7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à St. Gallen va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de St. Gallen on a commencé à prononcer son nom au passé.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 8.00 à 35 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à St. Gallen ne l’a entendue autrement.
St. Gallen a demandé et Lugano a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Effectif11/08/2036
Des mots à l'entraînement du St. Gallen sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Florian Micheler en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à St. Gallen, une semaine de plus sans la signature de Ismaël Seoné.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de St. Gallen on a commencé à prononcer son nom au passé.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à St. Gallen ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Le règlement l'autorise et cela pique quand même. Mohamed Bolivar s'est entendu avec Stade Lausanne-Ouchy pour l'été, et d'ici là il porte ce maillot en joueur qui a déjà choisi le suivant.
Melvin Jambry et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Florian Micheler était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Basel continue et St. Gallen rentre chez lui, 0‑1 pour sceller l'affaire. Le vestiaire dira que le championnat est désormais la priorité, parce que c'est ce que disent les vestiaires.
Le banc17/03/2036
Vasco Sousa : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » St. Gallen n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Billy Gilmour et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Servette continuera de l'aligner jusqu'en juin et n'en tirera rien ensuite. Steven Xhaka a préaccepté un transfert au St. Gallen, et les seuls perdants de l'affaire sont ceux qui ont laissé filer le contrat.
200 matchs sous le maillot. Personne ne se lance dans une carrière en visant un tel chiffre ; cela arrive à un certain type de joueur dans un certain type de club, et cette ville sait ce qu'elle a.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Florian Micheler était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Le banc17/03/2036
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑1 Michy Courtois a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
Quelqu'un d'autre a été meilleur, l'entraîneur l'a dit avec une feuille de match, et il n'y a pas de débat à avoir. Il récupérera le maillot de la seule façon dont on le récupère.
52 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le St. Gallen perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Iván López sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à St. Gallen les adieux ont discrètement commencé.
Ce n'est ni un grief ni une exigence : il veut jouer le football continental, et il a cessé de le cacher. Que St. Gallen puisse le lui offrir est une question sur le club, pas sur lui.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Iván López était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Trois points pour St. Gallen : un 2‑0 face à Lugano dans une rencontre décidée par des détails.
Notes des joueurs24/12/2035
Adam Daghim n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.43. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
David Vujević et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
94 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le St. Gallen perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » St. Gallen s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Il jouera ici jusqu'à l'été puis franchira la porte gratuitement, ayant déjà signé ailleurs. Les supporters encaisseront la première partie de cette phrase ; c'est la seconde qui posera problème.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au St. Gallen des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Iván López était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Aarau continuera de l'aligner jusqu'en juin et n'en tirera rien ensuite. Mher Harutyunyan a préaccepté un transfert au St. Gallen, et les seuls perdants de l'affaire sont ceux qui ont laissé filer le contrat.
Effectif19/11/2035
9 nouveaux visages, et le St. Gallen apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Le banc19/11/2035
Emirhan İlkhan est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au St. Gallen ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
101 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. St. Gallen perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 10 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à St. Gallen ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de St. Gallen entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
Billy Gilmour était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Il jouera ici jusqu'à l'été puis franchira la porte gratuitement, ayant déjà signé ailleurs. Les supporters encaisseront la première partie de cette phrase ; c'est la seconde qui posera problème.
« Je regarde tous les matchs de St. Gallen d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Rapperswil-Jona suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
Un milieu se mesure à la question de savoir si l'équipe fonctionne quand il est sur le terrain, ce qui est quasi invisible et parfaitement évident après coup. 12 actions, 6.78, et un entraîneur qui ne le remplacera pas de sitôt.
125 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. St. Gallen perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au St. Gallen des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La version générale de cette plainte est qu'un joueur veut davantage. La version précise nomme la chose : il veut sortir sous les projecteurs face à des clubs d'autres pays, et il a cessé de prétendre le contraire.
Effectif22/10/2035
Iván López s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Michy Courtois après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Emirhan İlkhan y figure.
