0‑3 face à Paris Saint-Germain. La lecture honnête n'est pas que les joueurs ont été mauvais : c'est que la distance entre ce club et celui-là se mesure aujourd'hui en choses que l'argent met des années à acheter.
Premier, avec 37 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
Noté 8.26 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Effectif08/11/2027
Herba Guirassy est le meilleur jeune du mois dans la division
À 21 ans, il a passé un mois à être meilleur que tous ceux de son âge dans le championnat, ce qui est autre chose et plus dur qu'un bon après-midi. Le Young Boys s'efforcera de ne pas trop en faire.
Le centre d'entraînement se tait pour quinze jours. 5 hommes sont partis être les joueurs de quelqu'un d'autre, et l'entraîneur reste avec ceux que personne n'a appelés.
0‑1 face au niveau d'Paris Saint-Germain. Personne ne prétendra qu'il s'agit d'un scandale : l'écart est réel, mesurable, et le combler est un projet, pas une causerie.
Caspar Jander était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Samuel Essende. 2‑0 contre Winterthur, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Young Boys a affaire à un homme qui veut un autre pays.
Un joueur qui se voyait titulaire a regardé depuis le banc. L'entraîneur parlera d'un choix pour l'équipe ; Lewin Blum emploiera un autre mot en privé.
Les clubs promettent en permanence et le journal ne l'apprend d'ordinaire que lorsqu'ils manquent à leur parole. Celle-ci a été tenue, et le vestiaire l'a remarqué plus vite que n'importe quel supporter.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Noah Comert sur un 2‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Le banc25/10/2027
Isaac Schmidt est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
14 matchs sans défaite ici. On interroge chaque entraîneur visiteur là-dessus la semaine précédente, ce qui est précisément pourquoi elle dure.
Notes des joueurs18/10/2027
Un but de défenseur offre la victoire au Young Boys — 7.92
1 pour Gregory Wüthrich, noté 7.92, et le nom d'un défenseur central dans la partie du compte rendu qu'il n'atteint d'ordinaire que par erreur. On ne le laissera pas l'oublier au vestiaire avant un mois.
Alexander Nübel et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif18/10/2027
À 21 ans, Herba Guirassy est déjà ce qu'il y a de mieux ici
Une moyenne de 7.00 dans une équipe première pour laquelle il est plus jeune de plusieurs années. Young Boys tiennent quelque chose, et toute la division l'a désormais remarqué.
La moitié du calendrier jouée, le rang 1, 28 points au compteur. Multiplier par deux est le calcul que chaque supporter a fait, et le seul que personne au club ne fera à voix haute.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Ryan Andrews, et l’entraîneur a laissé faire.
Le banc18/10/2027
Cédric Zesiger est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Aucune réclamation n'est possible ici et toutes les parties le savent, ce qui ne raccourcit pas le trajet jusqu'au banc. La forme est la seule monnaie du football sur laquelle on ne peut pas emprunter.
En bref
Le bancLe verdict de l'entraîneur
MercatoLes rumeurs autour de Armin Gigović ne s'éteignent pas
Deux buts et un 8.35 pour aller avec. On juge les attaquants sur des après-midi comme celui-ci et on s'en souvient de bien moins qu'on ne l'imagine.
Match25/09/2027
Le Young Boys rend son terrain difficile à visiter
12 sans défaite sur sa propre pelouse. Le terrain n'a pas changé ; le public si — plus bruyant plus tôt, et plus prompt à sentir quand l'adversaire préférerait être ailleurs.
Une victoire 2‑0 contre Luzern, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Le match que le reste de la division attend davantage que les deux équipes concernées. Toutes deux savent qu'une victoire change la saison et qu'une défaite ne la termine pas, et c'est ce qui le rend difficile à jouer.
5 buts et une moyenne de 7.27 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
Effectif27/09/2027
Un club plus modeste conviendrait à Cédric Zesiger aujourd'hui
Il en a assez du bruit. Savoir si le Young Boys peut être un endroit plus calme pour lui, ou si le seul remède est un départ là où les émissions d'après-match sont plus douces, se jouera dans les prochains mois.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Gerard Deulofeu a sa réponse de Young Boys ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Le banc27/09/2027
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Noah Comert, sur une victoire 2‑0 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
27 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Christian Fassnacht et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Effectif24/05/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Le banc24/05/2027
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Herba Guirassy
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Young Boys, et 0 apparitions en 19 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Le banc24/05/2027
Cédric Zesiger est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
35 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Effectif17/05/2027
Des mots à l'entraînement du Young Boys sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Alan Virginius en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Darian Maleš y figure.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Samuel Essende n’aura rien signé — un contrat à Young Boys ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Gerard Deulofeu a noté la date.
La chose la moins glamour qu'une recrue étrangère fasse jamais, et celle qui décide de la plupart d'entre elles. Un joueur qui comprend l'appel derrière lui n'est pas le même footballeur que celui qui ne le comprend pas.
