Doublé, et l'après-midi appartient à Stevan Jovetić — 9.29
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Stevan Jovetić l'a provoqué, et le 9.29 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Ivan Milosavljević était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Une victoire 2‑1 contre Nea Salamis, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 2‑1, Andreas Papoulis pouvait se permettre d'être généreux.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Yannick Gomis : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et AEL qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Personne au AEL ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 7.99 à 34 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
4 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au AEL des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Dribbles réussis : 19. Il y avait toujours un défenseur devant lui, et il n'y a jamais eu de défenseur devant lui bien longtemps.
Effectif26/10/2026
Cafú s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
1‑1, et les deux vestiaires parleront de deux points perdus. Un nul qui a posé beaucoup de questions et n'en a résolu aucune.
Le banc26/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Andreas Papoulis ne le cachait pas après 1‑1, et personne dans le vestiaire de AEL non plus.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à AEL, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Fernando Forestieri et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
95e minute, contre Omonoia, et un but qui a eu le goût d'une victoire pour tous ceux qui étaient restés. C'était un nul. Personne, en sortant du stade, ne le décrira ainsi.
Personne ne le confirmera et rien d'autre n'explique les compositions du dernier mois. Une erreur coûteuse achète à un joueur une période de doublure toujours plus longue que l'erreur elle-même.
Un 1‑1 face à Omonoia laisse le vestiaire entre soulagement et regret.
Le banc21/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Andreas Papoulis ne le cachait pas après 1‑1, et personne dans le vestiaire de AEL non plus.
Un week-end, jugé face à celui de tous les autres. Yannick Gomis en est ressorti premier, et pour la plupart des footballeurs une récompense hebdomadaire est le seul trophée qu'une carrière produit.
Le dispositif voulait un autre profil face à cet adversaire : une vraie réponse de football et aucun réconfort pour l'intéressé. Il n'a rien fait de mal et il n'a pas joué.
À 36 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.92 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Un défenseur sur la feuille de match, ce qui arrive assez rarement pour que tout le stade se souvienne de qui a tiré le corner. 1 pour lui, et une note de 6.16 pour le reste.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 18 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
6 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du AEL et d'Doxa à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
L'horloge a fait ce que Universidad Catolica refusait de faire, et y a mis fin. Les supporters qui ont suivi le compte à rebours passeront le prochain mercato à recommencer.