Doublé, et l'après-midi appartient à Alejo Cruz — 8.77
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Alejo Cruz l'a provoqué, et le 8.77 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Alidu Seidu était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Stade Rennais ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Quentin Merlin était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Alejo Cruz. 2‑0 contre Sochaux, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Stade Rennais a affaire à un homme qui veut un autre pays.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Stade Rennais s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Alidu Seidu était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Tout est réglé entre les clubs, il reste des papiers et une photo. Autour de Stade Rennais, on parle déjà de lui au passé.
Effectif10/10/2033
Alejo Cruz s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Notes des joueurs10/10/2033
Personne sur la pelouse n'est arrivé à la cheville de Quentin Merlin
7.63, et aucune objection sérieuse de quiconque était présent. Le Stade Rennais avait onze hommes sur le terrain et l'un d'eux a décidé du déroulement.
Chaque ballon pesé, chaque déclaration décortiquée, chaque erreur repassée en boucle. Certains joueurs grandissent avec cela ; d'autres en sont discrètement brisés ; personne ne sait lesquels avant que ce soit fini.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Interim Coach après le nul 0‑0, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de Stade Rennais on a commencé à prononcer son nom au passé.
« Je sais ce que les gens vont dire. Je sais ce que je veux, et c'est ici. » Dijon avait l'indemnité convenue et le maillot prêt ; il n'avait pas le joueur, et il ne l'aura pas.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Stade Rennais, et elle ne sera pas retirée.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Stade Rennais s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Alidu Seidu était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 19 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
Effectif15/08/2033
Quentin Merlin s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
À 25 ans, les progrès sont censés être terminés, et ils ne le sont pas : 3 points de mieux qu'il y a un an. Cela arrive à ceux qui prennent au sérieux les parties ennuyeuses.
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 127 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Stade Rennais peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
6 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Stade Rennais s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Stade Rennais ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Adrien Thomasson était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
5 matchs désormais avec au moins deux buts encaissés. La défense a été réorganisée, le gardien soutenu publiquement, et les buts continuent d'entrer.
Effectif28/02/2033
Jack McGlynn s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
134 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Stade Rennais perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Notes des joueurs21/02/2033
Doublé, et l'après-midi appartient à Esteban Lepaul — 8.93
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Esteban Lepaul l'a provoqué, et le 8.93 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Stade Rennais, et elle ne sera pas retirée.
L’offre de Sandefjord pour Jean-Luc Fernandez a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Stade Rennais ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
La version générale de cette plainte est qu'un joueur veut davantage. La version précise nomme la chose : il veut sortir sous les projecteurs face à des clubs d'autres pays, et il a cessé de prétendre le contraire.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Stade Rennais des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
1‑8 pour Paris Saint-Germain, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de Stade Rennais on a commencé à prononcer son nom au passé.
Adrien Thomasson était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
3 arrêts ne tranchent pas le débat sur la faute de qui c'était, et le débat durera toute la semaine. Les gardiens portent ces scores-là, quel qu'en soit le responsable.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 9 buts entre le Stade Rennais et Paris Saint-Germain, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
Stade Rennais a demandé et Barcelona a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Tout le monde a cessé de faire semblant : Stade Lavallois passera l’appel pour Maxime Dupé cette semaine. Stade Rennais a un chiffre en tête, et ce chiffre n’est pas timide.
En bref
EffectifDes mots à l'entraînement du Stade Rennais sur qui travaille vraiment
DirectionPersonne n'est sorti vite du vestiaire de Stade Rennais
Le bancArnaud Nordin se fait reprendre par l'entraîneur
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Stade Rennais n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Adrien Thomasson et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Jack McGlynn était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Le banc17/05/2032
Thomas Sandon est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Stade Rennais ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Quentin Merlin. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Adrien Thomasson et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Effectif19/04/2032
Alidu Seidu s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Raymond Girard et Stade Rennais s'accordent pour 5 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Thomas Sandon y figure.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Quentin Merlin. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Les chiffres ne restent pas secrets dans un vestiaire et ne l'ont jamais été. Il ne demande pas plus que sa valeur : il demande pourquoi celui d'à côté vaut davantage, et au Stade Rennais c'est la question la plus difficile.
En bref
Le bancMelvin Zinga demande à parler à l'entraîneur
DirectionLe centre de formation de Stade Rennais justifie son existence