Un os, la seule blessure livrée avec un calendrier. Betis annoncera une date de retour et, chose rare dans ce métier, aura probablement raison.
Le banc15/10/2029
Adam Wharton est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Betis ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Je n'ai pas signé pour regarder. Personne ne signe pour ça. » La plus vieille récrimination du football, et Betis devra y répondre en minutes ou en transfert.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Betis n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Betis. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
En bref
Suivi des prêtsLes buts continuent d’arriver de l’exil de Borja Alonso
DirectionLe centre de formation de Betis justifie son existence
Les os se ressoudent. C'est la seule chose clémente dans cette blessure et la raison pour laquelle le Betis en parlera plus ouvertement que d'un genou. Il reviendra, et à peu près quand ils le disent.
Cibles du mercato03/09/2029
Indemnité réglée, conditions à suivre pour Chupete
Betis et Getafe se sont mis d'accord sur $27.0M. Le reste appartient au joueur et à son agent, et un supporter qui a déjà vu cela une fois sait qu'il ne faut pas encore acheter le maillot.
Cádiz voulait plus que $29.7M et la direction n'a pas voulu y aller. On s'est retiré, pour l'instant, ce qui dans un mercato signifie jusqu'à ce que quelqu'un cède.
L'offre est arrivée chez Villarreal cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Betis a demandé et Las Palmas a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Direction03/09/2029
Betis clôt le mercato avec l'effectif qu'il s'est choisi
17 à l'entrée et 24 à la sortie, et plus aucun changement pendant des mois. L'entraîneur a ce qu'il a, les supporters ont leur avis dessus, et le classement aura le dernier mot.
La série d'invincibilité atteint 6. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Lorenzo Amatucci a sa réponse de Betis ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Benfica paie $41.3M, et l'affaire est conclue. Le chiffre se lit bien dans un bilan ; savoir s'il se lira aussi bien sur le terrain est la question de la saison prochaine.
Betis est allé voir Villarreal avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
Les tribunes30/07/2029
Les supporters s'insurgent contre la vente de Éder Militão pour $41.3M
Il rejoint Benfica, le club dispose de $41.3M qu'il n'avait pas vendredi, et les émissions d'après-match ont déjà tranché. Bien vendre et vendre quelqu'un qu'ils aimaient ne sont pas la même compétence.
Victor Osimhen et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Victor Osimhen n’aura rien signé — un contrat à Betis ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Une conversation dans le bureau de l'entraîneur, et un engagement qui en est sorti. Ces promesses-là ne coûtent rien à faire et cher à rompre, et Lorenzo Amatucci a noté la date.
Les comptables appelleront cela une bonne affaire et ils auront raison, ce qui n'est pas le sujet pour qui que ce soit hors du conseil. Anthony Gordon était l'une des raisons pour lesquelles les gens venaient, et $133.8M ne remplace pas cela tout seul.
La course derrière Iván Villar s’est conclue par $2.7M changeant de mains et Valencia à court de raisons de dire non. Les supporters jugeront le montant de la seule façon qui compte : le samedi.
Ce n'est ni un grief ni une exigence : il veut jouer le football continental, et il a cessé de le cacher. Que Betis puisse le lui offrir est une question sur le club, pas sur lui.
$1.2M était le maximum que le club paierait et Andorra demandait davantage. Ce genre d'affaire ressuscite dans la dernière semaine du mercato une fois sur deux, et tout le monde le sait.
L'offre est arrivée chez Barcelona cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Sergi Darder était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Victor Osimhen y figure.
Levante voudra vite oublier celui-là : 3‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. Betis a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
Une moyenne de 7.27 sur la saison, adossée à 27 buts. Les adversaires ont commencé à préparer leurs matches autour de lui, ce qui est le compliment le plus sincère que connaisse le football.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Betis s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
La version générale de cette plainte est qu'un joueur veut davantage. La version précise nomme la chose : il veut sortir sous les projecteurs face à des clubs d'autres pays, et il a cessé de prétendre le contraire.
Federico Valverde et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
3 victoires d’affilée changent l’échauffement des adversaires : plus silencieux, plus de regards en coin. Les séries s’arrêtent, tout le monde le sait — mais personne dans ce vestiaire ne le prévoit.
3‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
25 buts et une moyenne de 7.23 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
Le banc14/05/2029
Enzo Loiodice : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Betis n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de Betis entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Betis des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif14/05/2029
Valentín Gómez s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Noté 8.25 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
Un milieu se mesure à la question de savoir si l'équipe fonctionne quand il est sur le terrain, ce qui est quasi invisible et parfaitement évident après coup. 9 actions, 7.43, et un entraîneur qui ne le remplacera pas de sitôt.
L’offre de Athletic Bilbao pour Victor Osimhen a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Federico Valverde était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
8 matchs sans défaite, et puis Real Sociedad. Personne au stade ne faisait semblant de croire que cela durerait toujours ; personne ne s'attendait non plus à ce que cela s'arrête ici.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Valentín Gómez était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Federico Valverde. 3‑1 contre Valencia, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Victor Osimhen a marqué, et presque rien d’autre n’a fonctionné : 1‑2 pour Real Sociedad, et un retour au vestiaire très silencieux.
Le banc12/02/2029
Isco écarté après une série de mauvaises prestations
La seule version d'une mise à l'écart contre laquelle un joueur ne peut rien objecter, et celle qu'il supporte le plus mal. Un autre a été meilleur et la composition le dit, publiquement, chaque semaine jusqu'à ce que cela change.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Antonio Sivera
18 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Mallorca perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. Mallorca l'a perdu, à la paperasse près.
Mallorca a offert $7.4M ; Real Madrid a répondu qu'on en était loin. On dira à l'entraîneur que l'argent est toujours là pour le bon joueur, ce qu'on dit aux entraîneurs.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Mallorca s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
5 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Mallorca va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Mercato15/01/2029
Les affaires sont les affaires : Sergi Darder s’en va
Betis a payé $270.0K et Mallorca a accepté — toute l’histoire tient en une phrase. La version longue parle de masse salariale et sera racontée toute la saison.
Mallorca a demandé et Barcelona a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
En bref
EffectifDes mots à l'entraînement du Mallorca sur qui travaille vraiment
Une blessure au genou de la pire espèce pour Antonio Sivera
27 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Mallorca perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Tarazona qui attend avec un maillot. Personne à Mallorca ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
L'offre est arrivée chez Real Madrid cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Mallorca s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Mallorca est allé voir Eibar avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
4 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à Mallorca va devoir aller chercher un résultat quelque part.
4 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
Les clubs se sont serré la main avec Las Palmas ; le joueur, pas encore. Les conditions personnelles viennent ensuite, et c'est là que meurent plus de transferts qu'on n'en imprime.
L’offre de Real Sociedad pour Victor Osimhen a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Notes des joueurs08/01/2029
Doublé, et l'après-midi appartient à Victor Osimhen — 9.04
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Victor Osimhen l'a provoqué, et le 9.04 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
L'offre est arrivée chez Las Palmas cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Le nom de Álvaro Fidalgo est apparu dans des conversations dont Betis ne faisait pas partie. Rien d'officiel, rien de signé — mais rien d'accidentel non plus.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Federico Valverde et Betis s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de Betis entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Mallorca n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Enol Rodríguez était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Une victoire 2‑0 contre Levante, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Effectif13/11/2028
Des mots à l'entraînement du Mallorca sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Álex Calvo en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Noté 8.05 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Mallorca, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
L’offre de Tarazona pour Antonio Sánchez a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Bobby De Cordova-Reid était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Mallorca a demandé et Barcelona a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Juanmi Latasa, et l’entraîneur a laissé faire.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Álex Calvo était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
« J'ai essayé. J'ai vraiment essayé, et chaque matin je me réveille au mauvais endroit. » Personne à Mallorca ne peut entraîner un homme à ne plus ressentir cela, et personne là-bas ne fait semblant d'essayer.
20 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Alex Cairns a 35 ans et n'a plus rien à prouver. Il lui reste le placement, le sens du tempo et ce qu'on dit à la mi-temps, et rien de tout cela n'apparaît sur un relevé physique.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Antonio Sánchez s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
L’offre de Algeciras pour Sergi Darder a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
9 saisons et 487 matchs, tous ici. Ces carrières-là ne se dessinent pas ; elles arrivent à un certain type d'homme dans un certain type de club, et cette ville en a un.
