Dribbles réussis : 32. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Noté 7.91 à 16 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 7.82 à 35 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
Federico Sena et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a 16 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
5 matchs sans victoire, c'est le genre de série qui change la façon dont une ville parle de son club, et Agropecuario Argentino fut l'après-midi où elle s'est arrêtée. Un résultat ne répare rien, et un seul suffit pour que tout paraisse différent.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 2‑1, Interim Coach pouvait se permettre d'être généreux.
4 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Federico Sena et Estudiantes s’accordent pour 2 années de plus.
Federico Sena et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
L'infirmerie confirme 22 jours d'absence pour Luis Pérez : tout un plan bâti autour de lui est à refaire.
Direction07/03/2033
Les salaires engloutissent 97% des recettes de Estudiantes
Un club verse à ses joueurs la plus grande part de ce qu'il gagne ; c'est la règle. Leur verser presque tout est un pari, et l'histoire du football ne connaît qu'une seule façon dont il se termine.
Le banc07/03/2033
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑2, livrées par Interim Coach à une salle qui les avait déjà entendues.
Estudiantes a auditionné le marché et nommé le couloir : Interim Coach garde le travail qu’il faisait déjà, titre en plus. Parfois, les mains les plus sûres sont celles qui tiennent déjà le volant.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Estudiantes des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Notes des joueurs28/02/2033
Quatre-vingt-dix minutes de Bruno Solotar à son sommet
Noté 8.17. Il existe des carrières entières sans un seul après-midi pareil, et il vient d'en vivre un devant tout le Estudiantes.
Mené, et battu pour quiconque regardait honnêtement, jusqu'à la 89e minute. Morón avait les points en poche et un coin du stade y croyait encore, ce qui est en général le moment où cela arrive.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Facundo De Luca et Estudiantes s’accordent pour 3 années de plus.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Interim Coach après le nul 1‑1, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
Quelqu'un d'autre a été meilleur, l'entraîneur l'a dit avec une feuille de match, et il n'y a pas de débat à avoir. Il récupérera le maillot de la seule façon dont on le récupère.
Effectif28/02/2033
Un premier maillot chez les pros pour Matías Pérez
Chaque début est une petite histoire sur l'avenir : Matías Pérez, 19 ans, quitte les terrains du centre de formation pour l'équipe première. Ses parents, en tribune, garderont le programme.
Facundo De Luca touché aux ligaments du genou — 72 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 72 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 6 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Estudiantes des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Battu 1‑3, et battu sans discussion. L'entraîneur a fait court après le match, ce qui était sans doute sage.
Direction20/09/2032
À Estudiantes, 138% des recettes partent en salaires
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Bautista Cohen après 1‑3, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Fernando Núñez s’en est chargé contre Ferro Carril Oeste. 3‑1 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Estudiantes.
Notes des joueurs08/03/2032
Doublé, et l'après-midi appartient à Fernando Núñez — 9.33
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Fernando Núñez l'a provoqué, et le 9.33 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Le plus dur, à 20 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. José Luis Iglesias n'en avait pas besoin : 8.20, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Franco Quinteros et Estudiantes s’accordent pour 3 années de plus.
Federico Sena était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 20 ans qu'il considère comme le sien. José Luis Iglesias l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Ce n'est pas de la rotation. Fernando Núñez n'entre plus dans les plans de l'entraîneur depuis un moment, et personne à Estudiantes ne prétend le contraire.
Notes des joueurs08/03/2032
Personne sur la pelouse n'est arrivé à la cheville de Facundo Ardiles
7.58, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Estudiantes avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
En bref
Le bancFederico Sena est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Estudiantes des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Ce n'est pas de la rotation. Fernando Núñez n'entre plus dans les plans de l'entraîneur depuis un moment, et personne à Estudiantes ne prétend le contraire.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Luis Alberto Castro est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Tomás Iglesias est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Facundo De Luca a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Ciro a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Alejandro Gutiérrez, et l’entraîneur a laissé faire.