14 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Junior perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
C'est l'ambition la plus légitime du sport et la plus difficile à satisfaire pour la plupart des clubs. Eduard Atuesta veut du football continental ; savoir si le Junior peut le fournir est une question sur les deux prochaines saisons, pas sur lui.
Luis Muriel et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 0‑2, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
En bref
Le bancLa feuille de match a tout dit sur Yimmi Chará
Une blessure au genou de la pire espèce pour Sergio Pabón
22 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Junior perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Al Fujairah qui attend avec un maillot. Personne à Junior ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
David Arias était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Jannenson Sarmiento y figure.
32 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Junior perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Alfredo Morelos et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Un nom de plus sur la liste : Al Fujairah a posé la question que tout le football se pose au sujet de Cristiano Gutiérrez. La réponse de Junior n’a pas changé — pour l’instant.
Notes des joueurs16/08/2027
José Enamorado n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.05. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
7 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Juan David Ríos, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Luis Muriel y figure.
40 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Junior perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Junior s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Ce n'est ni un grief ni une exigence : il veut jouer le football continental, et il a cessé de le cacher. Que Junior puisse le lui offrir est une question sur le club, pas sur lui.
Alfredo Morelos était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Daniel Rivera, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque système a ses postes et celui-ci n'a pas le sien. Junior changera de système, changera son rôle ou changera son club, et il attend de savoir lequel.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 1‑3, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Sergio Pabón touché aux ligaments du genou — 48 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 48 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Cristian Barrios l'a provoqué, et le 8.41 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
L'horloge a fait ce que Millonarios refusait de faire, et y a mis fin. Les supporters qui ont suivi le compte à rebours passeront le prochain mercato à recommencer.
Jean Carlos Pestaña était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Junior, une semaine de plus sans la signature de Jeffersson Martínez.
Les clubs promettent en permanence et le journal ne l'apprend d'ordinaire que lorsqu'ils manquent à leur parole. Celle-ci a été tenue, et le vestiaire l'a remarqué plus vite que n'importe quel supporter.
Un mois entier sans baisse de régime, pesé contre tous ceux de la division qui font le même métier. Moins bruyant qu'un trophée, et plus difficile à obtenir par accident.
Le banc02/08/2027
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Rafael Muriel a fait court après la victoire 3‑1, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
$6.8M règle la question entre les clubs pour Wuilker Fariñez
Millonarios a accepté l'argent. Ce que Junior n'a pas encore, c'est l'homme, et entre ici et la photo se trouve une conversation sur le salaire que les deux camps redoutent.
La Equidad continue et Junior rentre chez lui, 0‑4 pour sceller l'affaire. Le vestiaire dira que le championnat est désormais la priorité, parce que c'est ce que disent les vestiaires.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. Junior l'a perdu, à la paperasse près.
Les tribunes26/07/2027
Une humiliation en coupe chez La Equidad suit Junior jusqu'à la maison
0-4. Sortir d'une coupe, c'est un après-midi ; sortir comme ça, c'est une semaine d'émissions d'auditeurs, et l'entraîneur entendra chacune d'elles.
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 6, départs : 5, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
Mercato26/07/2027
Comme s’il n’était jamais parti : Sergio Pabón revient
Certains transferts demandent une campagne de presse. Celui-ci demandait un maillot avec l’ancien numéro. Sergio Pabón est de nouveau un joueur de Junior, et la ville tient son histoire de l’été.
Effectif26/07/2027
Un transfert que Sergio Pabón aurait fait gratuitement
Il existe de chaque carrière une version où le joueur finit là où il a choisi plutôt que là où on l'a choisi. Sergio Pabón vit cette version au Junior, et cela se voit généralement dès le premier mois.
Il a récupéré puis il en a fait quelque chose : deux métiers, et la raison pour laquelle le score ressemble à ce qu'il est. 11 actions cumulées et une note de 7.06, dont pas une seule ne figurera dans un résumé.
20 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Deportes Quindio, et elle ne sera pas retirée.
Deportes Quindio est allé voir Real Cartagena avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
Deportes Quindio a demandé et Millonarios a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Le nom de Rodrigo Mina est apparu dans des conversations dont Deportes Quindio ne faisait pas partie. Rien d'officiel, rien de signé — mais rien d'accidentel non plus.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Daniel Restrepo était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
0‑2 contre Junior, et la route s'arrête ici. Les éliminations en coupe sont des morts rapides — pas de match retour, pas de semaine prochaine, rien que le championnat d'ici au mois de mai.
7 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
C'est l'ambition la plus légitime du sport et la plus difficile à satisfaire pour la plupart des clubs. Andrés Tello veut du football continental ; savoir si le Deportes Quindio peut le fournir est une question sur les deux prochaines saisons, pas sur lui.
Chaque footballeur a une réponse à la question sur le club de son enfance, et la plupart n'ont jamais l'occasion d'agir en conséquence. Santiago Asprilla l'a eue, à Deportes Quindio, et le premier mois montrera ce que cela fait à un homme.
Effectif24/08/2026
Des mots à l'entraînement du Deportes Quindio sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Andrés Tello en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑2, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Santiago Asprilla et Deportes Quindio s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Personne au Deportes Quindio ne suggère qu'il est en méforme. L'entraîneur voulait simplement d'autres qualités pour quatre-vingt-dix minutes précises, et il n'existe aucun entraînement contre cela.
Dribbles réussis : 12. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.