La langue vient, les blagues passent, et il y a quelqu'un au casier voisin à qui parler. Rien de tout cela n'apparaît dans un rapport de scout, et tout cela se voit sur le terrain.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
53 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Alan Virginius et Young Boys s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Alan Virginius était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Il était l'une des options. Il est désormais l'un des hommes autour desquels on choisit les options, et le changement s'est fait assez discrètement pour que seul le vestiaire l'ait remarqué le jour même.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Facinet Conté s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
Jimmy Maurer touché aux ligaments du genou — 62 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 62 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Facinet Conté et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif26/04/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je regarde tous les matchs de Young Boys d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Sion suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Cédric Zesiger y figure.
Personne ne le confirmera, et les feuilles de match le confirment chaque semaine. Une erreur lui a valu une période comme deuxième choix déjà plus longue que l'erreur ne le méritait.
« Je préfère le lui dire en face que le lire dans le journal. » C'est le joueur qui a demandé l'entretien, et cela dit à peu près tout.
Suivi des prêts26/04/2027
Les buts continuent d’arriver de l’exil de Ebrima Colley
5 buts en 26 matchs à Konyaspor — des chiffres qui rentrent à la maison plus vite que lui. À Young Boys, quelqu’un met à jour un tableur chaque lundi, et la lecture s’améliore de semaine en semaine.
77 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Young Boys perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Effectif12/04/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Dario Marzino et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Gerard Deulofeu, et l’entraîneur a laissé faire.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Young Boys, et 0 apparitions en 13 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Samuel Essende y figure.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Young Boys, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Mercato12/04/2027
Les rumeurs autour de Darian Maleš ne s'éteignent pas
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Young Boys sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
« Je ne regarde plus les entraînements de la même façon. » À 33 ans, il a commencé les diplômes : c'est ainsi qu'ont débuté la plupart des hommes du banc.
En bref
Le bancL'entraîneur monte au créneau pour Cédric Zesiger
Suivi des prêtsLe compte à rebours est lancé pour Kaly Sène à Luzern
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
85 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Christian Fassnacht était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Effectif05/04/2027
Des mots à l'entraînement du Young Boys sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Alan Virginius en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
Le banc05/04/2027
Alvyn Sanches est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Alvyn Sanches n’aura rien signé — un contrat à Young Boys ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
100 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Young Boys ne l’a entendue autrement.
Effectif22/03/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Miguel Jacquet et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
4 convocations, c'est un compliment pour l'effectif et un casse-tête pour celui qui le dirige. Il les récupérera dans quinze jours, fatigués, dans des états divers.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Darian Maleš y figure.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
D'une séance de tirs au but on ne retient que la fin, et celle-ci se termine avec Dario Marzino : 3 tentatives repoussées, et des supporters qui raconteront chacune d'elles pendant les vingt prochaines années.
Effectif15/03/2027
Jimmy Maurer touché aux ligaments du genou — 108 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 108 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Match10/03/2027
Une soirée européenne dont le Young Boys se souviendra
0‑0 face à PSV, sous les projecteurs, contre des gens qui ne parlent pas la même langue que le public. C'est à ces soirées qu'un club mesure sa décennie, et il n'y en a jamais autant qu'on l'espère.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Alvyn Sanches et Young Boys s’accordent pour 5 années de plus.
Effectif15/03/2027
Des mots à l'entraînement du Young Boys sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Alan Virginius en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
123 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Young Boys le sait.
15 matchs et 8 buts loin d'ici, et un homme que l'entraîneur n'avait pas l'été dernier. Le prêt a fait ce qu'un prêt est censé faire et ne fait presque jamais.
Effectif01/03/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je regarde tous les matchs de Young Boys d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Sion suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Loris Benito, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Cédric Zesiger y figure.
Personne ne le confirmera, et les feuilles de match le confirment chaque semaine. Une erreur lui a valu une période comme deuxième choix déjà plus longue que l'erreur ne le méritait.
D'une séance de tirs au but on ne retient que la fin, et celle-ci se termine avec Dario Marzino : 3 tentatives repoussées, et des supporters qui raconteront chacune d'elles pendant les vingt prochaines années.
133 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Young Boys perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
2‑2. Le football continental est l'endroit où un club découvre ce qu'il est réellement, et le Young Boys est bien sorti de cette découverte face à PSV.
Premier, avec 45 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
La série d'invincibilité atteint 13. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
Notes des joueurs22/02/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Samuel Essende — 8.53
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Samuel Essende l'a provoqué, et le 8.53 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Toute série s'achève un après-midi que quelqu'un avait noté comme une formalité. Celle-ci a duré 5 matchs : assez pour qu'une ville cesse de compter, et assez peu pour qu'elle se souvienne exactement de qui l'a interrompue.
Effectif22/02/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Jimmy Maurer
148 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Young Boys perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Effectif08/02/2027
Des mots à l'entraînement du Young Boys sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Alan Virginius en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Suivi des prêts08/02/2027
Les buts continuent d’arriver de l’exil de Facinet Conté
8 buts en 15 matchs à Hartberg — des chiffres qui rentrent à la maison plus vite que lui. À Young Boys, quelqu’un met à jour un tableur chaque lundi, et la lecture s’améliore de semaine en semaine.