« Il y a un écart, et faire semblant qu'il n'existe pas n'aide personne. » Aucun camp n'a bougé, et le calendrier travaille pour un seul des deux.
À venir22/10/2035
St. Gallen défie l'équipe que tout le monde poursuit
Zurich se présente en leader. Une équipe de tête se fait battre à peu près une fois par mois, et le club qui s'en charge s'offre une semaine dont il se souvient toute l'année.
Oumar Solet et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
La série d'invincibilité atteint 6. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
12 actions cumulées et 7.27. Le travail qu'il fait se voit à ce que les autres ont l'air bons, et la seule façon fiable de le remarquer est de regarder ce qui se passe les après-midi où il manque.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à St. Gallen, une semaine de plus sans la signature de Loun Srdanovic.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Oumar Solet s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Il était l'une des options. Il est désormais l'un des hommes autour desquels on choisit les options, et le changement s'est fait assez discrètement pour que seul le vestiaire l'ait remarqué le jour même.
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Ruben Fassnacht vient de signer au St. Gallen, et pour une fois la réponse comptait.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Kaelan Casey était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Samuel Marques était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Vasco Sousa, et l’entraîneur a laissé faire.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Ruben Fassnacht et St. Gallen s’accordent pour 3 années de plus.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Michy Courtois après le nul 2‑2, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
En bref
Le bancIván López frappe à la porte de l'entraîneur
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de St. Gallen on a commencé à prononcer son nom au passé.
L'accord avec Basel est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
L'approche a été faite et la réponse est revenue en une phrase. Il n'y a aucun chiffre sur la table parce qu'aucun chiffre n'aurait suffi.
Effectif25/06/2035
Des mots à l'entraînement du St. Gallen sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Kaelan Casey en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
St. Gallen a passé le coup de fil à RB Leipzig. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
Une demande de prêt adressée à RB Leipzig : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à St. Gallen, une semaine de plus sans la signature de Iván López.
Brutal, sans ambiguïté et, malgré l'horreur de l'instant, généralement moins déterminant pour une carrière que le ligament que tout le monde redoute davantage. 16 jours, un calendrier net et une date de retour sur laquelle on peut réellement planifier.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. St. Gallen l'a perdu, à la paperasse près.
L’offre de Koper pour Florijan Mežnar a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Effectif18/06/2035
Une blessure musculaire et 15 jours d'absence pour Daniel Dos Santos
La blessure la plus courante du football et celle dont on revient le plus souvent trop vite. St. Gallen annoncera 15 jours et prendra ses précautions, parce que la deuxième est toujours pire que la première.
Tyrese Asante et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Carlo Evangelista, et cette fois c’est Grasshopper au bout du fil. St. Gallen écoute poliment et ne promet rien.
Effectif18/06/2035
Des mots à l'entraînement du St. Gallen sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Bogdan Kostić en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Brutal, sans ambiguïté et, malgré l'horreur de l'instant, généralement moins déterminant pour une carrière que le ligament que tout le monde redoute davantage. 65 jours, un calendrier net et une date de retour sur laquelle on peut réellement planifier.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à St. Gallen ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Direction07/05/2035
Le silence de l'étage devient bruyant à St. Gallen
Personne au conseil n'a dit un mot contre l'entraîneur, et c'est précisément le problème : personne n'en dit plus en sa faveur non plus.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de St. Gallen entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
Effectif07/05/2035
Jack Moorhouse s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Brutal, sans ambiguïté et, malgré l'horreur de l'instant, généralement moins déterminant pour une carrière que le ligament que tout le monde redoute davantage. 97 jours, un calendrier net et une date de retour sur laquelle on peut réellement planifier.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à St. Gallen ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au St. Gallen des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif09/04/2035
Yanis Khafi obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Yanis Khafi vient de signer au St. Gallen, et pour une fois la réponse comptait.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Kaelan Casey était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Claudio Turi, et l’entraîneur a laissé faire.
2 mois restants, et les deux camps savent ce que cela veut dire : chaque semaine sans signature fait baisser l’indemnité que St. Gallen peut demander et monter le salaire que Valerio Boffelli peut exiger.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à St. Gallen, une semaine de plus sans la signature de Claudio Turi.
