C'est la saison à laquelle la ville comparera les vingt suivantes. Le trophée rentre avec le groupe, et le parcours dans les rues est arrêté depuis des jours.
Le genre d'année qui se termine par un nom lu dans une salle. Sevilla en a profité chaque semaine et a désormais le problème que tout le monde le sache.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Sevilla ne l’a entendue autrement.
28 matchs sans encaisser sur une saison, et le seul trophée auquel personne d'autre sur le terrain ne peut prétendre. La plupart des gardiens ne connaissent jamais une année pareille.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Sevilla des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
16 apparitions et 12 buts loin d'ici, et un joueur que l'entraîneur n'avait pas en août. C'est exactement ce qu'on espère d'un prêt, et la plupart ne le donnent pas.
Tous les clubs de football versent à leurs joueurs l'essentiel de ce qu'ils encaissent. Leur verser la quasi-totalité est un autre montage, et il a fini de la même manière chaque fois que quelqu'un l'a tenté.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Matías Soulé y figure.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Matías Soulé n’aura rien signé — un contrat à Sevilla ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
En bref
EffectifUn premier maillot chez les pros pour Markel Aguilar
14 succès consécutifs en déplacement. Les équipes qui gagnent dehors savent en général défendre et contrer, et le classement commence à refléter ce que ces voyages ont rapporté.
Il est arrivé contre une indemnité et repart pour une fraction de celle-ci. $4.0M de ce que Sevilla a payé pour Mateo Mejía ne reviendra jamais, et la direction devra s'en expliquer pendant deux saisons.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de Sevilla entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
Mercato05/02/2035
Si près : le transfert de Tomás Parmo meurt sur le fil
L’indemnité était convenue, le vol déjà regardé — puis le téléphone a cessé de sonner. Atlético Madrid est passé à autre chose, Tomás Parmo se représente à Sevilla, et tout le monde fait comme si lundi n’était qu’un lundi.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Matías Soulé et Sevilla s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Direction05/02/2035
Clôture du mercato : 5 à l'entrée, 10 à la sortie
Voilà les affaires faites à Sevilla jusqu'à la réouverture du mercato. Savoir si c'était suffisant se décidera le samedi plutôt que dans une chronique, et le premier samedi est proche.
15 buts et une moyenne de 7.23 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Sevilla a demandé et Zenit a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Real Madrid le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Gimnàstic qui attend avec un maillot. Personne à Sevilla ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
Il arrive un moment où un club assume son ambition ou admet qu'il n'en a pas. Le Sevilla a payé $16.1M pour Matías Soulé, ce qui est la façon la plus bruyante de dire lequel des deux il a choisi.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Santiago Castro, et cette fois c’est Borussia Dortmund au bout du fil. Sevilla écoute poliment et ne promet rien.
Une distinction individuelle est une chose étrange dans un sport collectif, et les meilleures ne se discutent jamais. Il a connu l'année qui se termine par la lecture de son nom, et le Sevilla en a profité.
Sevilla est allé voir Barcelona avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
Effectif12/06/2034
Maguette Guèye obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Maguette Guèye vient de signer au Sevilla, et pour une fois la réponse comptait.
C'est la saison à laquelle la ville comparera les vingt suivantes. Le trophée rentre avec le groupe, et le parcours dans les rues est arrêté depuis des jours.
Une distinction individuelle est une chose étrange dans un sport collectif, et les meilleures ne se discutent jamais. Il a connu l'année qui se termine par la lecture de son nom, et le Sevilla en a profité.
La seule distinction sur le terrain que personne d'autre ne peut gagner. 31 matchs dans une saison où personne ne l'a battu, et une carrière qui se mesurera à celle-ci.
17 matchs, 14 buts, et une option d'effectif arrivée sans indemnité. La question intéressante au Sevilla n'est plus de savoir s'il joue, mais qui il déloge.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Guille Rosas, et l’entraîneur a laissé faire.
Le banc29/05/2034
Santiago Castro est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Sevilla ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
6 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Santiago Castro. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Ansu Fati a noté la date.
En bref
Le bancTomás Parmo frappe à la porte de l'entraîneur
EffectifVíctor Gómez : « Je ne suis pas un remplaçant »
DirectionLe centre de formation de Sevilla justifie son existence
4‑1, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
7 victoires d’affilée changent l’échauffement des adversaires : plus silencieux, plus de regards en coin. Les séries s’arrêtent, tout le monde le sait — mais personne dans ce vestiaire ne le prévoit.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Sevilla ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Kostantis Tzolakis, et l’entraîneur a laissé faire.
3 succès consécutifs en déplacement. Les équipes qui gagnent dehors savent en général défendre et contrer, et le classement commence à refléter ce que ces voyages ont rapporté.
Une victoire 1‑0 contre Real Sociedad, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
En bref
Notes des joueursQuatre-vingt-dix minutes de Ez Abde à son sommet