Unai Eguíluz : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Athletic Bilbao n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Les clubs promettent en permanence et le journal ne l'apprend d'ordinaire que lorsqu'ils manquent à leur parole. Celle-ci a été tenue, et le vestiaire l'a remarqué plus vite que n'importe quel supporter.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 1‑1, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
Un week-end, jugé face à celui de tous les autres. Iñaki Williams en est ressorti premier, et pour la plupart des footballeurs une récompense hebdomadaire est le seul trophée qu'une carrière produit.
Mercato30/11/2026
Les rumeurs autour de Dani Vivian ne s'éteignent pas
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Athletic Bilbao sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Unai Simón et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Athletic Bilbao, et 0 apparitions en 14 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Unai Simón y figure.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Nico Williams n’aura rien signé — un contrat à Athletic Bilbao ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Quelqu'un a regardé tous les matchs de la division ce week-end et a décidé qu'il était ce qu'il y avait de mieux dans n'importe lequel d'entre eux. Un petit honneur, et la plupart des carrières se terminent sans.
Il a demandé où il en était et on lui a répondu avec des minutes. L'entraîneur vient de faire une promesse dans un bâtiment où les promesses se retiennent, et le compte à rebours a commencé.
« Jugez-moi sur lui. » Un entraîneur ne dit pas cela par accident — la pression passe des épaules de Nico Williams aux siennes, et tous les deux le savent.
Chaque footballeur a une réponse à la question sur le club de son enfance, et la plupart n'ont jamais l'occasion d'agir en conséquence. Bruno Buero l'a eue, à Athletic Bilbao, et le premier mois montrera ce que cela fait à un homme.
Score final 3‑1, et l’après-midi fut celui de Nico Williams : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Athletic Bilbao.
Notes des joueurs26/10/2026
Nico Williams n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.52. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Effectif26/10/2026
7 nouveaux visages, et le Athletic Bilbao apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Le banc26/10/2026
Nico Williams est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Athletic Bilbao ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Le banc26/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Pol Vargas a fait court après la victoire 3‑1, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
Chaque système a ses postes et celui-ci n'a pas le sien. Athletic Bilbao changera de système, changera son rôle ou changera son club, et il attend de savoir lequel.
Dribbles réussis : 12. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Les derbys fabriquent des noms, et Robert Navarro s’est fait le sien contre Real Sociedad. 2‑1, la fierté est sauve — et l’autre moitié de la ville sera fatiguée d’entendre son nom dès mardi.
Dribbles réussis : 32. Il y avait toujours un défenseur devant lui, et il n'y a jamais eu de défenseur devant lui bien longtemps.
Match26/09/2026
Robert Navarro l'emporte alors que l'arbitre aurait dû siffler
91e minute. Robert Navarro a trouvé la finition dans un temps qui n'existait qu'à cause des arrêts précédents, et Real Sociedad est passé du point à rien en un seul mouvement.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Athletic Bilbao des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
6 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Le banc28/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Pol Vargas a fait court après la victoire 2‑1, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
Unai Simón et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Rien dans la semaine à venir n'est ordinaire. Real Sociedad samedi, une ville qui en parle déjà, et un vestiaire à qui il n'est pas nécessaire d'expliquer ce que cela signifie.
Égalisation à la 90e minute, au terme d'un après-midi que Athletic Bilbao avait quasiment plié. Sevilla parlera d'un point gagné ; le vestiaire local parlera de deux points donnés, et les deux ont raison.
1‑1, et les deux vestiaires parleront de deux points perdus. Un nul qui a posé beaucoup de questions et n'en a résolu aucune.
Le banc21/09/2026
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Pol Vargas a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Real Sociedad au programme, et un homme du vestiaire de Athletic Bilbao connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 18, départs : 4, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
L'offre était très loin du compte et Athletic Bilbao n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Effectif07/09/2026
Tomás Aranda obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Tomás Aranda vient de signer au Athletic Bilbao, et pour une fois la réponse comptait.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Athletic Bilbao ne l’a entendue autrement.
Tomás Aranda a 19 ans, et Athletic Bilbao l'a recruté pour le joueur qu'il sera plutôt que pour celui qu'il est. L'équipe première peut attendre ; l'intérêt d'une telle opération, ce sont les années qu'elle achète.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Almería garde son homme, et Athletic Bilbao retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Tomás Aranda figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
On l'expliquera comme un changement pour l'équipe, et c'en est peut-être un. Personne qui l'a porté n'y croit, pas plus que l'homme à qui on vient de le retirer.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Athletic Bilbao, et elle ne sera pas retirée.
Athletic Bilbao a demandé et Independiente a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
50 buts pour ce club, et quelque part en tribune il y a quelqu'un capable de dire où il se trouvait pour presque chacun d'eux.
Notes des joueurs24/08/2026
Oihan Sancet n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.45. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Dribbles réussis : 16. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.