L'indemnité est de $860.0K, le contrat est signé, et le débat sur ce qu'il vaut vraiment peut commencer. Albacete a négocié âprement ; le temps dira qui l'a emporté.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $1.1M : un club qui veut Brais Val au point de demander deux fois.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mallorca des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
En bref
Le bancL'entraîneur fait de Manu Morlanes un exemple
EffectifDes mots à l'entraînement du Mallorca sur qui travaille vraiment
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
10 buts et une moyenne de 7.29 sur la saison produisent cet effet. Les espaces d’avant ont disparu ; il marque quand même, et c’est à cela qu’on reconnaît les vrais.
Le match que le reste de la division attend davantage que les deux équipes concernées. Toutes deux savent qu'une victoire change la saison et qu'une défaite ne la termine pas, et c'est ce qui le rend difficile à jouer.
Cyle Larin et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑1, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Premier, avec 45 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
L’offre de Sanjoanense pour Antonio Sánchez a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à La Equidad ne le dit, et personne à Mallorca n'apprécie de devoir deviner.
Mallorca a demandé et Rayo Vallecano a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Notes des joueurs24/01/2028
Quatre-vingt-dix minutes de Arnau Puigmal à son sommet
Noté 8.51. Il existe des carrières entières sans un seul après-midi pareil, et il vient d'en vivre un devant tout le Mallorca.
Tout le monde soupçonnait cette version du joueur, et la voilà démontrée. 8.40, et pas une objection dans le stade.
Notes des joueurs24/01/2028
Pablo Torre n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.27. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Mallorca, et elle ne sera pas retirée.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Racing Club garde son homme, et Mallorca retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Cyle Larin. 2‑1 contre Gijón, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Espanyol au programme, et les deux équipes que la division observe se retrouvent face à face. Le vainqueur s'entendra dire que rien n'est joué dans le même souffle que les félicitations.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Mallorca des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La moitié du calendrier jouée, le rang 1, 42 points au compteur. Multiplier par deux est le calcul que chaque supporter a fait, et le seul que personne au club ne fera à voix haute.
« Je sais ce que les gens vont dire. Je sais ce que je veux, et c'est ici. » La Equidad avait l'indemnité convenue et le maillot prêt ; il n'avait pas le joueur, et il ne l'aura pas.
Position 2, 38 points, et le résultat que tout le monde regarde en premier est désormais le leur. Le mot ne se prononce toujours pas autour du stade — c’est à cela qu’on sait que tout le monde y pense.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Mallorca, et elle ne sera pas retirée.
Il y a les footballeurs qui font une bonne saison et ceux pour lesquels une saison reste dans les mémoires ; les seconds entendent leur nom lu dans une salle, l'été. Le Mallorca sera discrètement ravi et secrètement inquiet.
11 saisons et 514 matchs, tous ici. Ces carrières-là ne se dessinent pas ; elles arrivent à un certain type d'homme dans un certain type de club, et cette ville en a un.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Mallorca s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Abdón Prats et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Sergi Darder a sa réponse de Mallorca ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Sergi Darder, et l’entraîneur a laissé faire.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Mallorca, et elle ne sera pas retirée.
À 35 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.05 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Il ne se passe rien pendant des mois puis il arrive, simplement, sans indemnité, ayant signé un précontrat alors qu'il jouait encore pour un autre. C'est la manière la moins spectaculaire de recruter, et souvent la plus maligne.
50 pour le club désormais, chacun rangé dans la mémoire de quelqu'un avec une date et un score. Ce sont ces chiffres-là dont les supporters débattront dans vingt ans.
Effectif13/12/2027
Yago Santiago s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Personne ne le confirmera, et les feuilles de match le confirment chaque semaine. Une erreur lui a valu une période comme deuxième choix déjà plus longue que l'erreur ne le méritait.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Alejandro Ramírez sur un 3‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
4‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Notes des joueurs06/12/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Abdón Prats — 8.67
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Abdón Prats l'a provoqué, et le 8.67 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Mallorca ne l’a entendue autrement.
2 buts en vingt minutes avec Abdón Prats au milieu, et Lugo incapable d'approcher le ballon assez longtemps pour changer quoi que ce soit. Certains matchs se gagnent avant la première consommation.
Le match que le reste de la division attend davantage que les deux équipes concernées. Toutes deux savent qu'une victoire change la saison et qu'une défaite ne la termine pas, et c'est ce qui le rend difficile à jouer.
Yago Santiago et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.