8e place, 13 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Mar de Fondo, et elle ne sera pas retirée.
C'est de l'argent qui garde la lumière allumée, pas de l'argent qui achète un défenseur central, et cette différence est toute l'histoire. Un club financé par son propriétaire plutôt que par son football n'a plus qu'une conversation devant lui.
L'interdiction empêche de payer la moindre indemnité pour un joueur, quoi qu'en pense l'entraîneur. Chaque rumeur imprimée sur ce club d'ici sa levée porte sur un transfert impossible.
Personne ne le confirmera et rien d'autre n'explique les compositions du dernier mois. Une erreur coûteuse achète à un joueur une période de doublure toujours plus longue que l'erreur elle-même.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Manuel Alvarez s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
« Je saurai quand ce sera le moment. Ce n’est pas encore le cas. » Joel Lew a 37 ans et 204 matchs derrière lui ; Mar de Fondo devra préparer les deux réponses.
2 mois restants, et les deux camps savent ce que cela veut dire : chaque semaine sans signature fait baisser l’indemnité que Mar de Fondo peut demander et monter le salaire que Andres Ferraresi peut exiger.
En bref
DirectionÀ Mar de Fondo, la filière tourne toujours
Manuel Alvarez et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Effectif29/10/2035
Des mots à l'entraînement du Mar de Fondo sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Germán Cardozo en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Au-delà de la limite fixée par la banque, la ligne entre un club qui se finance et un club en difficulté. $8.9M est désormais le chiffre par lequel commencera chaque conversation sur ce club.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Sergio Quintero, et l’entraîneur a laissé faire.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Mar de Fondo, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
En bref
EffectifLes rapports d'entraînement sur Juan Da Silva ne sont pas bons
Ce n'est plus une ambiance dans les tribunes mais quelque chose d'organisé. Une direction peut ignorer longtemps une mauvaise atmosphère ; elle ne peut pas ignorer ce stade-là très longtemps.
En haut, personne n’a rien dit — et c’est ce qu’ils pouvaient faire de plus bruyant. Les résultats achètent le silence dans ce métier ; le compte de Mar de Fondo est presque à sec.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mar de Fondo des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Direction04/06/2035
$229.7K de la poche du propriétaire à Mar de Fondo
Le trou a de nouveau été comblé d'en haut. Les supporters ont le droit d'être soulagés et le droit de demander ce qui se passera le mois où il ne le sera pas ; les deux sentiments arrivent généralement ensemble.
Mar de Fondo a demandé et Tacuarembo a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Rodolfo Rodríguez, et l’entraîneur a laissé faire.
Le trophée du meilleur jeune du mois revient à un joueur de 19 ans du Mar de Fondo qui a eu l'air d'un produit fini quatre journées d'affilée. Les quatre suivantes diront s'il l'est.
En bref
DirectionPersonne n'est sorti vite du vestiaire de Mar de Fondo
5‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Noté 9.79 à 19 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Eduardo Perez était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Il a récupéré puis il en a fait quelque chose : deux métiers, et la raison pour laquelle le score ressemble à ce qu'il est. 14 actions cumulées et une note de 7.14, dont pas une seule ne figurera dans un résumé.
Direction28/05/2035
À Mar de Fondo, 172% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
À 21 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Noté 8.18 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Chaque point se dispute désormais pour Mar de Fondo
Position 8 et 10 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Germán Cardozo et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Pas une indemnité ne peut être versée pour qui que ce soit, quels que soient les besoins de l'effectif. D'ici la levée, toute rumeur autour de ce club concerne un transfert qui n'aura pas lieu.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Un 1‑1 face à Villa Espanola laisse le vestiaire entre soulagement et regret.
Le banc21/05/2035
Eduardo Perez est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Mar de Fondo ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Interim Coach après le nul 1‑1, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
Le temps d'un week-end, à 19 ans, aucun joueur de son âge dans la division n'a fait mieux. Ce n'est pas une fondation pour une carrière, et pourtant chacun s'en sert comme telle sans le dire.
Noté 7.61 à 19 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Terremoto a tenu l'avantage 2 minutes, ce qui n'est pas assez pour en profiter. Le Mar de Fondo a répondu avant la fin de la célébration, et la physionomie de l'après-midi a changé avec.
L'endettement dépasse ce que la banque avait accordé, et c'est précisément là qu'une dette cesse d'être la façon dont le football se finance pour devenir un problème. Toutes les émissions d'après-match de cette ville citeront le chiffre pendant cinq ans.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 2‑3, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Ivan Ferreira, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Manuel Alvarez : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Mar de Fondo qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Mar de Fondo s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Germán Cardozo était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Direction02/04/2035
Un chèque de $226.2K du propriétaire maintient Mar de Fondo à flot
Le trou dans les comptes a de nouveau été comblé depuis l'étage. Les supporters ont le droit d'être reconnaissants et de demander ce qui se passera le mois où il ne le sera pas, et les deux sentiments arrivent ensemble.