Le système a changé et son poste, non. Un footballeur peut améliorer sa forme ; il ne peut pas améliorer le dispositif de l'entraîneur, et c'est là tout le problème.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Alvyn Sanches n’aura rien signé — un contrat à Young Boys ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Young Boys n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Young Boys. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
Suivi des prêts08/02/2027
Les buts continuent d’arriver de l’exil de Malik Deme
3 buts en 14 matchs à Neuchâtel Xamax — des chiffres qui rentrent à la maison plus vite que lui. À Young Boys, quelqu’un met à jour un tableur chaque lundi, et la lecture s’améliore de semaine en semaine.
Young Boys avait tout fait, sauf convaincre l'intéressé. Il reste à Wil, et l'entraîneur retourne à sa liste avec l'argent toujours en banque.
Le banc01/02/2027
Loris Benito : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Young Boys n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
L'indemnité est de $2.1M, le contrat est signé, et le débat sur ce qu'il vaut vraiment peut commencer. Thun a négocié âprement ; le temps dira qui l'a emporté.
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 2, départs : 5, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Effectif01/02/2027
Un transfert que Marc Gutbub aurait fait gratuitement
Il existe de chaque carrière une version où le joueur finit là où il a choisi plutôt que là où on l'a choisi. Marc Gutbub vit cette version au Young Boys, et cela se voit généralement dès le premier mois.
Effectif01/02/2027
Une blessure musculaire et 16 jours d'absence pour Lewin Blum
La blessure la plus courante du football et celle dont on revient le plus souvent trop vite. Young Boys annoncera 16 jours et prendra ses précautions, parce que la deuxième est toujours pire que la première.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Alan Virginius était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Miguel Jacquet était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Premier, avec 45 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
L’offre de FC Nantes pour Alan Virginius a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
L'offre est arrivée chez Thun cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Dominik Pech et Young Boys s’accordent pour 4 années de plus.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Cédric Zesiger y figure.
Indemnité réglée, conditions réglées, et un scanner qui a dit autre chose. Il retourne à Aarau ; Young Boys retourne sur le marché ; et les deux jureront qu'il n'y a rien à raconter.
Young Boys a demandé et Zurich a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Effectif18/01/2027
Alan Virginius s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Dario Marzino et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Le banc18/01/2027
Samuel Essende est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Jimmy Maurer a 38 ans et n'a plus rien à prouver. Il lui reste le placement, le sens du tempo et ce qu'on dit à la mi-temps, et rien de tout cela n'apparaît sur un relevé physique.
Young Boys a placé Rayan Raveloson sur le marché. Sa carrière au club est terminée, aux formalités près.
Mercato18/01/2027
Les rumeurs autour de Armin Gigović ne s'éteignent pas
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Young Boys sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
2‑0. Le football continental est l'endroit où un club découvre ce qu'il est réellement, et le Young Boys est bien sorti de cette découverte face à Raków Częstochowa.
32 points, et le reste de la division qui lève les yeux. Toute équipe qui finit première passe la saison à faire semblant de ne pas y penser, et celle-ci a commencé à faire semblant.
Il a 23 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Chasuble d’échauffement, quatre-vingt-dix minutes à regarder, et une poignée de main finale qui n’a trompé personne. Les grands matchs disent à qui l’entraîneur fait confiance ; celui-ci l’a dit à Gerard Deulofeu.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
2‑2, et les deux vestiaires parleront de deux points perdus. Un nul qui a posé beaucoup de questions et n'en a résolu aucune.
Le banc23/11/2026
Cédric Zesiger est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Je préfère le lui dire en face que le lire dans le journal. » C'est le joueur qui a demandé l'entretien, et cela dit à peu près tout.
Le banc23/11/2026
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Noah Comert a choisi la version du verre à moitié plein de ce 2‑2 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Young Boys sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Éliminé, 0‑1 contre Rapperswil-Jona, et le long débat sur lequel des petits moments a tout décidé. Il ne reste plus que le championnat, et tout le monde le sait.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de Young Boys entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
Il a 23 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
La série d'invincibilité atteint 6. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
Personne au Young Boys ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Le banc19/10/2026
Herba Guirassy écarté après une série de mauvaises prestations
La seule version d'une mise à l'écart contre laquelle un joueur ne peut rien objecter, et celle qu'il supporte le plus mal. Un autre a été meilleur et la composition le dit, publiquement, chaque semaine jusqu'à ce que cela change.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
1‑1 face à Raków Częstochowa, et une prestation que l'on décrira jusqu'à la fin de la saison à ceux qui n'étaient pas là. Alvyn Sanches est au centre de cette description.
Christian Fassnacht était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Ardian Bajrami a 22 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
À 23 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Young Boys a demandé et Galatasaray a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
$5.7M sur la table chez Panathinaikos. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $2.3M : un club qui veut Umeh Emmanuel au point de demander deux fois.
3 victoires d'affilée désormais, et la question n'est plus de savoir si la série s'arrêtera mais qui l'arrêtera. Une telle confiance ne s'achète pas ; elle se gagne exactement comme cela.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 23 ans qu'il considère comme le sien. Alan Virginius l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
8.16. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.