Une blessure au genou de la pire espèce pour Simão Rocha
90 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le FC Liefering perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« Je ne suis pas venu ici pour m'échauffer devant les gens. » Son contrat finira bien, il sait compter les semaines, et le FC Liefering devra lui donner une raison de rester ou une porte.
Thomas Sabitzer était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Les derbys fabriquent des noms, et Dejan Wimmer s’est fait le sien contre Rapid Wien II. 3‑2, la fierté est sauve — et l’autre moitié de la ville sera fatiguée d’entendre son nom dès mardi.
Effectif03/03/2036
Simão Rocha touché aux ligaments du genou — 135 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 135 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Position 3, 53 points, et le résultat que tout le monde regarde en premier est désormais le leur. Le mot ne se prononce toujours pas autour du stade — c’est à cela qu’on sait que tout le monde y pense.
Marquer contre n'importe qui d'autre, c'est un but. Marquer contre eux, c'est une histoire avec votre nom dedans pendant dix ans, et les supporters de FC Liefering ont déjà commencé à la raconter.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Simão Rocha sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à FC Liefering les adieux ont discrètement commencé.
Emmanuel Michael était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Emmanuel Michael ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le FC Liefering a profité de chacun de ces après-midi.
Mercato03/03/2036
Andreas Alaba revient d'un prêt qui ne lui a rien apporté
1 apparitions et 0 buts, ce n'est pas une saison : c'est une année que quelqu'un a perdue. Savoir si c'est sa faute, celle du club prêteur ou de ceux qui ont monté l'affaire sera le débat des prochaines semaines.
Pas un nouveau contrat, pas un nouveau numéro : une nouvelle place dans la tête de l'entraîneur, la seule promotion qui compte vraiment dans le football. Modou Kéba Cissé vient d'y monter.
Premier, avec 58 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Elscha Furaha sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Red Bull Salzburg les adieux ont discrètement commencé.
L’opération qui devait emmener Justin Omoregie à Admira Wacker a capoté au dernier moment ; il se présente de nouveau à Red Bull Salzburg avec un été à oublier et une saison à jouer. Personne ne dit qui a quitté la table.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Red Bull Salzburg, et 1 apparitions en 23 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Le banc18/02/2036
Harry Gray est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Red Bull Salzburg ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Dejan Lienhart a sa réponse de Red Bull Salzburg ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Il reste 6 mois et les deux camps sont très loin l'un de l'autre. Chaque semaine qui passe retire de l'argent à ce que Red Bull Salzburg pourraient en tirer.
Les chiffres ne restent pas secrets dans un vestiaire. Il ne demande pas plus qu'il ne vaut ; il demande pourquoi quelqu'un à côté de lui vaut davantage, et Red Bull Salzburg n'a pas de bonne réponse.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Dejan Lienhart s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Premier, avec 58 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de Red Bull Salzburg on a commencé à prononcer son nom au passé.
« J'ai écouté, j'ai réfléchi, et je reste. C'est toute l'histoire. » Les clubs s'étaient entendus sur une indemnité. Kevin Lindner ne s'était pas entendu pour partir, et c'est finalement ce qui comptait.
L'offre était très loin du compte et Red Bull Salzburg n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Sevilla voulait plus que $3.4M et la direction n'a pas voulu y aller. On s'est retiré, pour l'instant, ce qui dans un mercato signifie jusqu'à ce que quelqu'un cède.
$1.4M sur la table chez Club Brugge. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Sanel Šaljić et Red Bull Salzburg s’accordent pour 4 années de plus.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Red Bull Salzburg, et 0 apparitions en 19 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
En bref
Le bancHarry Gray est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
15 victoires d’affilée changent l’échauffement des adversaires : plus silencieux, plus de regards en coin. Les séries s’arrêtent, tout le monde le sait — mais personne dans ce vestiaire ne le prévoit.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
6 succès consécutifs en déplacement. Les équipes qui gagnent dehors savent en général défendre et contrer, et le classement commence à refléter ce que ces voyages ont rapporté.
