46 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Malženice perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Malženice ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Malženice, et elle ne sera pas retirée.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à Podbrezova ne le dit, et personne à Malženice n'apprécie de devoir deviner.
« Je n'ai jamais voulu être ailleurs. Il reste du travail ici. » Samuel Bednár s'engage avec Malženice pour 3 années de plus.
Effectif09/09/2030
Andrej Pekarik obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Andrej Pekarik vient de signer au Malženice, et pour une fois la réponse comptait.
Ivo Minkevičs et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nikita Ivlev, et l’entraîneur a laissé faire.
Direction09/09/2030
À Malženice, 120% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Rudolf Božik sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à KFC Komárno les adieux ont discrètement commencé.
Pavol Šafranko et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Effectif18/03/2030
Cesar Blackman s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Pavol Šafranko n’aura rien signé — un contrat à KFC Komárno ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
« J'ai fait tout ce qu'on m'a demandé à l'entraînement et ça n'a rien changé le samedi. » La plainte la plus familière du football, et une à laquelle KFC Komárno devra répondre par des minutes ou par un transfert.
3 mois restants, et les deux camps savent ce que cela veut dire : chaque semaine sans signature fait baisser l’indemnité que KFC Komárno peut demander et monter le salaire que Bakar Kardava peut exiger.
En bref
DirectionLe centre de formation de KFC Komárno justifie son existence
Le communiqué du conseil tenait en trois phrases, et l’une d’elles mentionnait les résultats. Interim Coach entraîne depuis assez longtemps pour traduire : gagner vite, ou le prochain communiqué sera plus court.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. KFC Komárno l'a perdu, à la paperasse près.
Direction04/02/2030
Clôture du mercato : 0 à l'entrée, 0 à la sortie
Voilà les affaires faites à KFC Komárno jusqu'à la réouverture du mercato. Savoir si c'était suffisant se décidera le samedi plutôt que dans une chronique, et le premier samedi est proche.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » KFC Komárno s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Pijus Širvys et KFC Komárno s’accordent pour 3 années de plus.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au KFC Komárno des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif04/02/2030
Des mots à l'entraînement du KFC Komárno sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Cesar Blackman en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Slovan Bratislava garde son homme, et KFC Komárno retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » KFC Komárno s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Pavol Šafranko et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Cesar Blackman était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Marek Švec, et l’entraîneur a laissé faire.
Les salaires ont dépassé les recettes et les comptables assistent désormais à des réunions qu'ils déclinaient autrefois. L'ambition passe en second dans une saison comme celle-là.
Dribbles réussis : 14. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Le banc10/12/2029
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Interim Coach a choisi la version du verre à moitié plein de ce 0‑0 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Pavol Šafranko et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif15/10/2029
Des mots à l'entraînement du KFC Komárno sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Cesar Blackman en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Aaro Soiniemi et KFC Komárno s’accordent pour 3 années de plus.
« On me l'a dit franchement, et je préfère ça. » L'entraîneur de KFC Komárno a été clair sur la situation de Erik Gyurákovics, ce que beaucoup n'obtiennent jamais.
Le système a changé et son poste, non. Un footballeur peut améliorer sa forme ; il ne peut pas améliorer le dispositif de l'entraîneur, et c'est là tout le problème.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Andrej Pekarik, et l’entraîneur a laissé faire.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre Dukla Banská Bystrica avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à KFC Komárno, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Pavol Šafranko. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.