos se fait reprendre par l'entraîneur
DirectionPersonne n'est sorti vite du vestiaire de Gimnasia y Tiro
Les dirigeants ont cessé d'afficher publiquement leur soutien à l'entraîneur. Dans le football, c'est en général l'étape qui précède le communiqué laconique.
Effectif02/07/2029
Alejandro Peralta touché aux ligaments du genou — 27 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 27 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
La direction a dit en public ce qu'elle disait déjà en privé. Les résultats d'ici au prochain conseil trancheront, et dans le club tout le monde sait compter.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Gimnasia y Tiro peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. Gimnasia y Tiro l'a perdu, à la paperasse près.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Gimnasia y Tiro a fait le plus dur avec Gimnasia La Plata, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Joaquín Papaleo et Gimnasia y Tiro s'accordent pour 2 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Mathias Santos, et l’entraîneur a laissé faire.
Effectif28/05/2029
Des mots à l'entraînement du Gimnasia y Tiro sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Henrique Amaral en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Joaquín Papaleo : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Gimnasia y Tiro qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Fabricio Rojas. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Gimnasia y Tiro. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Valentin Pisacreta s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Une équipe classée au rang 3 se présente ensuite. Le résultat ne fera la saison de personne et pourrait discrètement en casser la forme, ce qui explique que l'entraîneur soit sur la vidéo depuis dimanche.
Un soutien public, et du genre qui coûte cher à un entraîneur s'il se trompe. Jonás Aguirre s'est entendu dire devant tout le monde que la place était la sienne.
Un entraîneur pardonne un mauvais samedi bien plus volontiers qu'un mauvais mardi, car l'un s'explique et l'autre, il l'a choisi. Les retours de la semaine n'ont pas été bons.