Direction02/04/2035
À Mar de Fondo, 140% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Le trophée du meilleur jeune du mois revient à un joueur de 19 ans du Mar de Fondo qui a eu l'air d'un produit fini quatre journées d'affilée. Les quatre suivantes diront s'il l'est.
Un mois entier sans baisse de régime, pesé contre tous ceux de la division qui font le même métier. Moins bruyant qu'un trophée, et plus difficile à obtenir par accident.
« Je respecte l'entraîneur et je ne vais pas rester assis à prétendre que je suis heureux. » C'est la phrase la plus courante du football, et elle n'a jamais été la fin d'une histoire.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Ryan Aboal
24 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Mar de Fondo perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Éliminé, 1‑4 contre Wanderers, et le long débat sur lequel des petits moments a tout décidé. Il ne reste plus que le championnat, et tout le monde le sait.
Noté 9.55 à 19 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Cela s'est terminé 1-4. Une élimination en coupe est une déception ; ceci était un démantèlement public, et la différence se mesure au nombre de gens qui en parleront encore en août.
7 matchs sans victoire, c'est le genre de série qui change la façon dont une ville parle de son club, et Platense fut l'après-midi où elle s'est arrêtée. Un résultat ne répare rien, et un seul suffit pour que tout paraisse différent.
Eduardo Perez et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Score final 3‑1, et l’après-midi fut celui de Sergio Quintero : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Mar de Fondo.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 19 ans qu'il considère comme le sien. Sergio Quintero l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Ce n'est plus une ambiance dans les tribunes mais quelque chose d'organisé. Une direction peut ignorer longtemps une mauvaise atmosphère ; elle ne peut pas ignorer ce stade-là très longtemps.
Effectif12/03/2035
Ryan Aboal touché aux ligaments du genou — 31 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 31 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
6 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Mar de Fondo va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Il a récupéré puis il en a fait quelque chose : deux métiers, et la raison pour laquelle le score ressemble à ce qu'il est. 18 actions cumulées et une note de 6.84, dont pas une seule ne figurera dans un résumé.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mar de Fondo des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑1, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
En bref
Notes des joueursPersonne n'a pu approcher Lucas Ibarra
Notes des joueursLa seule chose que Sergio Quintero n'a pas su faire
L'accord avec Defensor Sporting est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
Nahuel Pérez et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Tacuarembo garde son homme, et Mar de Fondo retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
L'interdiction empêche de payer la moindre indemnité pour un joueur, quoi qu'en pense l'entraîneur. Chaque rumeur imprimée sur ce club d'ici sa levée porte sur un transfert impossible.
Mené, et battu pour quiconque regardait honnêtement, jusqu'à la 85e minute. Terremoto avait les points en poche et un coin du stade y croyait encore, ce qui est en général le moment où cela arrive.
Une demande de prêt adressée à Central Espanol : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Nahuel Pérez était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
C'est de l'argent qui garde la lumière allumée, pas de l'argent qui achète un défenseur central, et cette différence est toute l'histoire. Un club financé par son propriétaire plutôt que par son football n'a plus qu'une conversation devant lui.
Dribbles réussis : 18. Vers la soixante-dixième minute, un latéral affiche un désespoir bien particulier, et il était là.
Effectif08/05/2034
Sergio Quintero est le meilleur jeune du mois dans la division
À 18 ans, il a passé un mois à être meilleur que tous ceux de son âge dans le championnat, ce qui est autre chose et plus dur qu'un bon après-midi. Le Mar de Fondo s'efforcera de ne pas trop en faire.
« J'ai essayé. J'ai vraiment essayé, et chaque matin je me réveille au mauvais endroit. » Personne à Mar de Fondo ne peut entraîner un homme à ne plus ressentir cela, et personne là-bas ne fait semblant d'essayer.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Mar de Fondo, une semaine de plus sans la signature de Juan Pedro Paiva.
Le banc08/05/2034
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑3 Interim Coach a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mar de Fondo des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Un but à la 90e minute a transformé trois points en un seul, et un bon après-midi en débat sur la gestion de fin de match qui durera jusqu'à samedi.
Direction01/05/2034
Les salaires absorbent 106% des recettes de Mar de Fondo
Il existe un seuil au-delà duquel une masse salariale cesse d'être ambitieuse et devient la raison pour laquelle plus rien n'est possible ; ce club l'a atteint. Il ne reste rien pour un transfert, pour une tribune ou pour un après-midi de pluie.
