Chelsea voudra vite oublier celui-là : 3‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. Manchester City a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
Notes des joueurs14/01/2036
Doublé, et l'après-midi appartient à Jérémy Doku — 8.76
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Jérémy Doku l'a provoqué, et le 8.76 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
16 buts et une moyenne de 7.62 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 7.97 à 35 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Manchester City, et elle ne sera pas retirée.
Jérémy Doku était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Manchester City n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
20 victoires d'affilée désormais, et la question n'est plus de savoir si la série s'arrêtera mais qui l'arrêtera. Une telle confiance ne s'achète pas ; elle se gagne exactement comme cela.
24 sans défaite sur sa propre pelouse. Le terrain n'a pas changé ; le public si — plus bruyant plus tôt, et plus prompt à sentir quand l'adversaire préférerait être ailleurs.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Notes des joueurs27/08/2035
Doublé, et l'après-midi appartient à Jérémy Doku — 8.76
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Jérémy Doku l'a provoqué, et le 8.76 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 9.28 à 35 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Manchester City des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
L'offre était loin du compte et a été refusée presque sans discussion. Que la seconde le soit aussi vite est une autre affaire.
Effectif27/08/2035
Rúben Dias s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
46 matchs sans défaite à domicile. Les équipes visiteuses arrivent en parlant déjà de l'ambiance, ce qui est généralement le signe qu'elles ont à moitié perdu avant le coup d'envoi.
79 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Manchester City perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
La qualification est acquise, et la saison prochaine les grandes soirées sous les projecteurs seront continentales. Pour les joueurs, c'est une scène ; pour les comptes, une bouffée d'air ; pour les supporters, des passeports à préparer.
1‑1 contre Arsenal, et la route s'arrête ici. Les éliminations en coupe sont des morts rapides — pas de match retour, pas de semaine prochaine, rien que le championnat d'ici au mois de mai.
1 tirs repoussés dans la séance, et un stade qui les racontera encore dans vingt ans. Un gardien n'a besoin que d'une soirée comme celle-là pour rester dans les mémoires.
Une distinction individuelle est une chose étrange dans un sport collectif, et les meilleures ne se discutent jamais. Il a connu l'année qui se termine par la lecture de son nom, et le Manchester City en a profité.
Une moyenne de 7.72 sur la saison, adossée à 11 buts. Les adversaires ont commencé à préparer leurs matches autour de lui, ce qui est le compliment le plus sincère que connaisse le football.
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 94 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Manchester City ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Manchester City des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif15/05/2034
Des mots à l'entraînement du Manchester City sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Abdukodir Khusanov en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Jérémy Doku. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
21 matchs sans défaite désormais. Certains ont été gagnés, d’autres survécus, mais une habitude se forme — et les habitudes sont ce qu’il y a de plus dur à affronter au football.
Effectif01/05/2034
Kieran Wilson touché aux ligaments du genou — 80 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 80 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Exeter City va devoir aller chercher un résultat quelque part.
11 matchs sans défaite à domicile. Les équipes visiteuses arrivent en parlant déjà de l'ambiance, ce qui est généralement le signe qu'elles ont à moitié perdu avant le coup d'envoi.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Exeter City des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif01/05/2034
Des mots à l'entraînement du Exeter City sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Harry Darling en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
3 matchs, aucun but, et un centre d'entraînement qui a tout essayé. Cela finira — les disettes finissent toujours — mais personne au Exeter City ne peut dire quelle semaine.
82 matchs sur 129 où personne n'a marqué. La carrière d'un gardien se compte en choses qui n'arrivent pas, et rien de tout cela n'est arrivé par hasard.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 8.22 à 33 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Manchester City des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Manchester City ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Effectif10/04/2034
Rúben Dias s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
La faute de personne et entièrement la sienne : un but inscrit à son nom sans que rien y ait été voulu. Le Manchester City méritait mieux, et lui aussi.