Les supporters s'organisent contre la direction de Barau
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
La direction a dit en public ce qu'elle disait déjà en privé. Les résultats d'ici au prochain conseil trancheront, et dans le club tout le monde sait compter.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Barau des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Le banc08/11/2032
Le départ de l'entraîneur laisse Leon Collins exposé
Tout effectif compte des hommes qu'un entraîneur précis a fait venir et des hommes dont on a simplement hérité. Leon Collins appartient au premier groupe, et celui qui le voulait ici n'est plus dans les murs.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Dennis Ejuke, et l’entraîneur a laissé faire.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au Barau n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Loiange Ondoa n’aura rien signé — un contrat à Barau ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Serge Obassa est là depuis assez longtemps pour savoir à quoi ressemble un printemps qui tourne mal, et il le sent. Un vestiaire qui a peur joue comme un vestiaire qui a peur.
En bref
DirectionLe centre de formation de Barau continue de produire
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Barau peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Le banc01/11/2032
Emmanuel Kalu : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Barau n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Chukwuma Nwakali était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Tout effectif est fait pour moitié de joueurs que l'entraîneur a choisis et pour moitié de joueurs dont il a hérité. Leon Collins avait été choisi, l'homme qui l'a choisi est parti, et il repart de zéro sous le suivant.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Barau n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Barau sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Les supporters s'organisent contre la direction de Barau
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Barau des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Serge Obassa y figure.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Dennis Ejuke, et l’entraîneur a laissé faire.
Effectif11/10/2032
Des mots à l'entraînement du Barau sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Stephen Simon en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Barau. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Barau peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Barau s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Thabiso Msele était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je n'ai jamais voulu être ailleurs. Il reste du travail ici. » David Onuachu s'engage avec Barau pour 3 années de plus.
Le banc04/10/2032
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 1‑2, livrées par Victor Babatunde à une salle qui les avait déjà entendues.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Ndidi Olayinka ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le Barau a profité de chacun de ces après-midi.
En bref
Le bancQuelqu'un d'autre est meilleur que Dennis Ejuke en ce moment
Notes des joueursPersonne n'a pu approcher Michael Akpan
7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Barau va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Barau ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Match29/05/2032
Personne n'a pu arrêter de marquer
7 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Barau et d'Remo Stars à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
Savoir si la faute revient au gardien ou aux dix hommes devant lui occupera toutes les conversations de la ville cette semaine. 4 arrêts ne tranchent le débat dans aucun sens.
Thabiso Msele et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Noté 6.73 sur 9 actions aux deux extrémités du terrain. Ce genre de milieu est qualifié de peu spectaculaire par des gens qui n'ont jamais essayé de jouer contre un.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑7, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Les supporters s'organisent contre la direction de Barau
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
0‑5 pour Kwara United, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Barau des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Victor Babatunde après 0‑5, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Battu 5 fois, avec 4 arrêts pour seule consolation. Un gardien traîne ces scores dans ses statistiques quels qu'en soient les vrais responsables : c'est l'injustice discrète du poste.
Quelqu'un d'autre a été meilleur, l'entraîneur l'a dit avec une feuille de match, et il n'y a pas de débat à avoir. Il récupérera le maillot de la seule façon dont on le récupère.
En bref
Le bancIfeanyi Ejuke se fait reprendre par l'entraîneur
EffectifUn premier maillot chez les pros pour Daniel Akpan
Notes des joueursPersonne n'a pu approcher Loiange Ondoa
18e place, 10 points et un calendrier où il reste moins de matchs que d'excuses. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ont cessé d'être aimables.
7 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Barau ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Chukwuma Nwakali était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Le banc19/04/2032
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Victor Babatunde ne le cachait pas après 0‑0, et personne dans le vestiaire de Barau non plus.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Dennis Ejuke, et l’entraîneur a laissé faire.
Position 19 et 6 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Effectif22/03/2032
Serge Obassa a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 6 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
3 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
Thabiso Msele était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Victor Babatunde après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
En bref
Le bancQuelqu'un d'autre est meilleur que Dennis Ejuke en ce moment
0‑3 contre Kun Khalifat, et aucune réclamation qui résiste au ralenti. L’entraîneur a parlé de caractère ; les tribunes ont choisi des mots plus courts.
Le banc15/03/2032
Dennis Ejuke : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Barau n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Thabiso Msele et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Victor Babatunde après 0‑3, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » David Olagunju et Barau s’accordent pour 3 années de plus.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Il est le nom de toutes les colonnes et de toutes les émissions, et cela pèse à tout âge. Certains footballeurs s'y épanouissent ; d'autres s'y éteignent en silence.
En bref
EffectifDes débuts en équipe première à 17 ans pour David Olagunju
0‑3 pour Bendel Insurance, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
7 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Luís Alberto sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Barau les adieux ont discrètement commencé.
Thabiso Msele et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
La porte est restée close longtemps après le coup de sifflet final. Ce qui s'est dit là-dedans les regarde ; savoir si cela a servi, ce sera samedi.
Le banc08/03/2032
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑3 Victor Babatunde a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Chukwuma Nwakali figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
En bref
Le bancDennis Ejuke écarté après une série de mauvaises prestations