Notes des joueurs01/05/2034
Personne sur la pelouse n'est arrivé à la cheville de Lucas Ibarra
7.73, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Mar de Fondo avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Le banc01/05/2034
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Interim Coach a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
L'équipe en tête du classement au programme, et la mesure honnête de là où en est vraiment cette équipe. N'importe qui peut battre le club juste en dessous ; la question, c'est ce qui se passe contre Colon.
Doublé, et l'après-midi appartient à Manuel Alvarez — 8.88
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Manuel Alvarez l'a provoqué, et le 8.88 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Noté 8.40 à 18 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mar de Fondo des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Une victoire 3‑1 contre Artigas, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 23 ans qu'il considère comme le sien. Lucas Batista l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Pas une indemnité ne peut être versée pour qui que ce soit, quels que soient les besoins de l'effectif. D'ici la levée, toute rumeur autour de ce club concerne un transfert qui n'aura pas lieu.
La moitié du calendrier jouée, le rang 6, 9 points au compteur. Multiplier par deux est le calcul que chaque supporter a fait, et le seul que personne au club ne fera à voix haute.
Nahuel Pérez et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Les recrues arrivent avec une image du club en tête, et celle de celui-ci était plus grande que le bâtiment. Il jouera bien et il partira, dans cet ordre, et tout le monde le sait.
Il existe un niveau où un footballeur cesse d'être mis à l'épreuve et se retrouve simplement contenu ; il l'a atteint depuis un moment. Le Mar de Fondo le sait, et tous ceux qui le regardent aussi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Luis León, et l’entraîneur a laissé faire.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre Terremoto avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
« Je respecte l'entraîneur et je ne vais pas rester assis à prétendre que je suis heureux. » C'est la phrase la plus courante du football, et elle n'a jamais été la fin d'une histoire.
Il reste 4 mois et les deux camps sont très loin l'un de l'autre. Chaque semaine qui passe retire de l'argent à ce que Mar de Fondo pourraient en tirer.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Sergio Quintero l'a provoqué, et le 8.79 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Sergio Quintero a marqué, et presque rien d’autre n’a fonctionné : 2‑3 pour Platense, et un retour au vestiaire très silencieux.
Direction03/04/2034
$157.0K de la poche du propriétaire à Mar de Fondo
Le trou a de nouveau été comblé d'en haut. Les supporters ont le droit d'être soulagés et le droit de demander ce qui se passera le mois où il ne le sera pas ; les deux sentiments arrivent généralement ensemble.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mar de Fondo des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Le but qui avait mis Platense devant repassait encore sur les écrans du couloir quand le Mar de Fondo a égalisé, 2 minutes plus tard. Une avance ne vaut que ce qu'on en fait.
Direction03/04/2034
À Mar de Fondo, 98% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
Le banc03/04/2034
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 2‑3 Interim Coach a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Effectif03/04/2034
5 nouveaux visages, et le Mar de Fondo apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Juan Pedro Paiva ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le Mar de Fondo a profité de chacun de ces après-midi.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Lucas Ibarra et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Mar de Fondo le sait.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Interim Coach après 1‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Luis León, et l’entraîneur a laissé faire.
Il portait l'autre maillot. Samedi, il joue contre Villa Espanola avec celui-ci, et tout ce qu'il dira cette semaine sur un match comme les autres sera faux.
Chaque début est une petite histoire sur l'avenir : Andres Ramirez, 19 ans, quitte les terrains du centre de formation pour l'équipe première. Ses parents, en tribune, garderont le programme.
En bref
MercatoEduardo Perez placé sur la liste des transferts
90 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Mar de Fondo perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Lucas Ibarra était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Mar de Fondo a demandé et Uruguay Montevideo a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Au-delà de la limite fixée par la banque, la ligne entre un club qui se finance et un club en difficulté. $8.5M est désormais le chiffre par lequel commencera chaque conversation sur ce club.
On a demandé à Deportivo Colonia s'il accepterait de le prêter. Un prêt se conclut vite ou pas du tout, et celui-ci sera l'un ou l'autre d'ici le week-end.
Il fait son travail et il ne s'installe pas. Mar de Fondo devait être une marche vers le haut dans son propre calcul, et son calcul a été révisé depuis son arrivée.
Sergio Quintero a 18 ans, et Mar de Fondo l'a recruté pour le joueur qu'il sera plutôt que pour celui qu'il est. L'équipe première peut attendre ; l'intérêt d'une telle opération, ce sont les années qu'elle achète.