Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Kheir Eddine Toual s’en est chargé contre Paradou. 2‑0 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de ES Setif.
MB Rouissat voudra vite oublier celui-là : 3‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. ES Setif a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
Notes des joueurs04/01/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Riad Benayad — 8.56
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Riad Benayad l'a provoqué, et le 8.56 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de ES Setif, et elle ne sera pas retirée.
Notes des joueurs04/01/2027
Yacine Goudjil, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.13
Une note de 8.13 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Le genre d'année qui se termine par un nom lu dans une salle. ES Setif en a profité chaque semaine et a désormais le problème que tout le monde le sache.
3 victoires d'affilée désormais, et la question n'est plus de savoir si la série s'arrêtera mais qui l'arrêtera. Une telle confiance ne s'achète pas ; elle se gagne exactement comme cela.
Yanis Hamache et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 34 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour ES Setif est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 7 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Notes des joueurs28/12/2026
Yacine Goudjil, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.98
Une note de 7.98 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ES Setif des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
À 21 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Une victoire 1‑0 contre MC El Bayadh, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Notes des joueurs28/12/2026
Quatre-vingt-dix minutes de Riad Benayad à son sommet
Noté 8.14. Il existe des carrières entières sans un seul après-midi pareil, et il vient d'en vivre un devant tout le ES Setif.
Un milieu se mesure à la question de savoir si l'équipe fonctionne quand il est sur le terrain, ce qui est quasi invisible et parfaitement évident après coup. 9 actions, 7.06, et un entraîneur qui ne le remplacera pas de sitôt.
Le banc28/12/2026
L'entraîneur n'a pas fini d'oublier l'erreur de Kamel Hamidi
Publiquement, tout le monde est passé à autre chose. Celui qui compose l'équipe, non, et le seul endroit où cela se voit est une feuille de match. Il aura une autre chance : dans un match qui compte moins.
Le banc28/12/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Abdelhak Bounedjah a fait court après la victoire 1‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
À 33 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.20 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
6 matchs sans défaite désormais. Certains ont été gagnés, d’autres survécus, mais une habitude se forme — et les habitudes sont ce qu’il y a de plus dur à affronter au football.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Aïssa Boudechicha, et l’entraîneur a laissé faire.
Le banc26/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Abdelhak Bounedjah a fait court après la victoire 2‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Dribbles réussis : 13. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Il est parti célébrer comme un homme qui portait ça depuis des mois, parce que c'était le cas. ES Setif tiennent leur recrue lancée et une question de moins en conférence de presse.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Tarek Bousseder : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et ES Setif qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Aucune trace de nervosité chez Yacine Goudjil à 21 ans — 7.67
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Yacine Goudjil n'en avait pas besoin : 7.67, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ES Setif des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Notes des joueurs28/09/2026
Kamel Chergui a fait le travail que personne ne compte — 6.84
13 actions cumulées et 6.84. Le travail qu'il fait se voit à ce que les autres ont l'air bons, et la seule façon fiable de le remarquer est de regarder ce qui se passe les après-midi où il manque.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Abdoulaye Niakaté était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Merouane Zerrouki : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et ES Setif qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de ES Setif, et elle ne sera pas retirée.
$63.0K était le maximum que le club paierait et JS Kabylie demandait davantage. Ce genre d'affaire ressuscite dans la dernière semaine du mercato une fois sur deux, et tout le monde le sait.
ES Setif a passé le coup de fil à Le Havre AC. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de ES Setif, et elle ne sera pas retirée.
ES Setif est allé voir Al-Ettifaq avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
$2.4M sur la table chez El Masry. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $22.8K : un club qui veut Mohammed Kerroum au point de demander deux fois.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à Stade Rennais ne le dit, et personne à ES Setif n'apprécie de devoir deviner.
Yanis Hamache et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $113.8K : un club qui veut Oualaa Moundhir Bouzekri au point de demander deux fois.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. ES Setif a fait le plus dur avec Stade Rennais, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Yanis Hamache et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
L'offre est arrivée chez JS Kabylie cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
ES Setif a offert $110.0K ; MC Alger a répondu qu'on en était loin. On dira à l'entraîneur que l'argent est toujours là pour le bon joueur, ce qu'on dit aux entraîneurs.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Paradou garde son homme, et ES Setif retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
En bref
EffectifKamel Chergui s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Rodez AF le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ES Setif des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Ahmed Soudani est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Abderrahmane Medjani a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Karim Bennacer est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Youcef Ounas a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
9 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
On a demandé à Stade Rennais s'il accepterait de le prêter. Un prêt se conclut vite ou pas du tout, et celui-ci sera l'un ou l'autre d'ici le week-end.
En bref
EffectifKamel Hamidi veut savoir pourquoi il gagne moins
« La signature la plus facile de ma carrière. » Riad Benayad et ES Setif s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Kamel Chergui était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au ES Setif des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il existe un niveau où un footballeur cesse d'être mis à l'épreuve et se retrouve simplement contenu ; il l'a atteint depuis un moment. Le ES Setif le sait, et tous ceux qui le regardent aussi.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à ES Setif, une semaine de plus sans la signature de Mudasiru Salifu.