Soungoutou Magassa et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
À 22 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Noté 8.23 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
8.09. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
100 matchs sous ce maillot, à travers les entraîneurs, les relégations et tout le reste. Une telle fidélité disparaît du football, et le public sait ce qu'il regarde.
En bref
Le bancSanel Šaljić se fait reprendre par l'entraîneur
12 victoires d'affilée désormais, et la question n'est plus de savoir si la série s'arrêtera mais qui l'arrêtera. Une telle confiance ne s'achète pas ; elle se gagne exactement comme cela.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
15 sans défaite sur sa propre pelouse. Le terrain n'a pas changé ; le public si — plus bruyant plus tôt, et plus prompt à sentir quand l'adversaire préférerait être ailleurs.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Red Bull Salzburg, et 0 apparitions en 9 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Avec 4 joueurs partis en sélection, les séances sont réduites et l'entraîneur s'entend enfin penser. C'est la seule pause de la saison, et elle n'en a jamais tout à fait l'air.
5 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
En bref
DirectionLes salaires engloutissent 86% des recettes de Red Bull Salzburg
Le bancVu du banc
Le bancGaoussou Diakité est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
63 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Austria Lustenau perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
À 35 ans, chaque bon après-midi est qualifié de retour en arrière, et celui-ci en était un : 7.98, et personne de meilleur sur le terrain.
Notes des joueurs05/11/2035
Un but de défenseur offre la victoire au Austria Lustenau — 7.88
1 pour Elvis Hansson, noté 7.88, et le nom d'un défenseur central dans la partie du compte rendu qu'il n'atteint d'ordinaire que par erreur. On ne le laissera pas l'oublier au vestiaire avant un mois.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Austria Lustenau des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
6 matchs sans défaite désormais. Certains ont été gagnés, d’autres survécus, mais une habitude se forme — et les habitudes sont ce qu’il y a de plus dur à affronter au football.
En bref
EffectifDes mots à l'entraînement du Austria Lustenau sur qui travaille vraiment
L'infirmerie confirme 45 jours d'absence pour Ki-Jana Hoever : tout un plan bâti autour de lui est à refaire.
Effectif15/10/2035
Sebastian Otoa s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je regarde tous les matchs de Red Bull Salzburg d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Austria Lustenau suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Les salaires ont dépassé les recettes et les comptables assistent désormais à des réunions qu'ils déclinaient autrefois. L'ambition passe en second dans une saison comme celle-là.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Elscha Furaha : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Red Bull Salzburg qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Red Bull Salzburg, une semaine de plus sans la signature de Klemen Mihelak.
Un an plus tard, la ville ne s'est pas ouverte, la langue n'est pas venue, et le déjeuner se prend seul plus souvent que quiconque à Red Bull Salzburg ne l'admettrait. Cela se voit le samedi.
Markus Grillitsch touché aux ligaments du genou — 87 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 87 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Brutal, sans ambiguïté et, malgré l'horreur de l'instant, généralement moins déterminant pour une carrière que le ligament que tout le monde redoute davantage. 107 jours, un calendrier net et une date de retour sur laquelle on peut réellement planifier.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Austria Lustenau peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Austria Lustenau ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
L'accord avec Red Bull Salzburg est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Ibrahima Fall et Austria Lustenau s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Austria Lustenau des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Le trou a de nouveau été comblé d'en haut. Les supporters ont le droit d'être soulagés et le droit de demander ce qui se passera le mois où il ne le sera pas ; les deux sentiments arrivent généralement ensemble.
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Austria Lustenau, et elle ne sera pas retirée.
Michael Heule était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Effectif22/01/2035
Des mots à l'entraînement du Austria Lustenau sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Elias Jemal en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Austria Lustenau a demandé et Rapid Wien a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
L'interdiction empêche de payer la moindre indemnité pour un joueur, quoi qu'en pense l'entraîneur. Chaque rumeur imprimée sur ce club d'ici sa levée porte sur un transfert impossible.
Chasuble d’échauffement, quatre-vingt-dix minutes à regarder, et une poignée de main finale qui n’a trompé personne. Les grands matchs disent à qui l’entraîneur fait confiance ; celui-ci l’a dit à Matteo Soncin.