Mené, et battu pour quiconque regardait honnêtement, jusqu'à la 93e minute. Pisa avait les points en poche et un coin du stade y croyait encore, ce qui est en général le moment où cela arrive.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 2‑2, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
Il est le nom de toutes les colonnes et de toutes les émissions, et cela pèse à tout âge. Certains footballeurs s'y épanouissent ; d'autres s'y éteignent en silence.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Suat Serdar. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
7 tentatives, aucune dedans. Il s'est trouvé aux bons endroits tout l'après-midi, ce qui est le plus dur, et a mal fait le plus facile : un entraîneur peut vivre avec cela.
5‑1, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Brutal, sans ambiguïté et, malgré l'horreur de l'instant, généralement moins déterminant pour une carrière que le ligament que tout le monde redoute davantage. 18 jours, un calendrier net et une date de retour sur laquelle on peut réellement planifier.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 7 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
6 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Hellas Verona et d'Avellino à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 23 ans qu'il considère comme le sien. Lorenzo Bernasconi l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
En bref
Notes des joueursUn de ces jours pour Caleb Ekuban
Un os, la seule blessure livrée avec un calendrier. Hellas Verona annoncera une date de retour et, chose rare dans ce métier, aura probablement raison.
Ce n'est ni un grief ni une exigence : il veut jouer le football continental, et il a cessé de le cacher. Que Hellas Verona puisse le lui offrir est une question sur le club, pas sur lui.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Noté 7.85 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à Hellas Verona, le meilleur homme du terrain était le leur.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Hellas Verona, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 1‑1, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Davide Moisa
35 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Hellas Verona perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
7 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Score final 1‑0, et l’après-midi fut celui de Samuele Mulattieri : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Hellas Verona.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.89 sur la feuille, et le public du Hellas Verona est rentré avec un seul nom en tête.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 1‑0, Leandro Bosco pouvait se permettre d'être généreux.
Quelque chose a été dit à Lorenzo Bernasconi, et puis c'est arrivé. Dans ce métier, cela passe pour remarquable, et le vestiaire l'a remarqué plus vite qu'aucun supporter n'aurait pu.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Edoardo Iannoni : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Hellas Verona qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Lovre Rogić, et l’entraîneur a laissé faire.
200 matchs sous le maillot. Personne ne se lance dans une carrière en visant un tel chiffre ; cela arrive à un certain type de joueur dans un certain type de club, et cette ville sait ce qu'elle a.
Tout le monde au Hellas Verona l'a vu avant que quiconque le dise ; c'est toujours ainsi. À 36 ans, le déclin est réel et mesurable — 3 points — et il ne reste qu'à savoir comment le club traite quelqu'un à qui il doit énormément.
Direction19/10/2026
Personne n'est sorti vite du vestiaire de Hellas Verona
La porte est restée close longtemps après le coup de sifflet final. Ce qui s'est dit là-dedans les regarde ; savoir si cela a servi, ce sera samedi.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Junior Ajayi et Hellas Verona s’accordent pour 3 années de plus.
Le banc19/10/2026
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Suat Serdar
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Leandro Bosco après 0‑1, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
En bref
Notes des joueursUn après-midi que Lorenzo Bernasconi voudrait reprendre
Le bancLe plan n'avait pas de place pour Amin Sarr
MercatoLes rumeurs autour de Caleb Ekuban ne s'éteignent pas
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Hellas Verona, et elle ne sera pas retirée.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Caleb Ekuban. 2‑1 contre Carrarese, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Dribbles réussis : 19. Chaque fois qu'il touchait le ballon, quelqu'un devait choisir, et chaque fois le choix était mauvais.
Effectif14/09/2026
Une blessure musculaire éloigne Simone Perilli pendant 15 jours
Personne ne fait un documentaire sur un ischio-jambier et tout le monde dans ce métier le redoute. Le Hellas Verona sera prudent sur la date de retour, car la seconde est toujours pire que la première.
Une note de 7.63, et personne dans le stade ne la contesterait. Il a touché à tout ce qui comptait, et à presque tout le reste.
Le banc14/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Leandro Bosco a fait court après la victoire 2‑1, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
Lovre Rogić a fait le calcul et n'aime pas le résultat. Rien ne ronge un groupe plus vite, et aucun club n'a jamais réglé cela en expliquant la grille des salaires à un footballeur.
Le dispositif voulait un autre profil face à cet adversaire : une vraie réponse de football et aucun réconfort pour l'intéressé. Il n'a rien fait de mal et il n'a pas joué.
Il est entré dans un match qui n'allait nulle part et l'a laissé réglé. Hellas Verona avait le bon homme sur le banc, et pour une fois le moment était le bon aussi.
L'offre est arrivée chez AS Roma cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Atalanta garde son homme, et Hellas Verona retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $11.8M : un club qui veut Arijanet Murić au point de demander deux fois.
Une demande de prêt adressée à Sassuolo : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Les chiffres ne restent pas secrets dans un vestiaire. Il ne demande pas plus qu'il ne vaut ; il demande pourquoi quelqu'un à côté de lui vaut davantage, et Hellas Verona n'a pas de bonne réponse.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Hellas Verona n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Paris FC le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Gabriele Zappa était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Hellas Verona, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
« On me l'a dit franchement, et je préfère ça. » L'entraîneur de Hellas Verona a été clair sur la situation de Simone Perilli, ce que beaucoup n'obtiennent jamais.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Hellas Verona, une semaine de plus sans la signature de Pol Lirola.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Hellas Verona n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.