En bref
Le bancBogdan Kostić frappe à la porte de l'entraîneur
MercatoSt. Gallen fait ses courses là où c’est gratuit
Le bancL'entraîneur fait une promesse à Gustavo Fonte
Les os se ressoudent. C'est la seule chose clémente dans cette blessure et la raison pour laquelle le St. Gallen en parlera plus ouvertement que d'un genou. Il reviendra, et à peu près quand ils le disent.
Effectif02/04/2035
Une blessure au genou de la pire espèce pour Billy Gilmour
15 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le St. Gallen perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Billy Gilmour et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
La rétrogradation qu'un club n'annonce jamais et qu'un vestiaire remarque toujours. Billy Gilmour est plus loin de l'équipe qu'il ne l'était, et la raison ne lui sera donnée que s'il la demande.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Daniel Dos Santos s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Billy Gilmour
23 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le St. Gallen perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
0‑1 face à Angers SCO. Le football continental ne pardonne rien de ce qu'un championnat domestique laisse passer, et cette soirée a servi à découvrir lesquelles de ces choses le club traîne encore.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. St. Gallen l'a perdu, à la paperasse près.
4 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à St. Gallen va devoir aller chercher un résultat quelque part.
3 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Un joueur qui se voyait titulaire a regardé depuis le banc. L'entraîneur parlera d'un choix pour l'équipe ; Daniel Dos Santos emploiera un autre mot en privé.
Une soirée européenne dont le St. Gallen se souviendra
1‑0 face à Telavi, sous les projecteurs, contre des gens qui ne parlent pas la même langue que le public. C'est à ces soirées qu'un club mesure sa décennie, et il n'y en a jamais autant qu'on l'espère.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de St. Gallen, et elle ne sera pas retirée.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 8.37 à 34 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
La série d'invincibilité atteint 8. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à St. Gallen ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Score final 2‑0, et l’après-midi fut celui de Adam Daghim : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à St. Gallen.
Match17/12/2034
Le St. Gallen rend son terrain difficile à visiter
8 sans défaite sur sa propre pelouse. Le terrain n'a pas changé ; le public si — plus bruyant plus tôt, et plus prompt à sentir quand l'adversaire préférerait être ailleurs.
« J'ai essayé. J'ai vraiment essayé, et chaque matin je me réveille au mauvais endroit. » Personne à St. Gallen ne peut entraîner un homme à ne plus ressentir cela, et personne là-bas ne fait semblant d'essayer.
Notes des joueurs18/12/2034
Quatre-vingt-dix minutes de Adam Daghim à son sommet
Noté 8.02. Il existe des carrières entières sans un seul après-midi pareil, et il vient d'en vivre un devant tout le St. Gallen.
Adam Daghim et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Carlo Evangelista sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à St. Gallen les adieux ont discrètement commencé.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Effectif20/11/2034
Jack Moorhouse s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
9 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Emirhan İlkhan y figure.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à St. Gallen, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
En bref
EffectifLe dispositif a laissé Gustavo Fonte sur le bord
1‑0. Le football continental est l'endroit où un club découvre ce qu'il est réellement, et le St. Gallen est bien sorti de cette découverte face à Sporting CP.
« On m'a dit quel serait mon rôle et j'ai signé pour ça. Rien n'est venu. » Un grief avec une date précise est le plus difficile à solder.
Effectif30/10/2034
Des mots à l'entraînement du St. Gallen sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Jack Moorhouse en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Chasuble d’échauffement, quatre-vingt-dix minutes à regarder, et une poignée de main finale qui n’a trompé personne. Les grands matchs disent à qui l’entraîneur fait confiance ; celui-ci l’a dit à Oumar Solet.
Le banc30/10/2034
Dejan Kulusevski est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au St. Gallen ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Noté 7.62 au terme d'un après-midi couru du premier au dernier coup de sifflet. Quoi qu'il ait manqué à St. Gallen, le meilleur homme du terrain était le leur.